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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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2003 Unhallowed
2005 Miasma
2007 Nocturnal
2009 1 Deflorate
2011 1 Ritual
2013 Everblack
2015 Abysmal
2017 Nightbringers
 

- Style : Voice Of Ruin, Arch Enemy, At The Gates, Carcass, Inferi
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The BLACK DAHLIA MURDER - Nightbringers (2017)
Par T-RAY le 26 Octobre 2017          Consultée 605 fois

The BLACK DAHLIA MURDER ne sera jamais un grand groupe. C’est un fait, même s’il remplit des salles. Et c’est dommage. Parce que le groupe n’est pas né au bon endroit, et que son Death Mélodique était taillé pour l’Europe. Parce qu’au moment de son avènement, le Metalcore faisait fureur outre-Atlantique et que la formation a eu l’idée de s’en éloigner définitivement dès son troisième album, le plus extrême "Nocturnal". Parce que le quintette n’a jamais pu sortir LE disque, l’album qui le mettrait définitivement sur orbite, parmi les artistes majeurs du Metal contemporain, capables de toucher plusieurs franges de population et plusieurs tranches d’âge parmi les fans, et de se faire reconnaître par la critique mainstream.

Mais tout cela n’est pas si grave, en fait, car The BLACK DAHLIA MURDER a une fanbase solide, plutôt constante, presque aussi constante, d’ailleurs, que son label, Metal Blade, qui suit les cinq du Michigan depuis leurs débuts… Huit albums plus tard, seize ans à raison d’un nouveau L.P. tous les deux ans, le groupe fait toujours partie de l’écurie de Brian Slagel, qui continue à croire à un combo qui parvient toujours à placer ses albums dans le Billboard 200 à chaque nouvelle sortie. Sans toutefois parvenir à se glisser dans le Top 30. Car chacune de ces nouvelles sorties fait preuve d’une cohérence remarquable dans l’œuvre de la formation américaine. S’il est une chose que l’on ne peut pas reprocher à The BLACK DAHLIA MURDER, c’est de se disperser.

On peut en revanche lui reprocher de se répéter. Ce qui est certainement le cas sur "Nightbringers", qui reprend en grande partie la recette de son prédécesseur, "Abysmal". De quelle façon ? En insistant toujours autant sur les influences néoclassiques dans les parties de guitares. Après l’avoir constaté en live, on s’en rend tout aussi bien compte sur enregistrement studio : le jeune Brandon Ellis, qui a remplacé Ryan Knight à la guitare lead en 2016, a suivi la ligne tracée par son prédécesseur. D’autant que, techniquement, il en a les moyens : le garçon est plutôt facile, et ces riffs d’inspiration néoclassique lui sortent des paluches avec une aisance déconcertante. Certes moins tape-à-l’œil (ou à l'oreille) que sur "Abysmal", ces fameux plans néoclassiques n’ont jamais été mieux intégrés à la musique de The BLACK DAHLIA MURDER que sur ce huitième opus studio qu’est "Nightbringers".

Pour les non-anglophones, "Nightbringers" ne signifie pas "ceux qui font la bringue la nuit", mais "ceux qui apportent la nuit". Et la nuit, elle est là : cet album est le plus sombre de la formation depuis "Everblack"… voire "Nocturnal" ! Ce disque est un roc, une pierre sombre aux reflets rougeoyants, symbole du feu qui couve en elle. Sauf qu’il couve un peu trop, ce feu, à mon avis… On aimerait bien le voir surgir avec vigueur des éventuelles entailles de ce roc qu’est "Nightbringers", de la même façon que des "Vlad, Son Of The Dragon" ou "Threat Level No. 3" surgissaient de "Abysmal", qu’un "In Hell Is Where She Waits For Me" explosait d’entrée sur "Everblack", ou qu’un "Necropolis" illuminait "Deflorate". Ici, point de tubes, en fait. Aucun morceau ne fait figure de proue sur "Nightbringers", qui fait preuve d’une homogénéité impressionnante.

Cette homogénéité, on peut l’aimer, la révérer, la célébrer. On peut aussi s’en plaindre un peu, ce qui est mon cas, car il manque, selon moi, du relief à ce huitième album. Non pas qu’il ne soit pas bon, il l’est, et sans contestation possible. Des morceaux comme "Of God And Serpent, Of Spectre And Snake", "Matriarch", "Nightbringers" ou "Catacomb Hecatomb" sont des titres qui regorgent à la fois de mélodies qui font mouche, teintées de néoclassique, et d’une violence assumée, mature car administrée avec justesse et pertinence. Mais ils n’ont pas ce petit plus, ce riff unique, ce refrain qui tue – indispensable en Death Mélo, rappelons-le – qui font qu’on les attend au tournant à chaque concert, à chaque fois qu’on lance le CD sur son lecteur, ou à chaque playlist qu’on s’envoie dans les oreilles en transport. Ouais, le Death Mélo est la Pop du Death, vous en doutiez encore ?

Bref, malgré leur indéniable efficacité, ces morceaux, tout comme d’autres titres d’importance sur cet album ("Widowmaker", "Kings Of The Nightworld", le fort groovy "As Good As Dead"), forment un tout difficilement dissociable, sans doute plus hermétique que ne l’étaient les précédents longue durée de The BLACK DAHLIA MURDER. Entrer dans ce "Nightbringers" devient en quelque sorte un challenge. Un défi qui offre de jolies récompenses, mais pas forcément l’excitation recherchée quand mélodies imparables et agressivité pure se conjuguent pour attraper l’auditeur par les oreilles et le brutaliser comme il le mérite, ainsi que doit le faire tout disque de Melodeath prétendant à l’excellence.

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   T-RAY

 
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- Trevor Strnad (vocaux)
- Brian Eschbach (guitare rythmique)
- Max Lavelle (basse)
- Alan Cassidy (batterie)
- Brandon Ellis (guitare lead)


1. Widowmaker
2. Of God And Serpent, Of Spectre And Snake
3. Matriarch
4. Nightbringers
5. Jars
6. Kings Of The Nightworld
7. Catacomb Hecatomb
8. As Good As Dead
9. The Lonely Deceased



             



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