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NIGHTMARE - Dead Sun (2016)
Par JEFF KANJI le 18 Mars 2017          Consultée 1078 fois

7 Juillet 2015 : Jo Amore suivi par son frère David, annonce son départ de NIGHTMARE pour différends irréconciliables avec Yves Campion, son pote de trente ans qui tient les rênes du groupe depuis sa reformation il y a quinze ans. Il semble en effet, à l'écoute du moyen "The Aftermath", que quelque chose déconnait chez les Français. Les deux frères, partis fonder OBLIVION dans le but de retrouver l'esprit NIGHTMARE qui s'est humainement délité selon les propos du chanteur, le trio Campion/Milleliri/Asselberghs a dû sans doute douter, jusqu'à trouver les ressources suffisantes en dénichant deux monstres : Oliver "Piv" Casula, batteur que j'ai connu à l'époque où il défendait fièrement le Metal bourguignon au sein de SAMMSARA ou encore THALIDOMIDE, et fils spirituel d'un Mike Portnoy qui se serait pris de passion pour l'extrême. Préservant le mystère un bon moment, NIGHTMARE en dévoilant son nouveau line-up voit Jo Amore remplacé par une femme, et pas n'importe laquelle puisque c'est la talentueuse Maggy Luyten qui désormais prête son gosier en acier trempé aux compositions de ce "Dead Sun".

Sur ce nouvel opus, on sent le groupe se libérer. Si les premiers titres et la pièce finale "Starry Skies Gone Black" montrent une continuité avec le style dépouillé et sombre de "The Aftermath", sans le recours aux orchestrations qui avaient tant embelli "The Burden Of God" mais avec toujours des riffs en acier trempé. Mais on remarque vite que les mélodies s'invitent très régulièrement et que le propos ne sera plus aussi aride, bien que le style de Heavy pratiqué par le groupe ait toujours été fort en testostérone.

C'est davantage d'un single comme "Ikarus" ou de la pièce-titre que va venir le salut de NIGHTMARE et l'aube d'une évolution certaine. Sur ces titres, Magali Luyten nous prouve qu'elle est une femme (ce que l'introductif "Infected" aux vocaux gutturaux tirant sur l'extrême ne permet pas vraiment de constater). Yves Campion et Franck Milleliri sont amateurs d'extrême depuis longtemps mais n'avaient jamais osé apporter ces influences de façon aussi poussée dans la musique du groupe, sans doute aussi pour contenter un Jo Amore ardent défenseur d'un Heavy plus traditionnel. Libéré de toute contrainte, et pouvant compter sur un Matt pleinement impliqué, la flamme s'est ravivée, et il y a une sacrée différence avec "The Aftermath", jusque dans l'artwork qui délaisse pour la première fois les camaïeux utilisés depuis la reformation pour des couleurs froides et un rendu moins metallique.

Parlons musique : David Amore avait un jeu extra pour le style pratiqué, et l'actuel batteur de SANGDRAGON s'en tire à merveille. N'ayant rien à lui envier techniquement, Piv est un batteur créatif qui sait comment alterner plans techniques et martelage de fûts. Magali Luyten c'est juste l'une des voix rauques les meilleures du circuit, la seule capable de battre Doro sur son propre terrain. Jusque là confinée dans un anonymat relatif, ses deux précédentes formations VIRUS IV et BEAUTIFUL SIN n'ayant pas tenu la distance, Magali Luyten a aujourd'hui une occasion de montrer à ceux qui ne la connaissaient pas encore que la Belgique regorge de talents (je pense à Johan Nunez aussi, embauché chez FIREWIND, dont je viens de terminer la rédaction du dernier opus).

Le Heavy de NIGHTMARE semble donc un poil plus agressif sur "Dead Sun" mais il est surtout débridé, la formation semblant rien ne se refuser, flirtant avec les genres connexes quand ça la prend, par le biais d'un riffing plus acéré ou d'un chant plus rugueux, voire growlé. "Infected" qui ouvre l'album possède carrément des côtés ARCH ENEMY avant que le refrain ne prenne un aspect Power teuton plus marqué. "Of Sleepless Mind" montre le visage plus habituel des Français avec ce côté vindicatif impulsé par la nouvelle vocaliste qui semble avoir à cœur de s'imposer d'emblée, ce qu'elle parvient à faire sans trop de soucis. Le chant Dio-esque de Jo Amore pourra manquer, mais le groupe a su faire preuve d'un sens des affaires et d'un choix artistique des plus sagaces pour prendre un nouveau départ, évitant par la même occasion les comparaisons entre passé et avenir.

Difficile de savoir ce que donnera la suite, mais NIGHTMARE semble s'être remis sur de bons rails avec cette nouvelle formation et ses dix compos de belle facture, bien qu'inégales, le très bon alternant le passable ("Tangled In The Roots" ou "Indifference" ne resteront pas dans les annales par exemple). Mais "Red Marble & Gold", lourd à souhait, "Serpentine" ou le plus nuancé "Dead Sun" (où Maggy nous rappelle qu'elle sait aussi chanter plus en nuance) sauront sans doute satisfaire votre soif de Metal en fusion. Un album encourageant de la part des Français qui parviennent à tourner la page sans trop de casse.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Magali Luyten (chant)
- Yves Campion (basse, chœurs)
- Franck Milleliri (guitare)
- Matt Asselberghs (guitare, chœurs)
- Olivier 'piv' Casula (batterie)
- Édouard Verneret (claviers)


1. Infected
2. Of Sleepless Mind
3. Tangled In The Roots
4. Red Marble & Gold
5. Ikarus
6. Indifference
7. Dead Sun
8. Seeds Of Agony
9. Inner Sanctum
10. Serpentine
11. Starry Skies Gone Black



             



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