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MANOWAR - Kings Of Metal (1988)
Par AKRON le 4 Février 2007          Consultée 25928 fois

Kings Of Metal a été mon premier album de MANOWAR, qu’on m’avait offert pour un anniversaire. J’avais peu accroché à ce disque sur le moment, peu habitué à ce type de metal, moi qui étais plutôt familier, à l’époque, de RHAPSODY ou ANGRA. Du gros son, une musique simple, des paroles ridicules, une prétention incroyable, le summum étant atteint avec « Pleasure Slave ». Bon, c’était il y a quelques années, et je suis devenu depuis un amateur acharné du quartette. Mais ce qui n’a pas changé, c’est que je zappe quasi systématiquement « Pleasure Slave ». Et je maudis toujours le groupe d’avoir foutu cette bonus track en plein milieu du disque.

Kings Of Metal est un album majeur de MANOWAR. Pas mon préféré, certes, mais majeur, à plusieurs niveaux. Premièrement, il marque un point culminant de la carrière du groupe, qualitativement parlant. Les albums suivront ensuite à un rythme de plus en plus lent (jugez plutôt : 6 albums pour la période 82-88, et depuis 88 seulement 3 (le quatrième se faisant, au moment où j’écris ces lignes, toujours attendre) et connaissant une chute qualitative indéniable. Kings Of Metal est aussi l’apogée du style MANOWAR, ici un mélange entre purs hymnes heavy et métal épique plus racé (comme on en trouvait à la pelle sur Into Glory Ride ou Sign Of The Hammer), grandiloquence et simplement grandeur. Enfin, Kings Of Metal est surtout le dernier album du groupe avec son « grand » line-up, puisque Ross « The Boss » quittera le navire et sera remplacé, mais jamais égalé, sur les albums suivants.

Album majeur, comme je le disais, mais pénalisé, à mon goût, par certains titres dispensables. Evidemment, « Pleasure Slave » en tête. 5’38 d’ennui. On rigole une fois ou deux, mais le titre est poussif, inintéressant et casse complètement le rythme de l’album en tombant comme un cheveu sur la soupe, surtout entre deux titres absolument excellents, j’ai nommé « Kingdom Come » et « Hail & Kill ». Une faute de goût dont je ne me suis toujours pas remis. J’en pleurerais si j’avais pas peur de passer pour un « false ».
Moins grave, « Sting Of The BumbleBee », reprise façon bass-hero de Rimsky-Korsakov, est un morceau plaisant, mais foncièrement inutile. Un peu comme laisser les soli sur un CD live : ce qui peut être intéressant visuellement le devient beaucoup moins à l’oreille. Bon, c’est sympathique, mais pas incontournable, loin s’en faut.
Dernier point négatif, le long morceau narratif « The Warrior’s Prayer » qui introduit « Blood Of The Kings ». Bien trop long pour une introduction, on ne peut pas non plus le considérer comme un vrai titre. Ce qu’on veut, c’est du putain de heavy metal, pas qu’on nous raconte des histoires. Y’a assez du gouvernement, sans blague. Mais je m’égare. Bref, c’est intéressant à écouter une fois, mais c’est pas du Shakespeare (loin s'en faut) et nous laisse désagréablement dans l’attente d’un vrai morceau.
Voilà, j’ai fait le tour de ce qui me déplaît vraiment dans ce disque, les trois pistes qu’en général j'exclus de mon écoute. Parmi les plus inutiles de MANOWAR, à mon avis.

Il nous reste maintenant sept titres. Et ces sept là sont parmi les meilleurs de MANOWAR. Du heavy metal bas du front, puissant, qui donne envie de hurler à l'unisson d'Adams, le poing en l’air, l’écume aux lèvres. Parmi eux, deux titres que j’ai longtemps mésestimés, « Blood Of The Kings » et « Wheels Of Fire ». Il n’y a en fait pas grand-chose à dire. Ca sent la sueur, la poudre, le sang et le fer chaud. Mais Kings Of Metal sait aussi varier les plaisirs, avec un « Kingdom Come » lumineux, qui par l’utilisation de ses chœurs n’est pas sans rappeler QUEEN, sur « Princes Of The Universe », notamment. C’est aussi de l’épique sur « The Crown And The Ring », avec ses orchestrations et ses chœurs guerriers, et de l’émotion avec la ballade « Heart Of Steel », absolument magnifique. Quand mon moral tombe bas, j’écoute cette chanson avec le volume à fond et ça me redonne toujours du courage. Rien que pour ça, merci MANOWAR.
Or donc. Cet album n’est pas mon préféré du groupe, je l’ai dit plus haut. Ce n’est peut-être même pas leur meilleur, plombé qu’il est par environ un quart de « déchet ». Mais rien que par la qualité des autres morceaux, Kings Of Metal mérite la note maximale (en plus j’ai peur de me faire tabasser par DeMaio s’il vient à se rendre compte que j’ai mis seulement 4 à ce disque). Bref, un classique, si vous ne le possédez pas c’est que vous êtes un whimp and poser. Et là, je ne peux plus rien pour vous.

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   (6 chroniques)



- Joey Demaio (basse)
- Eric Adams (chant)
- Ross The Boss (guitare, claviers)
- Scott Columbus (batterie)


1. Wheels Of Fire
2. Kings Of Metal
3. Heart Of Steel
4. Sting Of The Bumblebee
5. The Crown And The Ring (lament Of The Kings)
6. Kingdom Come
7. Pleasure Slave
8. Hail And Kill
9. The Warrior's Prayer
10. Blood Of The Kings



             



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