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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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SUMMONING - Dol Guldur (1996)
Par VOLTHORD le 20 Mai 2015          Consultée 2126 fois

"Lugburz" était un prélude solide, "Minas Morgul" un premier chapitre prometteur, première phrases d’une prophécie annonçant un avenir glorieux. "Dol Guldur" est l’album qui confère à SUMMONING son aura légendaire.

"Dol Guldur" a pourtant tout de l’album contemplatif, rébarbatif et cheap. Il construit avec une lenteur pachydermique le mur qui délimite l’empire des Autrichiens.
Il pose fermement les pierres, marque l’esprit par ses images, marque les cœurs par ses mélodies, marque les frontières autant que les limites des idées de Silenius et Protector.

Comme la forêt à laquelle il fait référence, "Dol Guldur" est dense et opaque et on ne voit au travers qu’après un temps d’adaptation. La tâche n’est pas rendue facile par un son étrangement inférieur à celui de "Minas Morgul". Une longue ballade dont on a du mal à voir le bout. Mais c’est dire qu’au bout, il y a ce final caverneux où un Protector impérial grommelle sa rage et mâche sa mélancolie.

D’abord facile d’approche avec un "Nightshade Forests" à la mélodie facilement ingérable et des variations aisément intégrées, "Dol Guldur" s’étoffe sans toujours s’enrichir, s’étire dans tous les sens. Le nocturne "Elfstone", avec ses trompettes de guerre presque timides de leur présence, entre le brouillard et le brouillon (le son, pas la compo), filent une toile lancinante dont une conclusion tout en finesse confère définitivement à l’art des Autrichiens l'étiquette "cinématique". Légèreté aussi sereine que déprimante sur "Khazad Dûm", éclaircies de pleines lunes sur un "Kôr" dont on peine à voir le bout.

Il faut s’imprégner jusqu’au bout, appréhender chaque mélodie comme une strate, la comprendre comme un rouage dans une machine à rêves et à images. Et la tâche n’est pas rendue aisée par des tempos peu dynamiques, et une production homogène qui donne à l’ensemble des compos un gimmick routinier.

Meilleur album de SUMMONING pour beaucoup (et le plus vendu selon Encyclopedia Metallum), intouchable même aux yeux de certains, je n’ai pour ma part jamais classé "Dol Guldur" parmi les indispensables des Autrichiens. Car il est répétitif dans tous ses recoins, fantasque et agaçant. SUMMONING, en laissant de côté les riffs (le ciment du black metal qui s'évapore), se concentre sur la pile d’or qu’est le génie de ses claviers... sans forcément se rendre compte qu’il est assis sur l’Arkenstone : ces riffs déchaînés magnifiés sur un "Stronghold" imbattable. Car c’est bien sur "Stronghold" que les riffs trouveront l’étiquette de SUMMONING-iens.

Sans grandes explosions ni sautes d’humeurs orageuses qui feront la caractéristique de "Stronghold", "Dol Guldur" est acclamé pour sa dimension contemplative, fondamentalement mélancolique. Bizarrement, cela n’est que très rarement pour en dire du mal. Il faut cependant bien se rendre compte que ceux qui découvriront le groupe avec "Land Of The Dead" ne trouveront pas forcément le dynamisme ni même la finesse de ses variations. "Unto A Long Glory", dont les pianos pourraient rappeler ce titre clé de "Oath Bound", semble diluer toutes ses bonnes idées dans un flot qui peine à s’organiser et tombe dans une répétition mal pensée.

Là où j’ai toujours trouvé cet album plus faible que toutes les productions qui s’ensuivront, il est finalement impossible de ne pas admettre qu’il demeure l’alpha et l’omega de SUMMONING. Déballement de perles mélodiques, diversifié dans les ambiances, mais toujours assez similaire dans leur développement et dans leur approche, "Dol Guldur" varie autant qu’il reste le même : en cela, il est typiquement à l’image de ses géniteurs.

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   (3 chroniques)



- Protector (guitares, claviers, vocaux)
- Silenius (basse, claviers, vocaux)


1. Angbands Schmieden
2. Nightshade Forests
3. Elfstone
4. Khazad Dum
5. Kor
6. Wyrmwater Glaurung
7. Unto A Long Glory...
8. Over Old Hills



             



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