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MARDUK - Nightwing (1998)
Par CANARD WC le 20 Novembre 2007          Consultée 1326 fois

I) NIGHTWING, l’efficacité du classicisme Mardukéen (titres 1 à 5).
Et pourtant, je peux vous dire que cet album commence pas terrible avec PRELUDIUM. Et c’est d’ailleurs le principal reproche qu’on peut lui faire à cet album. La véritable question en l’occurrence étant : mais est-ce vraiment un titre ? Pas vraiment, selon moi, et c’est ce qui m’énerve. Autant les intros/outros de CRADLE sont somptueuses (je vous renvoie par exemple à « At the gates of Midian »), autant celles de MARDUK sentent pas bon de la bouche : une espèce de bouillie mi sympho mi ambiante dont le seul but est de poser l’ambiance délétère de ce NIGHTWING. C’est assurément une habitude dont MARDUK doit se défaire à moins de se décider à en faire de qualité. Résultat : on la zappe assez vite.

Heureusement, la suite est de bien meilleur aloi (euphémisme) : on enchaîne avec un BLOODTIDE de haute volée qui ne fait pas dans le détail : brutal, dense, et sans concession – c’est la facette violente de MARDUK qui nous est présentée avec conviction. Suit « OF HELLS FIRE » : énorme avec un refrain presque « entraînant », parfaitement mis en valeur au passage par la voix outretombesque de sieur Legion. On échappe pas non plus au traditionnel pamphlet « satanico-antichrist », cher à MARDUK,« SLAY THE NAZARENE », qui ne fait pas non plus dans le détail avec au menu : blast beasts, blasphèmes et haine viscérale… bref un autre grand classique à la MARDUK. Le tout se conclut avec l’étonnante et entêtante « NIGHTWING » qui ponctue admirablement la sauvagerie amorcée : véritable éloge nocturne, ce morceau, sombre à l’extrême, opaque et rageur nous dévoile la facette sombre de MARDUK dans toute sa splendeur.

II) Une heureuse transition ( titre 6)

Si NIGHTWING avait continué sur la lancée des chansons 1 à 5, on n’aurait pas pu écouter l’album d’une traite sans au moins faire une pause, et sans ouvrir les fenêtres. Et c’est là le génie de cet opus, car après vous avoir littéralement « assommés », les suédois vont prendre soin d’aérer leur bébé. Et c’est ainsi que « DREAMS OF BLOOD AND IRON » va jouer ce rôle important de « plaque tournante » de l’album. C’est aussi au passage l’un des meilleurs morceaux de MARDUK. Les oreilles aguerries distingueront un arrière-goût « Doom » très prononcé. Que ce soit au niveau de la thématique abordée, ou tout simplement du rythme imposé (plus lent, plus lourd et pesant), cette chanson vient idéalement succéder aux cinq premiers morceaux. La transition est faite, « DREAMS OF BLOOD AND IRON » ne ressemble à aucun autre morceau de l’album, et comme le dirait malicieusement Morgan : « Satan, qu’il est bon ! ».

III) L’autre NIGHTWING, l’atmosphérique (mini) concept en sus (titres 7 à 10).

Les 4 derniers morceaux de la galette vont tourner autour de la thématique vampirique. On retrouve en vrac un hommage au comte Dracula et quelques références historiques typiquement Carpathiens. Si l’introduction véritablement « Slayerienne » de « DRACOLE WAYDA » laisse entrevoir un morceau bien pêchu, la suite du morceau s’avère être beaucoup plus ambiant. La suite de NIGHTWING sera dès lors beaucoup plus soignée en matière d’ambiance. On notera à ce propos les nuances opérées par Legion dans son chant qui se veut moins rapide, plus sombre (presque blasphématoire) à la limite de l’imprécation par moments. Je dois dire que j’ai beaucoup hésité à utiliser le mot « concept » (la touche « Backspace » m’a bien démangé, mais j’ai fait le choix de laisser tel quel) – trop lourd de sens et à priori antinomique avec la musique de MARDUK. C’est quand même un peu abusé de parler de conceptualisation quand on parle de MARDUK même si je voulais souligner les admirables dissociations que le groupe a réussi à faire avec NIGHTWING.

En conclusion, je dirais sobrement que NIGHTWING est un putain d’album. Oubliez PANZER, ou WORLD FUNERAL et jetez en priorité une oreille attentive sur cet album, leur meilleur, et un sommet du Black qui contient presque en son sein – comme j’ai tenté de vous l’expliquer – deux CDs en un.

Note : 4,5/5

Morceau préféré du Canard : Dreams of blood and iron
Morceau à chier : Preludium
Morceau phare : Nightwing
Morceau représentatif : y a pas

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   (5 chroniques)



- Legion (chant)
- Morgan Steinmeyer Hakansson (guitares)
- B. War (basse)
- Fredrik Andersson (batterie)


1. Preludium
2. Bloodtide (xxx)
3. Of Hells Fire
4. Slay The Nazarene
5. Nightwing
6. Dreams Of Blood And Iron
7. Dracole Wayda
8. Kaziklu Bey (the Lord Impaler)
9. Deme Quaden Thyrane
10. Anno Domini 1476



             



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