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SATYRICON - Nemesis Divina (1996)
Par JULIEN le 19 Février 2004          Consultée 9675 fois

C'est avec ce troisième méfait que les norvégiens de SATYRICON sont véritablement passés à une reconnaissance plus générale de la qualité extrême de leur Black. Et c'est également avec « Nemesis Divina » que SATYRICON mit quelque peu entre parenthèses son inspiration médiévale, très présente sur « Dark Medieval Times », et déjà plus feutrée et nuancée sur « The Shadowthrone ».

Articulé autour de sept compositions qui ont pour elles l'avantage de la diversité, « Nemesis Divina » nous donne à découvrir un groupe un tantinet plus agressif et offensif, ramassant lugubrement ses esprits en vue d'assauts parfois meurtriers, mais jamais privés d'aspects mélodiques encore tout à fait prédominants (la surprenante et fantastique « Forhekset » par exemple, avec ce riff entraînant et quasi Rock dur qui vient se planter au milieu de la composition, avant de déboucher sur un final génial, assez Folk dans l'esprit, supporté du jeu de claviers doublant les guitares. Tuant !).

Attention, on aurait tort de supputer un abandon, par SATYRICON, de ses racines Black ! J'en veux d'ailleurs pour preuve l'apport à la seconde six cordes d'un musicien nommé Kveldulv, et qui n'est autre, en réalité, que Nocturno Culto, le légendaire guitariste du non moins légendaire DARKTHRONE ! De toute façon, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas encaisser sauvagement la véhémence de « Du Som Hater Gud » et du morceau titre : gavés d'un Black rapide et plus conventionnel dans sa structure, ces deux morceaux nous abreuvent de ces guitares aigus et intenses si typiques de Satyr, aux notes laissées en suspension dans l'air saturé. Pourtant, et c'est là tout le génie de SATYRICON, ces deux morceaux se ménagent des breaks qui ralentissent un peu la cadence, et amènent leur touche plus mélodique et travaillée, afin qu'une véritable dynamique explosive s'installe au creux de ce Black si particulier.

Quant à « Mother North », il s'agit tout simplement d'une des plus grandes pièces du genre Black Metal : d'une rare ampleur, transpercée d'une rafale de guitares hurlant leur hommage rugissant à la nature norvégienne, hantée d'un long passage central passant du récitatif à une ronde de riffs brûlants et sarcastiques, « Mother North » est une merveille qui condamne l'amateur de Black à l'acquisition de « Nemess Divina ». Pour autant, la qualité de compositions abouties telles que « Immortality Passion », complexe et nantie d'un finale grandiloquent, nous empêchent de rater la grandeur de l'ensemble, également soulignée avec insistance par « The Dawn Of A New Age » : intense, parcouru de changements de rythmes illustrant l'éloquence de la six cordes de Satyr - généreuse pourvoyeuse de riffs acérés autant qu'hypnotiques et inhumains - ce titre cristallise toute la personnalité de ce fameux groupe de Black. Une réalité encore illuminée par l'instrumental décalé « Transcendental Requiem Of Slaves », qui referme le disque en exposant, à travers sa mosaïque sonore, différentes voies d'approches de la notion d'étrangeté ténébreuse.

Un tantinet moins envoûtant que ces deux prédécesseurs, plus abordable également car renforcé d'une tendance plus marquée à l'efficience, « Nemesis Divina » souffre en réalité davantage de la majesté supérieure de « Forhekset » et « Mother North » que d'un quelconque défaut marqué. Et l'on se prend à rêver à ce qu'il eut pu advenir de cette oeuvre, épaissie de compositions aussi fortes que les deux suscitées. Remarquable tout de même, et indispensable à ceux qui goûtent l'art Black Metal.

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   (3 chroniques)



- Satyr (chant, guitare, basse)
- Kveldulv (guitare)
- Frost (batterie)
- Bratland (claviers, piano)


1. The Dawn Of A New Age
2. Forhekset
3. Mother North
4. Du Som Hater Gud
5. Immortality Passion
6. Nemesis Divina
7. Transcendental Requiem Of Slaves



             



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