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DEATH METAL  |  STUDIO

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Lexique death metal
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2003 Unhallowed
2005 Miasma
2007 Nocturnal
2009 1 Deflorate
2011 Ritual
 

- Style : Voice Of Ruin

The BLACK DAHLIA MURDER - Deflorate (2009)
Par MAXXX le 30 Août 2011          Consultée 2408 fois

L’affaire du Dahlia Noir, une jeune femme mutilée dont le corps fut retrouvé sur un terrain vague, à la fin des années 1940. Plus de 60 ans après, cinq jeunes Américains reprennent ce nom pour le donner à leur groupe. THE BLACK DAHLIA MURDER sort son premier album en 2003 et si le groupe passe quasi inaperçu en France, il jouit désormais d’une certaine notoriété aux États-Unis. Ce qui explique par ailleurs la tournée commune avec CHILDREN OF BODOM en 2008, ou encore la participation à la tournée de CANNIBAL CORPSE pour la fin d’année 2011. Cet album est le premier avec Ryan Knight à la guitare, venu remplacer John Kempainen.

Le groupe pratique un Death Metal bien éloigné des contrées nordiques. Je ne saurais l’expliquer, mais cet album sent l’Amérique. On a ici un Death Metal teinté de Thrash, et l’on peut percevoir parfois quelques influences venues du Metalcore. Pas de panique, si ce genre en lui-même n’excite plus grand monde, il donne ici une grande bouffée d’air frais à l’album. En fait, cela permet au groupe d’éviter de s’enfermer dans un style, et lui permet d’explorer un peu d’autres voies.

Aussi violent soit-il, cet album ne demande qu’à être écouté en boucle. Impossible de ne pas ressentir l’énergie dégagée par le combo. Les mélodies se veulent accrocheuses, et restent en tête. On oscille en fait durant l’album entre plusieurs styles : Heavy Metal, Death Mélodique, Metalcore, Thrash Metal. Le tout nous donne un résultat vraiment excitant, la force du groupe étant de pouvoir emprunter le meilleur de chacun de ces styles.

Trevor Strnad chante comme un possédé : sa voix alterne entre growl puissant, et cris plus aigu. Les riffs sont empruntés au Thrash. Même si ceux-ci se révèlent assez techniques, ils sont également assez basiques. Le but est simple, ici, pas de fioritures, il faut frapper vite, fort et bien. Ce qui explique que les morceaux dépassent rarement les 3 minutes 30. Malgré cette relative courte durée, le groupe nous gratifie de magnifiques soli de guitare, toujours mélodiques. Écoutez par exemple celui du titre "Throne Of Lunacy", jouissif. Chaque titre laisse une porte d’entrée à l’auditeur, qu’il s’agisse d’une ligne de chant, d’un riff ou d’un solo. Et telle est la véritable réussite de ce groupe. Proposer un Metal extrême, tout en restant accessible.

Ce qui m’a particulièrement touché chez ce groupe est sa capacité à rester éloigné des clichés qui touchent généralement le genre. Ici, il s’agit juste de 5 mecs qui font de la musique ensemble. Il y a quelque chose de très spontané et naturel, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Ici, pas de prise de tête, on est là pour faire de la musique, on verra après pour le reste.

Les titres s’enchaînent, sans aucun temps mort. Il vous faudra ainsi plusieurs écoutes pour pouvoir vraiment discerner chacun des morceaux, car l’album se présente comme un bloc, et il vous sera donc difficile d’isoler les titres les uns des autres ! S’il faudrait trouver un point négatif, force est de constater que nous n’avons pas vraiment le temps de reprendre notre souffle. Il y a en fait une sorte de linéarité dans l’album, et l’intensité entre chaque titre varie rarement.

Le tout est sublimé par une production énorme, à l’américaine encore une fois. Ici, pas de bouillie sonore, chaque instrument a sa place. Les riffs ressortent parfaitement de l’ensemble, tout comme la voix. La basse n’est pas en reste, car dans un genre où la place est réservée aux guitares, celle-ci parvient cependant à se faire entendre. La batterie, elle, est tout simplement énorme, brutale et technique.

J’ai sincèrement été ravi de découvrir ce groupe, car il peut constituer une bonne porte d’entrée pour un genre qui est généralement difficile à aborder. THE BLACK DAHLIA MURDER a frappé un grand coup avec cet album, ce qui explique notamment qu’il se soit bien mieux vendu que les autres, atteignant même le Billboard aux USA. Et si la discographie du groupe commence à s’étoffer, c’est vers celui-ci que je vous dirigerais naturellement pour avoir un aperçu de la musique du combo.

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   T-RAY

 
   (2 chroniques)



- Brian Eschbach (guitare)
- Ryan Knight (guitare)
- Shannon Lucas (batterie)
- Trevor Strnad (chant)
- Bart Williams (basse)


1. Black Valor
2. Necropolis
3. A Selection Unnatural
4. Denounced, Disgraced
5. Christ Deformed
6. Death Panorama
7. Throne Of Lunacy
8. Eyes Of Thousand
9. That Which Erodes The Most Tender Of Things
10. I Will Return



             



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