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HARD ROCK SATANIQUE  |  STUDIO

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GHOST - Infestissumam (2013)
Par T-RAY le 9 Juin 2018          Consultée 439 fois

Lorsque l’on observe les différents classements des albums studio de GHOST sur la toile – pas compliqué, jusqu'à cette année 2018 il n’y en avait que trois – on remarque que "Infestissumam" occupe la dernière place 80% du temps. Ce qui est, selon moi, proprement ridicule. Et le fait qu’il soit le moins Metal, le moins Hard du lot (du moins jusqu'à la sortie de "Préquelle") n’y est sans doute pas pour rien. En effet, plusieurs titres de ce deuxième opus de la carrière des Suédois lorgnent davantage vers le Rock et la Pop que vers le Hard Rock et le Heavy Metal. Un BLUR période "Parklife" n’aurait sûrement pas craché sur les rythmiques de guitares d’un "Jigolo Har Megiddo" plus qu'entraînant. Pas mal de groupes de Pop Rock s’en seraient contentés à vrai dire.

Le fait est que "Infestissumam" est l’album de GHOST le plus susceptible de plaire au plus grand nombre. Et alors ? C’est pas bien ? L’orchestre antichristique de Papa Emeritus n’a jamais renié sa propension à séduire au-delà des frontières de genre, de toute façon poreuses. Et, oui, des titres comme le calme "Body And Blood" où le tout-à-fait funky et tubesque "Idolatrine" tiennent moins du Hard que du Rock. N'empêche qu’ils figurent parmi les plus mémorables des morceaux gravés sur "Infestissumam". En tout cas, le second nommé fait indéniablement partie des plus dansants. Car GHOST ne rechigne pas à nous faire danser sur ce deuxième album. Même le plus Hard "Depths Of Satan’s Eyes", avec son riff qui a un je-ne-sais-quoi de METALLICAïen et son orgue Hammond, est capable de nous faire bouger notre derrière.

Mais ce serait oublier bon nombre de riffs bien Heavy que de qualifier la musique de GHOST de Pop sur ce disque. "Per Aspera Ad Inferi" et sa rythmique martiale démontre tout de go que le groupe de goules masquées n’a pas oublié d'où il vient et pour quelle musique il se damne depuis toujours. Oui, ce morceau est un vrai titre de Heavy Metal qui dispose, en sus, d’un véritable pouvoir d’accroche. Un pouvoir que, d’ailleurs, GHOST a plus développé que jamais sur "Infestissumam". Pas un seul refrain n’est facile et, pourtant, chacun d’eux fait mouche. Quant aux mélodies, elles sont plus variées que jamais et visent juste, elles aussi. Non mais entendez-donc cette ritournelle de carrousel hanté qui porte "Secular Haze" !

En fait, "Infestissumam" est sans doute l’album studio le mieux bâti de la carrière de GHOST au moment où j’écris ces lignes, c’est-à-dire au mois de juin de l’an de disgrâce 2018. "Infestissumam" est un pic d’efficacité musicale ; merci d’ailleurs à cette overproduction qui n’a rien de rédhibitoire, au contraire. Un pic que l’on grimpe progressivement et qui nous gratifie de vues remarquables, mais nullement plus spectaculaires que celles que l’on observe en atteignant ce sommet à deux aiguilles que sont "Ghuleh/Zombie Queen" et "Year Zero". Le premier des deux morceaux, avec sa première partie ballade doucereuse et enjôleuse qui fait un ménage d’enfer avec sa deuxième partie incantatoire sur fond d’orgue délicieux et de guitares musclées, est un caprice de composition inédit – et réussi – pour GHOST jusqu’ici.

Le deuxième est un tube absolu, dans le plus noble sens du terme. Avec ses chœurs monacaux introductifs qui annoncent un appel délicieusement kitsch au Malin, le morceau s’appuie, sur les couplets, sur des effets rythmiques tout droit sortis des années 80 mais utilisés avec un tel à-propos que c’en devient irrésistible. Naturellement, Papa Emeritus y fait des merveilles de son chant, maître de cérémonie exquis d’un office calibré au millimètre. Ou plutôt à la milliseconde. La chute de ce double sommet pourrait être rude si les deux morceaux n’étaient pas suivis des précités "Body And Blood", "Idolatrine" et "Depths Of Satan's Eyes" pour rendre la descente aussi spectaculaire que l’ascension. Descente conclue par l’imparable mid-tempo "Monstrance Clock", invitant tous les dévots de GHOST à prier en contre-église.

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- Papa Emeritus Ii (chant)
- Nameless Ghoul (guitare)
- Nameless Ghoul (guitare)
- Nameless Ghoul (basse)
- Nameless Ghoul (clavier)
- Nameless Ghoul (batterie)


1. Infestissumam
2. Per Aspera Ad Inferi
3. Secular Haze
4. Jigolo Har Megiddo
5. Ghuleh / Zombie Queen
6. Year Zero
7. Body And Blood
8. Idolatrine
9. Depth Of Satan's Eyes
10. Monstrance Clock



             



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