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PANTERA - Vulgar Display Of Power (1992)
Par POSSOPO le 3 Décembre 2006          Consultée 15594 fois

Comme beaucoup de jeunes complexés par un physique avare, n'acceptant plus les railleries de ses camarades en cours de gym, refusant de devoir regarder les filles de loin, de très loin, PANTERA a décidé de se mettre à la musculation. C'était en 1988. Les première années glam n'ont pas été tendres pour le combo, il suffit de regarder leurs première pochettes d'albums toutes plus immondes les unes que les autres. Comme il parle de loin, PANTERA mettra du temps voir son corps changer (ce qui n'est pas sale, doit-on encore le répéter ?). La prise de coffre entraperçue sur le très médiocre "Power Metal", déjà le quatrième album du groupe, ne donnera lieu à un mieux esthétique que deux ans plus tard. Et "Cowboys From Hell", tiré vers le devant de la scène médiatique par un "Cemetery Gates" parfaitement calibré recueillera des suffrages mérités.

Le jeune homme, nettement plus à l'aise dans ses nouvelles baskets, ne se repose pas pour autant sur ses lauriers. Il continue à soulever de la fonte, à ciseler un corps qui ressemble déjà à quelque chose. Et il décide un jour de février 1992 de laisser aller son nouveau penchant, et le fait est rare chez les habitués des séances de rameurs, steppers et autres appareils de torture, pour la violence. Marre de ressasser sans cesse un passé douloureux, l'heure est aux règlements de compte. Et c'est parti pour la castagne.

Pour ce faire, PANTERA dispose de plusieurs armes. Tout d'abord, des amplis guitares à transistor qui lui donnent ce son si particulier, auquel il manque la chaleur des lampes mais absolument énorme et hargneux au possible. Et la gloire venue, Dimebag Darrell deviendra le plus grand exemple pour tous les distributeurs d'amplis à transistors de la planète, devant lutter contre la réputation peu enviable et somme toute méritée de l'objet. Ensuite, une basse elle aussi énorme, à la présence indispensable. Le line-up n'est constitué que d'un seul guitariste et le groupe refusera de tricher en adjoignant aux soli asociaux de Dimebag une rythmique d'appoint. La quatre-cordes remplit donc le spectre sonore lors des exercices digitaux du regretté gratteux avec un argumentaire saturé et ronflant. Troisième instrument de combat, le chant transformé de Phil Anselmo, énorme, qui épouse des contours plus clairement hardcore que metal (pour l'époque). Dernière pièce à l'inventaire, ce groove énorme qui n'est jamais évident à définir, ni à expliquer. Le succès de l'album, qui dépasse le statut déjà enviable de "Cowboys From Hell" lui ouvrira la voie à une étiquette originale, apanage des plus grands. Et comme les journaleux aiment faire simple, ils diront vite que PANTERA joue du power metal, rappel d'un opus à l'époque passé inaperçu, et tentative de différenciation, ma foi réussie, avec un thrash avec lequel il ne partage pas toutes ses envies.

"Vulgar Display Of Power" est donc, surtout au regard de son temps, énorme. Il est aussi vulgaire et épuisant, sent le houblon digéré mais sait pourtant nous prendre par les sentiments avec ce "Hollow" conclusif, d'une beauté merveilleuse qui pleure les affres d'une vie remplie d'épreuves à l'aune de sentiments perdus dans la rosée d'un matin blême et orgueilleux (en fait juste un morceau très bien écrit) et cette cinquième piste qui fait écho à "Cemetery Gates" dans un registre musicalement assombri. Meilleure galette du combo, indispensable à la connaissance du metal, la seule œuvre aussi puissante et référentielle oeuvrant dans un style très comparable n'est autre que le "Burn My Eyes" de MACHINE HEAD. C'est dire sa valeur.

Bien sûr, comme tous les autres éphèbes qui ont entamé leur processus de gonflette musculaire, PANTERA n'a pas su s'arrêter. Il continuera à ne se nourrir que de Mass2000, commencera les injections et finira vite déformé et horriblement huilé, comme l'atteste le surdimensionné "Far Beyond Driven", monument de testostérone ayant perdu toute notion de mesure et d'équilibre. Mais là n'est pas le propos de cette chronique qui se termine donc avec ce dernier point à droite du e.

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   (3 chroniques)



- Phil Anselmo (chant)
- Dimebag Darrell (guitare)
- Vinnie Paul (batterie)
- Rex (basse)


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4. Fucking Hostile
5. This Love
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10. By Demons Be Driven
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