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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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DARK TRANQUILLITY - Fiction (2007)
Par ALANKAZAME le 12 Avril 2007          Consultée 12696 fois

C’est vraiment dur de chroniquer son groupe préféré, mais quand en plus il s’agit d’un groupe comme DARK TRANQUILLITY, qui est sans aucun doute l’une des formations les plus respectées du metal extrême tout entier, qui plus est considéré comme le combo fondateur du mouvement Death Mélodique avec ces deux illustres collègues que sont AT THE GATES et IN FLAMES, c’est carrément très dur ... Et comme rien n’est jamais facile pour un chroniqueur qui vit d’amour et d’eau fraîche comme moi, il fallait en plus que "Fiction" trouve le moyen de me décevoir au plus haut point. A ma frustration personnelle s’ajoute donc l’angoisse de m’attirer les foudres des nombreux fans de ce groupe devenu culte ... Ah non mais je vous jure ça peut vraiment être une sacrée galère de rédiger une chronique ...

Vous connaissez peut être MORS PRINCIPIUM EST, un groupe de Death Mélodique tout jeunot qui nous vient tout droit de Finlande. C’est sympa MPE, ça produit de bons albums, bien classiques, bien dans l’air du temps, rigoureux d’un point de vue technique, mais pas originaux pour un sou. Eh bien pour les quatre premières pistes de Fiction, DARK TRANQUILLITY nous a fait du MORS PRINCIPIUM EST : ça va vite, c’est tout plein de riffs bien lourds, avec des vocaux black metalleux parfaitement maîtrisés et plus traditionnels que jamais, et c’est truffé de synthétiseur et de samples dans tous les coins. Imaginez quel fût mon désarroi à l’écoute de pareilles pistes : « mais nom de Zeus », ai-je fini par me dire au bout de deux écoutes, « c’est quoi ce bordel ? Ils m’ont filé l’album d’un autre groupe ? ». Ah, pas de bol, il s’agit bel et bien du nouvel opus de DARK TRANQUILLITY ... Quelle trahison ! Comment DARK TRANQUILLITY, qui a toujours su faire du DARK TRANQUILLITY, rien que du DARK TRANQUILLITY et que du DARK TRANQUILLITY, et qui est toujours parvenu à innover dans son propre genre, a-t-il pu se pervertir dans une telle entreprise de banalisation de sa musique ?! Où sont les mélodie folles de "The Gallery" et "The Mind’s I" ? Les expérimentations électroniques de "Projector" ? Les vocaux inoubliables et la fusion parfaite des samples et des guitares de "Damage Done" ?! Qu’est ce que ce que c’est que ce foutu Mélodeath ultrabasique et atrocement moderne ? Mais qu’est donc devenu DARK TRANQUILLITY sacré bon sang de bon soir ?!

"Icipher" rassure, mais n’efface en rien le scepticisme du fan que je suis devenu au fil des ans. Dans la droite lignée des titres de "Character", cette piste expose la face la plus efficace mais aussi la plus classique, que dis-je, la plus bornée de DARK TRANQUILLITY. Il faut attendre la sixième piste pour enfin retrouver le DARK TRANQUILLITY intimiste auquel on était jusque là habitué. "Inside The Particle Storm", le titre le plus sombre que le groupe n’a sans doute jamais composé, émouvant au possible, prenant véritablement aux tripes, me permet de retrouver mon groupe fétiche tel que je l’aime ... Mais pourquoi nous infliger tant de bassesses s’étalant sur 5 pistes avant de nous permettre d’écouter ce titre tellement meilleur que ses prédécesseurs qu’on le croirait issu d’un autre album ? Est-ce un test, destiné à mettre à l’épreuve les nerfs de l’auditeur fanatique ? On en sait trop rien lorsqu’on tombe sur "Empty Me" qu’on imaginerait tout droit sorti des sessions d’enregistrement de "The Mind’s I" : les mélodies guitaristiques fusent de toutes parts à 200 à l’heure et de folles mélodies nous font headbanger à en perdre la tête (« jeu de mot ! » hem ...). Après la banalisation et l’innovation, le retour au source ?

A cette question je réponds oui ! Est-ce une réussite ? Dans le cas précédemment évoqué, sans aucun doute, concernant la suite : rien n’est moins sûr ! J’avais vraiment envie que Stanne recourt à nouveau au chant clair pour cet album, mais à l’écoute de ses abjectes performances sur le tellement simpliste "Misery's Crown", j’en viens à me demander s’il ne serait pas plus sage qu’il y renonce définitivement ... "Focus Shift" reprend les ingrédients de "Empty Me" en y ajoutant quelques épices électroniques, et le très surprenant "The Mundane And The Magic" laisse sur le cul tant son refrain niaiseux et popisant est insupportable pour tout fan de DARK TRANQUILLITY un tant soit peu conservateur qui se respecte : mais qu’est ce que c’est que cet immonde chant féminin odieusement pop-rock ? Chez IN FLAMES, ça peut passer, mais par tous les dieux de l’Olympe, comment DARK TRANQUILLITY peut-il avoir recours à une telle perversion ?! D’autant plus que le reste du titre n’est pas si mal, Stanne assure toujours autant lorsqu’il recourt à ses vocaux black-metalleux hérités de l’époque "The Gallery"/"The Mind’s I". Mais ce refrain indescriptible tant il est mauvais rend ce titre tellement médiocre qu’on ne saurait supporter son écoute sans renier l’album tout entier.

Des titres au plus corrects débordant de banalité, deux brefs retours aux sources des plus convaincants, un petit monument d’émotion et quelques (rares, mais tout de même) grosses daubes qu’on ne saurait supporter bien longtemps, voila de quoi est fait ce nouvel album de DARK TRANQUILLITY. La musique est simplifiée (surtout en ce qui concerne les guitares), les titres se suivent et se ressemblent, le retour au chant clair est un échec retentissant, et les quelques tentatives de modernisation font beaucoup de mal à l’originalité et à l’identité du groupe. Avec Fiction, DARK TRANQUILLITY sombre dans la banalité et contourne toute forme d’innovation sans pour autant chercher à se perfectionner dans son propre style, deux choix qui lui ont pourtant particulièrement réussi par le passé. Ce septième album est au mieux correct, au pire foiré. S’il pourra contenter les amateurs occasionnels de Death Mélodique version XXIème siècle, il n’est sûrement pas prêt de réconcilier le genre avec les sceptiques et déçoit déjà de nombreux fans. On espérait mieux d’un groupe aussi respectable que celui-ci... Car il faut bien le dire, en cette année 2007, DARK TRANQUILLITY, contre toute attente, s’est laissé aller et a choisi la voix de la facilité (jusqu’à la cover qui est d’une fadeur rarement égalée, chose à laquelle le groupe ne nous a pas habitué non plus). Les fans n’ont plus qu’à espérer que l’avenir de DARK TRANQUILLITY ne sera pas fait que d’album tels que celui-ci ...

NOTE :
- Pour les fans conservateurs : 2/5
- Pour les autres : 3/5 (« bon album », rien de plus).

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- Mikael Stanne (chant)
- Martin Henriksson (guitare)
- Niklas Sundin (guitare)
- Michael Nicklasson (basse)
- Anders Jivarp (batterie)
- Martin Brändstörm (claviers & samples)


1. Nothing To No One
2. The Lesser Faith
3. Terminus (where Death Is Most Alive)
4. Blind At Heart
5. Icipher
6. Inside The Particle Storm
7. Empty Me
8. Misery's Crown
9. Focus Shift
10. The Mudane And The Magic



             



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