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METAL-MONTMARTRE-SYMPHO  |  SINGLE

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- Style : Nightwish, Within Temptation, Haggard
- Membre : Candlemass, Notre Dame, Dream Evil, Dimmu Borgir, Memento Mori, Illwill, Luciferian Light Orchestra, Entombed, Sinergy, Dismember, Angtoria, Cradle Of Filth, Krux, Amaseffer, Diablo Swing Orchestra, Demonoid, Evergrey, Sorcerer
 

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THERION - Les Sucettes (2013)
Par WËN le 5 Août 2013          Consultée 4053 fois

Hey, vous avez vu comme THERION truste les colonnes de Nightfall en ce moment ? Entre les débuts discographiques narrés par Darth-Molue, et le père Obi-Wën qui se torche la rondelle aux pétales maléfiques (vous seriez sympa d'éviter tout contresens), il y a de quoi faire. Vous m'aviez connu dépité, ou plutôt accablé et perplexe quant à la dernière production du feu-symphonique THERION : ces viles "Fleurs Du Mal" au ras des pâquerettes. Il m'en faut maintenant remettre le couvert pour l'inévitable single semi-inédit qui, semblant s'être détaché du bouquet de ses congénères, vient tout juste de se faire immortaliser (fin Mai) sur sa propre galette en remerciement aux aficionados du groupe pour leur soutien sans faille.

A me voir aborder le sujet vous pourriez me reprocher, dans l'urgence, de vouloir encore tirer sur l'ambulance, mais loin de moi cette intention, bien au contraire. On le sait, le père Johnsson, guitariste et tête pensante de l'hydre suédoise, a posé ses couilles sur la table et investit ses propres deniers pour que ses "Fleurs du Mal" puissent éclore, NUCLEAR BLAST ne voulant pas prendre part à ce projet jugé trop risqué (une compilation de reprises à la sauce symphonique de standards yéyé des années 60, rappelons-le). Donc quoi de plus normal, et là, j'adhère au geste, que de vouloir 'offrir' un petit quelque chose, limité de surcroit, à ces personnes qui ont cru en lui et en la nouvelle mouture de sa formation. C'est ainsi que sortent "Les Sucettes", single uniquement édité au format vinyle et limité à 500 exemplaires disponibles dans différents coloris (jaune, vert, bleu, rouge et blanc) et disponible via le web shop du groupe. Voilà de quoi ravir les fans. Pas sûr. Voila de quoi ravir les collectionneurs, plutôt.

Car tant intentionnée l'idée soit-elle, la réalisation ou le réel intérêt de la galette est tout autre. La pochette déjà, puisque le premier rapport avec l'objet débute par là. Bon, THERION n'a jamais été réputé pour son bon gout visuel, la palme de la laideur revenant sans doute à l'abominable "A'arab Zaraq Lucid Dreaming" (pour moi, s'en sort les pochettes du diptyque "Lemuria/Sirius B" pour leur rendu onirique … et celles de la période Death qui s'inscrivent parfaitement dans leur contexte). Mais là, non, sérieusement, un artiste ne peut pas consciemment proposer à ses auditeurs un truc aussi vulgaire. Car non seulement c'est moche et hors de propos, mais en plus, c'est très mal réalisé : l'incrustation des modèles, les effets, les filtres, tout est nauséeux. Sans parler de recruter un graphiste (tout à un prix, nous le savons), il reste toujours le joker 'coup de fil à un ami' pour dépanner. Enfin, je ne sais pas moi, n'importe quoi, sauf ça ! Bref, n'épiloguons pas et passons à la musique.

"Les Sucettes", le titre, est donc, comme nous l'avons évoqué en introduction, un semi-inédit, puisque déjà présent en bonustrack de l'édition limitée des "Fleurs Du Mal" (disponible au marchandising lors de la dernière tournée du groupe) ainsi que sur l'édition française du schmilblick, donc pour peu que vous aimiez fouiner un peu, vous n'aurez aucune difficulté à vous procurer une version de l'album clôturée par celui-ci, ce qui limite ici l'intérêt stricto-sensu du single. Pour ce qui est du morceau en lui-même, vous connaissez la musique, il s'agit de la reprise du tube de France Gall, adaptée à la sauce Montmartre-carte-postale-sympho si chère à Johnsson. L'exercice est globalement honnête à ces deux points près que la mélodie d'introduction, exaspérante car dégoulinante de bons sentiments, parait tellement sirupeuse qu'elle soignerait n'importe quelle bronchite et qu'entendre Thomas Vikström (le mec à quand même roulé sa bosse dans CANDLEMASS) s'écrier que "Annie aime les sucettes, les sucettes à l'anis" me fait à chaque fois hésiter entre l'humble hilarité et la consternation contrite, désolé. En reprenant cette chanson, les membres de THERION avaient-ils seulement une idée du caractère évocateur et provocateur des textes (Gainsbourg inside), je ne saurais le dire, mais à part pour un groupe de porno-grind, c'est un choix à assumer. Mais sinon, tout va bien : les arrangements sont bien sentis et l'alternance des chants à propos. En revanche, et malheureusement, pour seulement 2'40 minutes au compteur, vous pouvez être sur de l'avoir en tête pour la journée (ce fameux thème d'introduction).

Comme tout bon single qui se respecte, une face B s'offrira gracieusement à vous sitôt la galette retournée. Et là encore, le choix n'est pas des plus judicieux. Le groupe aurait pu profiter de l'occasion pour offrir un nouveau morceau, ou pourquoi pas une version captée en live d'un de leur classique, voire même d'un titre récent. Mais non, c'est "Lilith" (un obscur titre de Léonie Lousseau, qui me fait prendre conscience qu'à l'époque, déjà, on pouvait tenter de faire carrière sans talent et sans voix) qui pointe son nez au portillon, dans sa version 'démo'. Oui, une version démo dont il faudra m'expliquer la légitimité, forcément toute relative puisque la version définitive est gravée sur "Les Fleurs Du Mal", alors pourquoi nous présenter une version 'démo' qui se voudra donc, en définitive, moins travaillée ? Aucune idée … Seuls les arrangements différant quelque peu. En tout cas, là aussi le travail de réinterprétation demeure bien sympathique rendant ce titre bien meilleur que sa version originale, mais avec une chanteuse de la trempe de Lori Lewis au micro, le pari était déjà gagné face au chant atone de cette chère Léonie. Toujours est-il que cela reste du déjà entendu.

Au final ce single estampillé 'cadeau' n'apporte donc rien de réellement neuf, et c'est bien dommage, puisque par définition un cadeau est fait pour faire plaisir. Mais entre un choix de titres peu avisé et un support peu judicieux (car le vinyle c'est bien gentil, mais se relever toute les 2 minutes pour changer de face n'a rien de confortable) il ne reste au collectionneur qu'à acheter cet objet pour l'exposer, mais doté d'une pochette si hideuse, même cette alternative se révèle impossible. Et tous ces à côtés négatifs, malheureusement ne justifient pas nécessairement l'achat de la chose, dont ironiquement c'est le but, d’où cette note. Bien sur, si vous êtes fans du dernier opus studio ou collectionneur, par contre, ne vous privez pas, pour 7€ (plus les frais de port), cela fait toujours un objet rare à exhiber mais quitte à ne rien avoir de nouveau à se mettre sous la dent, je vous conseillerais plutôt la version K7 des "Fleurs Du Mal" avec son petit artwork alternatif très rétro, ça, c'est rigolo.

Je vais en rester là pour THERION, promis, je ne vous ferai ni la chronique du jeu de société ni celle du vin d'ALUQAH. Non, je rigole … ce cépage n'existe pas.

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- Christofer Johnsson (guitare)
- Thomas Vikström (chant, flûte)
- Lori Lewis (chant)
- Christian Vidal (guitare)
- Nalle Påhlsson (basse)
- Johan Koleberg (batterie)


1. Les Sucettes
2. Lilith (démo)



             



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