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THRASH/DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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ARCH ENEMY - Stigmata (1998)
Par ALANKAZAME le 22 Août 2006          Consultée 8098 fois

Ce qui est curieux avec ARCH ENEMY, c’est que ce groupe est carrément divisé en deux périodes. La première commence avec "Black Earth", en 1996, pour se terminer en 1999 avec le boulet de canon "Burning Bridges"… Et puis, du jour au lendemain, le chanteur Johan Liiva est remercié, pour être remplacé par… une chanteuse ! Ah ben oui forcément une charmante et robuste demoiselle blonde qui donne dans les vocaux death, ça intrigue tout de suite plus qu’un chevelu à la voix grave de base… Alors ARCH ENEMY s’est mis à vendre plein de disques… "Wages of Sin", le point de départ de cette seconde période, opta de manière flagrante pour une musique plus facile, moins imprévisible, moins lourde et, de manière générale, en rupture totale avec celle de la première période, ramenant le côté thrash au second plan, et reniant une voix tantôt thrash, tantôt death pour un chant black/death largement pompé sur celui de Michael Stanne (frontman de DARK TRANQUILLITY pour les incultes)… "Stigmata", point central de cette première époque, est aussi le second chapitre de l’œuvre des frères Amott, guitaristes au talent rarement égalé dans le petit monde du mélo-death… Nous ne sommes pas encore en présence du grand art dont feront preuve les deux gratteux sur "Burning Bridges", qui est, en ce qui me concerne, le meilleur album de l’ennemi de voûte… Toutefois ce "Stigmata" se classe sans le moindre problème parmi les meilleurs disques que le groupe ne réalisera jamais…

"Beast of Man", titre introducteur de ce second opus d’ARCH ENEMY, envoie la sauce dans le but évident de placer directement l’auditeur dans l’ambiance thrash/death mélodique qui caractérise le combo désormais culte… On retrouve la plupart des ingrédients de Black Earth, le LP précédent : gros riffs, son lourd et assez monumental, mélodies bien senties, envoyées lors des moments fort de la piste, sans pour autant être omniprésentes, batterie couillue, le tout complété par un chant death guttural très peu écorché, qui a parfois tendance à basculer dans un chant thrash donnant dans les graves.

Mais "Beast of Man" est loin de représenter à lui seul les 9 pistes (pour plus de 45 minutes de musique) de ce "Stigmata". Une variété plus que certaine de l’ensemble des titres, pas forcément évidente lors des premières écoutes, s’impose rapidement comme une vérité générale… C’est cette variété, faisant qu’aucun titre n’est meilleur qu’un autre, qui permet à "Stigmata" d’être un album prenant, homogène et redoutablement efficace sur tous les points. Outre "Beast of Man" et sa saturation assez bourrine, on trouve des titres plus fins, qui mettent clairement en avant les mélodies guitaristiques, comme le redoutable "Sinister Mephisto". Sur celui-ci, Liiva joue avec les registres, partant dans des vocaux blacks afin de varier les émotions sur un refrain en demi-teinte mené tambours battants… Les frères Amott, toujours au top de leur forme, nous offrent un ravissant petit solo qui ravira les oreilles les plus blasées… "Sinister Mephisto" est un titre en demi-teinte très intéressant qu’on prend plaisir à décortiquer. Le titre suivant, "Dark of The Sun", reprend les mêmes bases, mais avec une lourdeur nettement plus affichée, et une plus grande importance accordé au refrain qui rafle la majeure partie des mélodies de ce titre, pourtant très intéressant du point de vue de la fusion thrash/metal extrême.

Le côté thrash du combo suédois n’a jamais été autant exploité qu’avec le titre "Let The Killing Begin". Que ce soit dans les domaines musical et vocal, tout dans ce titre tend vers le thrash couillu à la KREATOR. La voix se fait claire, les guitares saturent presque sans cesse (même les mélodies semblent lourdes !), la batterie impose un rythme infernal, faisant de ce titre un fût haletant, qui envoie du bois du début à la fin. Tout simplement jouissif ! Après avoir entendu cela, on est comme choqué, tant on est surpris d’entendre les titres ""Black Earth et "Tears Of The Dead", qui tendent beaucoup plus vers le death mélo de base, allant jusqu’à inclure quelques samples dans la musique d’ARCH ENEMY ! Et le résultat est à la hauteur : chant death survitaminé, mélodies rapides, refrains en béton armé… ARCH ENEMY semble déjà préparer son merveilleux album expérimental "Anthems of Rebellion", et se trouve être ici dans son meilleur élément.

Il serait dommage de passer outre les deux titres instru de cet album… D’autant plus qu’ils sont les seuls interludes instrumentaux que le groupe n’ait jamais réussi. Nous sommes loin des pistes acoustiques niaises ou des foutoirs heavy metal dont Amott raffolera par la suite sur "Anthems’" et "Doomsday Machine" mes amis ! Ainsi nous aurons doit à de superbes soli sur le sympathique titre éponyme, et à un émouvant piano encadrant les mélodies classiques des frères prodiges, sur le superbe "Vox Stellarum", un titre composé par Fredrick Nordstörm, qui a produit cet album, et qui contribue à ajouter quelques grammes de finesse dans ce petit monde de brutes…

Ce disque permet de retenir qu’ARCH ENEMY est un groupe unique au sein du death mélodique, de part le fait qu’il est en rupture totale avec le groupe fondateur DARK TRANQUILLITY… Les guitares sont tout aussi présentes, mais l’apport thrash, qui donne à ARCH ENEMY ce son lourd et ses passages saturés très caractéristiques des compos de Michael Amott, confèrent à ARCH ENEMY une face unique au sein de la scène mélo-death nordique… Pas la peine non plus de chercher des similitudes avec les groupes AT THE GATES ou IN FLAMES, passé les mélodies à la gratte (et encore), il n’y en a aucune. Autre élément typique de AE : les soli. Michael et Christopher Amott, sont, je le répète, d’excellents gratteux, et c’est aussi ce petit côté « guitar heroe » qui permet au groupe de se distinguer et de sortir de la masse…

"Stigmata" prend fin sur l’un des tous meilleurs titres d’ARCH ENEMY, j’ai nommé "Bridge of Destiny"… Le solo final, beau à pleurer, m’a d’abord fait penser que ce titre était une reprise d’un titre culte de rock dont j’aurais oublié l’auteur, tant tout ceci a l’air professionnel, tant les émotions qui s’en dégagent semblent familières… Mais il n’en est rien, et "Bridge of Destiny", composé par les deux frère Amott réunis, parvient à toucher en plein cœur, de la manière la plus imprévisible qui soit. C’est dans ces moments là, dans ce genre de moment fort, que je suis terriblement fier d’écouter du metal… Rien que pour cet instant de pur bonheur, "Stigmata" s’impose comme étant un album indispensable à tout adepte de death metal… Plus qu’un prélude, il est le chapitre complémentaire de l’album "Burning Bridges", que je trouve un poil meilleur… A eux deux, ils constituent l’essence même d’ARCH ENEMY, ce que le groupe a su faire de mieux au cours de sa carrière.

NOTE : 4.5/5.

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   (2 chroniques)



- Johan Liiva (chant)
- Martin Bengtsson (basse)
- Daniel Erlandsson (batterie)
- Michael Amott (guitare)
- Christopher Amott (guitare)


1. Beast Of Man
2. Stigmata
3. Sinister Mephisto
4. Dark Of The Sun
5. Let The Killing Begin
6. Black Earth
7. Tears Of The Dead
8. Vox Stellarum
9. Bridge Of Destiny



             



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