Recherche avancée       Liste groupes



      
DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

2003 Unhallowed
2005 Miasma
2007 Nocturnal
2009 1 Deflorate
2011 1 Ritual
2013 Everblack
2015 Abysmal
 

- Style : Voice Of Ruin, Arch Enemy, At The Gates, Carcass, Inferi
 

 Site Officiel (22)
 Facebook Officiel (7)

The BLACK DAHLIA MURDER - Abysmal (2015)
Par T-RAY le 10 Juillet 2017          Consultée 400 fois

Progresser par petites touches, sensiblement, aller de l’avant en veillant bien à mettre un pied devant l’autre sans griller les étapes… Telle semble être la philosophie d’évolution de The BLACK DAHLIA MURDER. Et il n’est point d’exemple plus éclatant de cette philosophie dans la discographie du groupe que cet "Abysmal", son septième album studio. Lequel ne révolutionne rien, en effet, mais en fait sacrément, de l’effet ! Comme vous pouvez le soupçonner, TBDM n’enlève rien à sa recette fameuse, celle qu’il continue de composer et de perfectionner de disque en disque. On nage ici en plein Mélodeath traditionnel, de par le tempo toujours enlevé, les vocaux fort versatiles de Trevor Strnad, la section rythmique ultra carrée, les mélodies de guitare virevoltantes, et ces soli de guitare eux aussi hyper mélodiques dont le quintette a le secret.

Et si l’on est certain, dès les premières secondes de cet album, qu’on écoute bien The BLACK DAHLIA MURDER, on est bien obligé, à mesure que défilent les morceaux, de constater qu’il y a un petit quelque chose de changé dans la musique des Américains par rapport à l’excellent "Everblack". Le Black, ici, n’est plus aussi présent, riffesquement parlant. "Everblack" proposait à plusieurs reprises des morceaux flirtant carrément avec le Black Metal. Sur "Abysmal", le Black Metal est plus une question d’influence sur tel ou tel riff que sur un morceau tout entier. Ce qui faisait le sel de "Everblack", et de "Nocturnal" avant lui, n’est plus là. Du moins, il ne se fait plus voir, et quasiment plus entendre. The BLACK DAHLIA MURDER a décidé de faire à nouveau parler le Death Mélo, dans son expression la plus évidente. Enfin, pas si évidente que ça…

Car le combo du Midwest a, cette fois, saupoudré sa recette d’une dose de… néoclassique ! Une bien bonne dose, même, pas juste la petite pincée de Ducros qui, pourtant, se décarcasse. Les cordes frottées entendues dès l’entame de "Receipt" n’ont donc rien en commun avec celles qui ouvraient "Ritual", le cinquième album du groupe, qui n’annonçaient aucune suite en ce sens. Ici, elles font figure d’avertissement : oui, cette petite mélodie de violon annonce une nouvelle influence dans la musique du groupe. Néoclassique, donc. Mais attention, pas du néoclassique à la Malmsteen, pas plus que du tsoin tsoin façon Power Sympho. Ici, ce sont les guitares, et surtout les mélodies qui en sortent, qui se teintent de néoclassique, plus que jamais auparavant. Il faut entendre le formidable "Threat Level No. 3" pour le constater, et se prendre les mélodies néoclassiques balancées par un Ryan Knight au sommet de son art.

Celui dont c’est le dernier album avec The BLACK DAHLIA MURDER n’a probablement jamais sorti autant de mélodies de sa guitare, et il avait dû bouffer l’intégrale de Mozart, de Haydn et autres compositeurs de l’époque pour sortir autant de plans néoclassiques de sa gratte. J’exagère, évidemment, mais jamais TBDM n’a été aussi inspiré, mélodiquement parlant. Oui, le groupe qui incarne peut-être le mieux l’archétype du Death Mélo du XXIe siècle n’a jamais produit autant de mélodies à la minute. Et que ces mélodies-là fassent preuve d’une inspiration néoclassique aussi maîtrisée et bien intégrée ajoute une dose de classe à la musique gravée sur "Abysmal". D’ailleurs, on tient ici la meilleure entame d’album jamais exécutée par les Américains. Plus fort encore que sur "Everblack", où "In Hell Is Where She Waits For Me" emportait tout sur son passage pour ne laisser que des débris aux morceaux suivants, très bons malgré tout.

Sur "Abysmal", tout, de "Receipt" à "The Fog", soient six morceaux (sur dix !), envoie du bon gros bois, bien dense et bien compact. Les fulgurances néoclassiques parsèment chacun de ces six titres, qui révèlent tous une personnalité particulière. "Vlad, Son Of The Dragon" est un tube en puissance, avec ses chœurs ponctuels mais marquants. Tout est mélodie, ici. The BLACK DAHLIA MURDER emprunte finalement très peu le versant américain traditionnel du Death Metal, versant qu’il lui arrivait de gravir à chaque album. Pas de morceau bâti sur les seules progressions chromatiques sur "Abysmal", rien que du Death Mélo de chez Mélo. Mais le quintette n’a jamais autant assuré en la matière. Le morceau-titre est une bombe à fragmentation mélodique. "Re-Faced", "The Fog" et "Asylum" alternent avec brio les plans purement rythmiques et les envolées mélodiques. TBDM n’a d’ailleurs jamais aussi bien ménagé ses effets que sur ce septième album. Et même une curiosité comme "The Advent", qu’on croirait sorti d’un disque de CHILDREN OF BODOM (oui !), autre(fois) chantre du néoclassique, ne parvient pas à faire tache sur cette galette.

Avec "Abysmal", The BLACK DAHLIA MURDER confirme qu’il appartient bien au peloton de tête du Death Mélodique des années 2010. Et que contrairement à beaucoup de ses prédécesseurs, venus d’ailleurs mais surtout de Suède, et qui l’ont beaucoup inspiré, il n’a jamais édulcoré le moins du monde son propos, ni sa musique, ni son chant. TBDM est resté extrême. Et le fait est que, lorsque l’on glisse un disque des cinq du Michigan dans son lecteur, on est à peu près sûr de ce que l’on va y trouver, à deux ou trois surprises près… mais ça ne manque jamais de défourailler sévère ! Et sévère, on pourrait l’être de prime abord avec "Abysmal", qui paraît commun aux toutes premières écoutes. Mais il témoigne d’une telle maîtrise du riff, des vocaux, de la rythmique, du Death Mélo tout simplement, avec cette petite touche supplémentaire de néoclassique qui le différencie des précédents efforts du groupe, qu’il est bien difficile de lui décerner moins de quatre étoiles.

A lire aussi en DEATH MELODIQUE par T-RAY :


The BLACK DAHLIA MURDER
Everblack (2013)
Noir, toujours, black, pas que...




The BLACK DAHLIA MURDER
Nocturnal (2007)
"The night is dark and full of terrors..."


Marquez et partagez




 
   T-RAY

 
  N/A



- Trevor Strnad (vocaux)
- Brian Eschbach (guitares, vocaux additionnels)
- Ryan Knight (guitares)
- Max Lavelle (basse)
- Alan Cassidy (batterie)


1. Receipt
2. Vlad, Son Of The Dragon
3. Abysmal
4. Re-faced
5. Threat Level No. 3
6. The Fog
7. Stygiophobic
8. Asylum
9. The Advent
10. That Cannot Die Which Eternally Is Dead



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod