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MANOWAR - Sign Of The Hammer (1984)
Par ERWIN le 18 Juin 2018          Consultée 1197 fois

Les hommes de guerre sont les dieux du monde de la musique en cette année 1984 ! Après avoir atomisé les non-croyants avec "Hail To England", les voilà qui remettent le couvert quelques mois plus tard avec ce "Sign Of The Hammer". Maîtres du Metal Épique, MANOWAR investit cette fois discrètement le territoire des dieux nordiques puisque Mjolnir, le Marteau de Thor, est sur la pochette et que le dieu du tonnerre dispose de son hymne dans les titres du disque. On joue sur du velours avec un gant d'acier, la basse de Joey DeMaio va rugir de bout en bout avec une maestria qui reste aujourd'hui inégalée. Cet album correspond au firmament de la carrière d'instrumentiste du natif d'Auburn, il est partout, et il devient difficile de survivre à ses côtés. Le niveau des autres s'en ressent car Eric n'a jamais aussi bien chanté, Ross tire des solos incroyables de ses guitares et Scott frappe comme un sourd sur sa batterie d'acier. Le résultat se révèle inespéré.

Évacuons tout d'abord le plus superficiel : Le titre éponyme "Sign Of The Hammer" n'a rien de bien transcendant si ce n'est un refrain magistral et une jolie fin en cavalcade. La composition débutant l'opus "All Men Play On 10" en forme d'hommage déguisé à la maison de disques - Ten Records - qui a bien voulu les héberger, aurait pu sortir de leur premier album, tant il ressemble à du KISS en plus lourd. Efficace cela dit, c'est très bien foutu.

Attaquons le menu : vous trouverez une bonne fessée avec "Animals" qui dispose d'un rythme trépidant et dispense une certaine folie sexuelle. MANOWAR aimera toujours dispenser des titres à fortes consonances sexuelles, réduisant plus qu'à leur tour les femmes au statut de femelles soumises et disciplinées. L'idée était déjà farfelue en 84, totalement hors de propos en 2018, on est bien d'accord. M'étonnerait pas que ce faux-jeton de Joey aime les dominatrices finalement. Ross The Boss n'a jamais été très concerné par les paroles de ses chansons, il a clairement tendance aujourd'hui à les dénigrer et à se dissocier des délires de son ex-collègue. Il faut dire qu'il est déjà père de famille, tout comme Eric et Scott.

Avec "The Oath" on rentre dans le vif du sujet. Ce titre speed, sous amphétamines est une véritable révélation pour mes oreilles en 84. Les paroles sont épiques et superbes, l'orchestration et la technique des musiciens sans failles. Des solos incroyables de Ross le ponctuent et lui donnent une identité très sauvage. Je le préfère largement à "Kill With Power" mais Joey ne l'a que rarement sélectionné pour la scène. Quel dommage, ce titre est une tuerie.

Souvenez-vous, nous évoquions précédemment le Metal Épique ? Les morceaux restants le sont tous, d'une manière certes presque exagérée, mais c'est ce qui fait toute la folie de MANOWAR. "Mountains" est à la fois Ambient et lourd, drivé par la huit-cordes céleste de Joey, des arpèges inhabituels à la basse, et les claviers de Ross donnent à l'ensemble un look sublime de réalisme. Le solo est à la huit-cordes, les hommes de guerre ne font rien comme personne, le résultat est stupéfiant.

Qui ne connaît pas "Thor" dans la salle ? Personne n'est-ce pas ? Si MANOWAR a jamais composé un hymne du Metal Épique, le voilà. Je lui préfère certes "Army Of The Immortals", mais cette ode au fils d'Odin a une classe phénoménale. La rythmique et les riffs sont inoxydables, le chant d'Eric est magnifique, aérien et puissant à la fois, avec un cri d'une puissance démentielle sur la fin, le solo de Ross met tout le monde d'accord. Ce morceau est juste légendaire.

Il n'en reste qu'un... Deux dites-vous ? Bof, accusez la mégalomanie galopante du maître des lieux Joey DeMaio, qui a choisi d'intégrer une intro en forme de solo de basse à "Guyana". Mais "Thunder Pick" n'est pas désagréable, malgré certains côtés brouillons et délibérément distordus. Il crée une ambiance parfaite pour imposer l'immense "Guyana" au firmament des chansons de notre ex XXème siècle. Cette chanson en forme d'avertissement qui évoque le suicide collectif de la secte du Guyana de Jim Jones est le symbole même de MANOWAR. Cette basse incroyable, qui drive de bout en bout les divers passages, est tout bonnement unique en son genre. Ou alors citez-moi un exemple comparable, je n'en connais point. Nous touchons au sublime, et je connais fort peu de gens qui résistent à son attractivité, quels que soient leurs goûts.

Alors, mes biens chers frères, vous avez saisi le message. Allez derechef acheter "Sign Of The Hammer" chez votre revendeur local, à défaut chapardez-le dans la disco de vos vieux. Tout amateur sérieux de musique se doit de l'avoir dans sa discothèque. MANOWAR, je le confirme donc, est en 84 au sommet du toit du monde.

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   (3 chroniques)



- Joey Demaio (basse)
- Eric Adams (chant)
- Ross The Boss (guitare, claviers)
- Scott Colombus (batterie)


1. All Men Play On Ten
2. Animals
3. Thor (the Powerhead)
4. Mountains
5. Sign Of The Hammer
6. The Oath
7. Thunderpick
8. Guyana (cult Of The Damned)



             



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