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BLACK METAL  |  LIVE

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SATYRICON - Live At The Opera (2015)
Par PESTIK le 27 Juillet 2015          Consultée 2248 fois

On en rêvait depuis des années. Pour tout dire, depuis "Dark Medieval Times" et son introductif "Walk The Path Of Sorrow" : un Live de Satyr et de Frost ! Même si la période du Black Majestueux est loin derrière nous, l’évolution de SATYRICON n’est pas aussi catastrophique que celle du trône noir, et les quelques vidéos de prestations live du groupe m’avaient mis la bave aux lèvres.

Et là surprise : le groupe sort un Live, en CD et DVD ! Excellent me dis-je dans un sursaut à la Monsieur Burns. Pourtant un fait me gêna : la présence d’un chœur de l’Opéra d’Oslo . Autant sur les vieux titres j’y aurais vu un intérêt, ou du moins j’imaginais aisément l’apport d’instruments classiques à vent ou à cordes, autant là, je ne compris pas. Pourtant, après la débandade du dernier album, on pouvait espérer un sursaut de fierté des Norvégiens. C’est le cas sur ce premier Live, mais la fierté n’est pas toujours une qualité, ça peut même être un défaut rendant une personne insupportable. En effet, par fierté, Satyr se met volontiers en avant, épaulé par le fidèle Frost, lui impérial. Et la prestation de Satyr m’a semblé assez… essoufflée. J’ai trouvé son chant assez limité, loin de ces performances enragées passées. Pour le reste c’est un bon frontman, un peu statique, mais qui sait capter l’attention quand il le veut. Le reste du groupe se démerde plutôt bien, mais se cantonne à un rôle de faire-valoir de sa majesté Satyr.

Et le chœur dans tout ça, son apport est-il extraordinaire, titanesque que dis-je inoubliable ? Et bien, je vais vous faire un aveu : j’ai commencé par écouter la version audio. Durant cette audition, j’ai trouvé le chœur lointain, un peu comme des figurants, ou pour poursuivre ma parabole, un enrichissement du décor dans ce film dont Satyr serait la star. C’est vrai que cela habille joliment ces titres, sans pour autant que cette intervention ne les transfigure. Logiquement, le groupe se concentre sur les morceaux les plus Black ‘n Roll, les plus récents. Les "K.I.N.G.", "Now Diabolical" et autres "To The Mountains" initialement très bons, restent agréables à écouter dans ces versions enrichies. D’autres, du dernier album sont toujours aussi peu convaincants. Et c’est avec certains classiques des débuts, revisités, qu’on se rend le plus compte que le groupe d’aujourd’hui n’est plus cette formation sauvage et majestueuse, réincarnation des démons sylvestres, tant ces nouvelles versions ont perdu en feeling et sont en deçà des originaux. Notamment un "Mother North" que je trouve à mille lieux de la fureur somptueuse de la version originale : une certaine platitude règne, la montée en puissance, incantatoire et désespérée à la fois, est totalement omise, tout comme l'authentique facette épique du groupe. Il s'agit juste d'une interprétation de plus par une formation un peu lasse de rejouer le même morceau depuis bientôt 20 ans… Donc en gros un Live audio pas mémorable, mais témoignage du groupe dans ce que j’espère être une période de transition avec une chorale gadget.

Et là, j’ai décidé de me mater le DVD. Qualité de son et d’images excellente, un montage parfois un peu fatigant mais loin de l’épilepsie qu’on a pu connaître il y a quelques années, quelques gros plans sur le divin Frost, beaucoup d’autres sur sa majesté Satyr, quelques passages rapides sur le reste des musiciens accompagnant le duo initial. Et en fait, ce sont les quelques gros plans sur les choristes qui m’ont fait comprendre le problème de ce Live et de ces gens : ils ne savent pas ce qu’ils font là, voire même (une brave quinquagénaire blonde) semblent horrifiés du spectacle filmé ci-avant (sinon ce sont les paroles qui la désempare...)

Bilan de tout ça, un Live pas mal, relativement honnête mais qui ne se hissera pas au côté d’un "Live After Death" ou un "Made In Japan" d’un autre temps. On lui aurait d’ailleurs préféré le Live au Hovefestivalen de 2008 visible sur le net…

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   PESTIK

 
   PERE FRANSOUA

 
   (2 chroniques)



- Satyr (vocaux)
- Frost (batterie)
- Sivert Høyem (chant sur 8)
- Gildas Le Pape (guitare)
- Anders Hunstad (claviers)
- Anders Odden (basse)
- Steinar Gundersen (guitare)


1. Voice Of Shadows
2. Now, Diabolical
3. Repined Bastard Nation
4. Our World, It Rumbles Tonight
5. Nocturnal Flare
6. Die By My Hand
7. Tro Og Kraft
8. Phoenix

1. Den Siste
2. The Infinity Of Time And Space
3. To The Mountains
4. The Pentagram Burns
5. Mother North
6. K.i.n.g



             



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