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THRASH-DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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ARCH ENEMY - Black Earth (1996)
Par ALANKAZAME le 17 Novembre 2006          Consultée 8724 fois

1995, Michael Amott, après avoir quitté Carcass, forme Arch Enemy. Bientôt rejoint par son frère, Christopher, il recrute Johan Liiva au chant, et Daniel Erlandson à la batterie… Et voila, Arch Enemy était né, et pouvait d’ores et déjà se tourner vers l’enregistrement d’un premier album courant février-mars 1996. Et comme il ne fallait pas faire les choses à moitié pour un premier essai, ils se sont offert les services de Fredrick Nordstrom et du prestigieux studio suédois Fredman, rien que ça. Black Earth est donc le point de départ de ce qui deviendra au fil des ans une véritable référence en matière de death mélodique.

Arch Enemy savait déjà bien faire les choses en matière de mise en bouche au début de sa petite carrière : Bury Me An Angel est une véritable tuerie. C'est rapide, enjoué, technique sans être pise de tête, le son est énorme (normal vu les moyens), les structures imparables, les soli à pleurer et bien entendu le chant laisse sur le cul. Tous les ingrédients étaient déjà réunis pour cuisiner le grand groupe que bon nombre de metalleux ne connaîtrons que bien plus tard (même si un oeuf pourri a malencontreusement atterri dans le plat en 2005).

Dans la plus pure tradition nordique, Arch Enemy accouche de mélodies grandioses et de riffs assassins tout simplement jouissifs. Cependant, un net penchant thrash éloigne l’ennemi de voûte des pères fondateurs que sont Dark Tranquillity, At The Gates et bien sûr le déjà très médiatique In Flames. Avec Arch Enemy, c’est bien simple : on fonce dans le tas en mettant le paquet sur tous les titres, et on ne s’emmerde pas à inclure trop souvent dans une musique plutôt pêchue et très rock’n’roll quelques influences acoustiques, électroniques ou folkloriques… Et mine de rien, cette prise de position, qui fait d’Arch Enemy un groupe très « authentique », et qui n’est pas franchement répandue dans le milieu, aura largement contribué au futur succès du groupe.

Pour parler de la musique en elle-même, disons que cela se rapproche d’un Metallica ancienne version carrément accéléré, avec une bonne dose de Gorefest et une grosse louche d’Iron Maiden. Gros riffs, batterie survitaminée et mélodies de tous poils s’allient pour constituer un album très homogène, fort de 9 titres tous très bons, si ce n’est excellents pour certains, haletant et sans temps morts. On ne s’ennuie pas une seconde (normal, on a pas le temps), et l’instru Demoniality n’est pas là pour casser le rythme, chose qu’on déplorera pourtant sur certains albums suivants dans la discographie du combo suédois. Vous l’aurez compris, Arch Enemy préfère l’efficacité à la variété des influences et des ambiances, misant tout sur un haut niveau technique et sur une agressivité plutôt joviale. Autre particularité, le côté guitar hero, déjà bien exploité, qui fera la renommée des frères Amott dans les années à venir.

Si Johan Liiva ne fait que débuter sur ce premier disque, il se targue déjà lui aussi d’une efficacité plus qu’appréciable. Basé sur un compromis entre voix claire et vocaux death, son chant hésite de temps à autres entre un registre thrash-metal kreatorien et des rugissements death bien graves plus traditionnels fort appréciables et relativement originaux. Cette voix très sentimentale n’est pas sans renforcer les teintes et les nuances d’un album par défaut assez inattendu et dans l’ensemble plutôt inhabituel. Toutes les conditions sont déjà réunies pour concevoir les deux chef-d’œuvres que sont Stigmata et Burning Bridges. Je me permettrais simplement de reprocher un certain manque d’identité de la part de certains titres, qui, sans être mauvais, ne parviennent hélas pas à atteindre l’excellence des tubes que sont "Bury Me An Angel" et "Fields of Desolation"… Mais l’ensemble de la galette est tellement efficace qu’à terme, ça n’est guère très important, et, au final, Black Earth est un bon premier album qui mérite attention et intérêt.

Note : 3,5/5
(NB : Les 3 titres bonus sont disponibles sur la réédition digipack du 26 juin 2006.)

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   ALANKAZAME

 
   MEFISTO

 
   (2 chroniques)



- Johan Liiva (chant)
- Michael Amott (guitare & basse)
- Christopher Amott (guitare)
- Daniel Erlandsson (batterie)


1. Bury Me An Angel
2. Dark Insanity
3. Eureka
4. Idolatress
5. Cosmic Retribution
6. Demoniality
7. Transmigration Macabre
8. Time Capsule
9. Fields Of Desolation
10. Losing Faith [bonus Track]
11. The Ides Of March (iron Maiden Cover)[bonus Track]
12. Aces High (iron Maiden Cover)[bonus Track]



             



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