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RAINBOW - Long Live Rock'n Roll (1978)
Par JEFF KANJI le 28 Août 2013          Consultée 6142 fois

RAINBOW, c’est l’aventure flamboyante d’un duo de compositeurs (Ronnie James Dio et Ritchie Blackmore) qui va parvenir à se faire un nom après des années de galère pour le premier (avec ELF) et la recherche de nouveaux terrains musicaux à explorer pour le second. Avec deux albums et un Live en moins de trois ans, RAINBOW s’est fait un nom et non content d’avoir fait de l’ombre au grand DEEP PURPLE (qui splittera quelques mois plus tard) avec son prédécesseur "Rising", le nouveau géant du Hard anglais s’apprête à sortir un nouveau chef d’œuvre : "Long Live Rock’N’Roll". Jamais deux sans trois dit-on, pas vrai ?

Une tête se dégage du groupe, c’est bien évidemment Ronnie James Dio, qui en trois albums a pris de plus en plus d’importance au sein du groupe. Si "Rising" était plus équilibré entre les délires de Ritchie Blackmore et l’approche plus Heavy Metal et classieuse de son chanteur ("Light In The Black" reste avec "Stargazer" une forme d’aboutissement de la collaboration des deux hommes), "Long Live Rock’N’Roll" est clairement divisé entre deux catégories de morceaux : ceux typiquement Hard Rock ("Long Live Rock’N’Roll", "L.A. Connection" et ceux plus ambitieux, tant harmoniquement que musicalement ("Gates Of Babylon", "Kill The King") où la voix de Ronnie Dio prend ses aises, nous ravissant les cages à miel, qu’il se fasse caressant (la magnifique "Rainbow Eyes"), conquérant ("Kill The King") ou bien rugueux ("The Shed" qu’on imaginerait volontiers chanté par Ian Gillan).

Ritchie Blackmore s’accorde tout de même des espaces de liberté même si le temps de longues litanies semble révolu et les longues improvisations désormais réservées au Live. Il signe même quelques-uns des titres les plus forts du RAINBOW première période avec "Gates Of Babylon", "Kill The King" (co-écrit avec Cozy Powell, déjà en partie « responsable » de "Stargazer"), "Rainbow Eyes" et bien entendu la pièce-titre. Ce qui nous fait déjà la moitié de l’album. Et les quatre autres titres naviguent entre le bon et le très bon. Deux efficaces mais un peu traditionnels (pour du RAINBOW) "L.A. Connection", "The Shed" et deux morceaux de Hard Rock bien troussés ("Lady Of The Lake", "Sensitive To Light") aux mélodies fortes et aux parties instrumentales inspirées (le solo de "Lady Of The Lake" notamment), les unissons d’orgue Hammond et de guitare sur le très PURPLE-esque "The Shed" se joignant à la fête.

Mais j’aimerais prendre le temps de vous parler des chefs d’œuvre.

"Long Live Rock’N’Roll" n’est rien de moins qu’un classique du Hard Rock et ce pour plusieurs raisons. Le chant à la fois rauque et très mélodique de Ronnie James Dio, le refrain répétitif et ultra entêtant amené à être repris par les salles de concert du monde entier (qui n’auront pas l’occasion de l’entendre par l’homme à la voix d’or, ce dernier va se fâcher avec l’ombrageux leader Ritchie Blackmore peu de temps après l’enregistrement, ce dernier souhaitant s’orienter vers un style plus FM).

"Gates Of Babylon" marque une nouvelle incursion de Ritchie Blackmore dans l’univers oriental où mineur harmonique et chœurs oniriques font bon ménage. Entre la rythmique sautillante des couplets menée par Blackmore, sur laquelle se pose le chant théâtral et emphatique de Dio, et le refrain épique où les chœurs remplissent l’espace pendant que le vocaliste prend goût à la haute voltige avec un chant mélodique très aigu et tortueux, nous tenons là une combinaison gagnante, mais c’est sans compter le passage instrumental où Ritchie Blackmore se révèle à son meilleur niveau, surtout quand le clavier de David Stone vient apporter de la profondeur aux moments plus mélodiques (qui ne sont pas sans évoquer le "Dazed And Confused" de LED ZEPPELIN, alors moribond). S’il ne fallait retenir qu’un morceau de "Long Live Rock’N’Roll" (cruel, j’en conviens), ce serait sans nul doute celui-ci…

… Ou bien "Kill The King" ! La collaboration Blackmore/Dio/Powell porte une nouvelle fois ses fruits et RAINBOW invente le Speed Mélodique dix ans avant tout le monde ! J’exagère à peine, tant tous les éléments sont présents : la vitesse d’exécution d’abord, qui voit Cozy Powell dégainer ses deux grosses caisses plus souvent qu’à son tour pour suivre le tempo échevelé du morceau, la virtuosité, avec cette dualité guitare/clavier qui fait là encore merveille, le solo ébouriffant de Ritchie Blackmore qui dévale les cases et les cordes avec virtuosité, et le chant aigu et vindicatif de Ronnie James Dio qui ne se laisse pas démonter, même quand il doit entamer son dernier couplet une tierce au-dessus du précédent. C’est d’ailleurs le titre le plus repris de RAINBOW, STRATOVARIUS, HEATHEN ou encore PRIMAL FEAR s’étant livrés à l’exercice.

Et "Rainbow Eyes" la magnifique qui montre le talent d’arrangeur de David Stone qui effectue un discret mais remarquable travail de mise en son pour enjoliver la voix du maître qui s’avère magnifiquement touchante et qui nous laisse savourer la pureté du timbre de Ronnie Dio, bien aidé dans sa tâche par le "Rainbow Eyes" string quartet et la flûte de Rudy Risavy qui toute en contrepoint vient faire écho à la voix de Ronnie James Dio, l’homme fort de ce disque que Ritchie Blackmore semble parfois plus accompagner que jouer.

Une référence incontournable de notre musique qui doit figurer (avec son prédécesseur "Rising") dans toute métalthèque digne de ce nom !

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   JEFF KANJI

 
   DARK SCHNEIDER

 
   (2 chroniques)



- David Stone (claviers)
- Bob Daisley (basse sur 4, 5, 6)
- Cozy Powell (batterie, percussion)
- Ronnie James Dio (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare, basse)
- Tony Carey (claviers sur 1,2)


1. Long Live Rock'N'Roll
2. Lady Of The Lake
3. L.a. Connection
4. Gates Of Babylon
5. Kill The King
6. The Shed (subtle)
7. Sensitive To Light
8. Rainbow Eyes



             



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