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THERION - Beyond Sanctorum (1992)
Par DARK MORUE le 29 Juin 2013          Consultée 3090 fois

Les débuts de THERION, épisode 2. Le premier album, l'énorme "Of Darkness", putain de brûlot de Death Suédois tout droit dans ta gueule, était quand même une putain de tuerie. Toute l'énergie, la conviction, la puissance qui caractérise la scène, le son Sunlight, tout y est. De quoi jouer sur le même tableau que tous les DISMEMBER, ENTOMBED, UNLEASHED ou GRAVE de l'époque. La Suède est grande.
Quand on voit ce que le combo est devenu aujourd'hui, on se demande ce qui a bien pu se passer. Comment cette mutation a pu s'effectuer, quelle mouche les a piqués et forcés à ralentir, s'assagir, et rajouter du grandiloquent partout ?
C'est très simple, la réponse, vous la trouverez en écoutant attentivement ce "Beyond Sanctorum". C'est là que Christopher Johnsson a choisi de faire évoluer le son vers les terres plus mélodieuses, plus rentables aussi plus...
Non je déconne. Ça déglingue encore plus.

L'intro de "Future Consciousness" pose le décor. Trois notes furieuses et pressées d'exploser, puis gros blast chaotique dans tes dents. THERION comme vous ne l'avez jamais vu en quelque sorte. Jamais dans leur discographie vous ne les verrez effectuer un truc aussi bourrin. Par la suite le morceau évolue vers quelque chose de plus mid-tempo, et se termine sur un riff tout simplement anthologique bardé de soli de la mort. Ouf. D'accord. 5 min dans la tronche et on est déjà tous morts. L'un des meilleurs titres de l'époque, même si ça veut rien dire tellement la concurrence est rude à ce niveau-là.
Voilà, THERION en 1992 fait toujours du Death et ils ont de la hargne à revendre. Tout dans la continuité du premier... Ou du moins au début. Parce que je raconte pas que des conneries non plus, y'a un peu de vrai dans l'intro, quelques morceaux sortent bien des sentiers battus... Genre absolument pas "Pandemonic Outbreak" qui est un véritable classique de Swedeath compilant tout ce qui caractérise le genre, mais déjà un peu plus cette "Cthulhu" énormissime, disposant tour à tour de tout ce qui fait bander un Deatheux (et le trémolo à la fin détruit tout).

Non. Les premiers morceaux de THERION tel qu'on l'anticipe presque de nos jours sont ici au nombre de deux. Le premier, c'est ce tout mignon "Symphony Of The Dead". Et voilà qu'on ralentit le tempo, qu'on devient mélodique et mélancolique, avec des riffs lents et un solo qui pleure... Et des apparitions de voix claires solennelles avec le nez bouché qui commencent à montrer la facette bientôt adoptée... Mais hélas c'est un peu chiant, heureusement que la fin accélère bien et reprend du poil de la bête. L'autre morceau, c'est "Paths", deux petites minutes de Death Metal fantomatiques aux nappes de chœurs façon sirènes torturées...
Pour le reste, préparez le protège dents. Le tempo moyen a quelque peu baissé depuis "Of Darkness", la faute à des mid-tempi en plus grand nombre global. Par contre, les accélérations se font beaucoup plus violentes et percutantes, et si les mélodies sont plus travaillées c'est pour nous replonger dans cette ambiance bien spéciale... Toujours leurs conneries de sectes, toujours cette atmosphère occulte. Rien qu'à écouter la fin du titre éponyme, cette manière de marteler un riff de manière aussi martiale me fait juste penser à un sacrifice humain. Et l'énorme décente aux enfers de "Enter The Depth Of Darkness" et son riff Doom dissonant ne prouvera le contraire à personne...

Notre Christofer Johnsson tient toujours le tout d'une main de maître. THERION est son bébé, son vecteur par rapport au Dragon Rouge, désormais tout épouse son idéologie mystique jusque dans les paroles. Sa voix n'a pas beaucoup changée, toujours les mêmes growls rauques et tourmentés typiques. Et un sacré talent de compositeur aussi. Parce que bon, le morceau de 11 min, fallait le sortir. "The Way", en plein milieu de l'album, juste après le putain d'hymne au headbang qu'est "Illusion Of Life". Et ce même titre, il nous fait passer par tout et n'importe quoi. De manière surprenante assez ancré dans le gros Death habituel, mais qui n'hésite pas à dériver, comme lors d'un break précédant un long passage aux sonorités plus orientales, faisant même péter la cithare (!), ou un passage plus ambiant plein de feeling... Et je vais pas m'amuser à vous en dire beaucoup plus, toujours est-il qu'il s'agit du meilleur morceau de l'album et qu'il atteint sans hésiter le Top 5 de la formation. Oui, on concurrence les trucs comme "Ginnugagap" et "To Mega Therion". N'hésitez plus, je crois avoir prononcé les mots justes.

"Beyond Sanctorum" est une tuerie. C'est aussi simple que ça. Un putain d'album ultime de Death Old School, n'ayant pas à rougir face aux sorties des autres géants Suédois. Si ils n'avaient pas pris la direction qu'on connaît et par là même fait gicler tous leurs fans intégristes, on parlerait encore de THERION comme pionnier et maître comme on le fait actuellement avec ENTOMBED ou CARNAGE. Mais le destin en a décidé autrement et dés le prochain album c'est la dégringolade... En attendant ça nous empêche pas de réécouter en boucle les deux premiers albums, deux énormes tueries n'ayant absolument pas vieilli et qu'on jurerait accouchées de géniteurs bien différents...

Zalgo rulz : THERION qui nous montre un petit peu qui ils sont vraiment. Tout en tabassant sec et en tronçonnant les blessés au sol. Hell yeah !

4,5/5.
(Si je mets pas 5 c'est parce que je considère que la note ultime n'a aucun sens si elle revient tout le temps dans la discographie d'un même groupe, et THERION en calent pas mal à mes yeux du milieu des 90's au milieu des 2000's même si dans des styles différents...).

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   DARK MORUE

 
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- Christofer Johnsson (chant, guitare, basse)
- Peter Hansson (guitare, basse, claviers)
- Oskar Forss (batterie)


1. Future Consciousness
2. Pandemonic Outbreak
3. Cthulhu
4. Symphony Of The Dead
5. Beyond Sanctorum
6. Enter The Depths Of Eternal Darkness
7. Illusions Of Life
8. The Way
9. Paths
10. Tyrants Of The Damned



             



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