Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (7)
Questions / Réponses (1 / 2)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Masterplan, Saxon, Jorn, Jag Panzer, Doro, Dio, Chastain, Astral Doors, SortilÈge
- Membre : Lonewolf, Architekt, Hellfest Open Air Edition, Virus Iv
- Style + Membre : Beautiful Sin
 

 Site Officiel (342)
 Soundcloud (354)
 Chaîne Youtube (220)

NIGHTMARE - Genetic Disorder (2007)
Par POWERSYLV le 25 Novembre 2007          Consultée 7865 fois

Un peu plus d’un an après le bon "The Dominion Gate" (fin 2005) qui a vu la toute nouvelle mouture de NIGHTMARE (avec les deux derniers arrivés, à savoir les jeunes guitaristes Alex Hilbert et Franck Milleliri) et après plusieurs concerts ayant émaillé l’année 2006, NIGHTMARE retourne en studio pour préparer son sixième album, sous la houlette de Fredrik Nordström et d'Henrik Udd. Les Grenoblois ont à la fois le désir de revenir aux sources du Metal et de moderniser leur son. C’est alors un groupe soudé qui compose le futur "Genetic Disorder" puis voilà nos amis partis pour le fameux studio Fredman, lieu culte de la scène extrême mélodique scandinave.

Et force est de constater que NIGHTMARE a mis ici tous les moyens de ses ambitions car le résultat est surprenant (en bien) même si "The Dominion Gate" pouvait déjà présager de ce désir de modernité et de redéfinition. Avec ce Désordre Génétique, NIGHTMARE n'a pas cherché à cloner l'A.D.N. du Metal mais à restituer l'image du NIGHTMARE vigoureux et efficace qui est celui de la cuvée 2007 : un Heavy toujours mélodique, toujours bien produit, toujours bien joué et chanté mais débarrassé d'oripeaux passés qui (et le groupe l'a bien compris) n'étaient pas fondamentalement nécessaires pour faire parler la poudre. Et Dieu sait que ça va péter en concert.

Toujours dans sa veine Heavy/Power Metal mélodique, NIGHTMARE n'oublie pas comme de coutume d'alterner des tempi et des couleurs différentes, bien que l'on reconnaisse toujours le combo par une caractéristique essentielle : le chant. Jo Amore a toujours ce timbre soigné, puissant et maîtrisé reconnaissable entre mille : la puissance d'un Ronnie James Dio mixée avec la finesse d'un Klaus Meine. Sans doute un des meilleurs chanteurs portant haut les couleurs du Metal français. Pas pour rien que pas mal le surnomment "le Dio français", suffit d'ouvrir grandes ses oreilles par exemple sur le mid-tempo "Queen Of Love & Pain". En parlant de mid-tempo, "Nothing Left Behind" qui ouvre le disque sous forme de marche conquérante est plutôt fameux : MANOWAR n'a qu'à bien se tenir. Le refrain est plus nuancé. Fil rouge avec l'album précédent par son titre, "The Dominion Gate (Part II)" exploite le côté plus sombre de NIGHTMARE.

Il y a de bonnes poussées d'adrénaline là-dedans avec de sacrées speederies : rarement NIGHTMARE n'avait fait aussi bien dans ce créneau. "Battleground For Suicide" est un fort bon exemple et va faire trembler bien des scènes. Un hymne en devenir, sans aucun doute avec son refrain fédérateur. Idem pour "Conspiracy", efficace qui rentre dans la tête en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Les deux jeunes guitaristes jouent dorénavant un rôle important au sein d'un combo qui a décidé de remettre les six cordes au premier rang... Et c'est tant mieux car l'impact n'en est que renforcé. Du NIGHTMARE "brut". A côté de ce "Genetic Disorder", le pourtant bon "Cosmovision", c'est du Hard FM. Les riffs sont des fois à la limite du Thrash et les deux gratteux sont parfaitement en osmose pour se partager les parties rythmiques et les soli (celui de "A Thrill Of Death" est particulièrement superbe).

Ah oui, on parlait de parties quasi Thrash... Sur "The Winds Of Sin", on croirait presque entendre du ARCH ENEMY (véridique !) au niveau du rythme et des guitares à la fois brutes et mélodiques. Ajoutez à cela le final apocalyptique avec les cris de Jo, c'est du délire. Impressionnant. NIGHTMARE évolue donc de façon plus extrême tout en gardant ses fondamentaux (faut pas charrier, c'est quand même pas du Death, je vous rassure). On a même le bassiste Yves Campion qui s'essaie ponctuellement à la voix gutturale ("Conspiracy", "Final Procession") : une première pour le groupe. Impact assuré. Serait-ce le fait d'avoir trop fréquenté AFTER FOREVER :) ? La batterie contribue aussi largement à cette vigueur "Nightmarienne" : David Amore s'en donne à coeur joie, le frangin n'a jamais été aussi redoutable. Sur "Battleground For Suicide" (encore lui :) ), il explose tout et gère même les changements de rythme avec précision ("Forsaken Child").

Qui aurait crû à sa reformation que moins d'une dizaine d'années après NIGHTMARE aurait été capable de muter au point d'en devenir plus vigoureux et Metal que jamais ? Pas d'expérimentation ici ("Silent Room" est loin, bien loin), c'est un groupe fait de chair et de sang qui s'offre à vous sur ce "Genetic Disorder". Une réussite pour ce groupe surprenant qui mérite amplement plus de reconnaissance ici et ailleurs. La classe.

Note réelle : 4,5/5.

A lire aussi en HEAVY METAL par POWERSYLV :


REVENGE
Sticked To Your Back (2003)
Heavy metal




SAXON
Denim And Leather (1981)
Heavy metal

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   POWERSYLV

 
   DARK SCHNEIDER

 
   (2 chroniques)



- Jo Amore (chant)
- Alex Hilbert (guitare)
- Franck Millileri (guitare)
- Yves Campion (basse)
- David Amore (batterie)


1. Nothing Left Behind
2. Battleground For Suicide
3. Queen Of Love & Pain
4. Conspiracy
5. Leader Of The Masquerade
6. Final Procession
7. The Dominion Gate (part Ii)
8. The Winds Of Sin
9. Forsaken Child
10. A Thrill Of Death
11. Wicked White Demon
12. Dawn Of Darkness



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod