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BLACK METAL  |  LIVE

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MAYHEM - Live In Leipzig (1992)
Par POSSOPO le 29 Mai 2004          Consultée 10597 fois

Depuis déjà quelques temps et comme pour pallier à une discographie studio maigrichonne (deux albums et deux ep’s) vu le statut du groupe et son âge (les vingt bougies d’anniversaires seront soufflées dans une petite année), MAYHEM et ses fans enrichissent régulièrement le catalogue de la formation norvégienne de disques live officiels et pirates dont le plus connu est sans aucun doute Dawn Of The Black Hearts et sa pochette voyant l’impudique Dead dévoiler l’inmontrable et starifié pour l’éternité. Live In Leipzig, unique produit officiel (hormis le disque hommage méconnu à Euronymous de Necropolis Records) bénéficiant du concours des cordes vocales de ce même Dead, est quant à lui sorti avant même que le premier album ne soit enregistré.

Venons-en tout de suite à ce qui intéresse le plus les fans, ce chanteur culte est-il à la hauteur de sa réputation? L’homme est en effet considéré par tous comme Le chanteur de MAYHEM, le seul à porter sans honte les couleurs de la légende. Attila est régulièrement raillé pour son timbre vocal ridicule et Maniac n’a jamais fait l’unanimité, souffrant justement de la comparaison avec le vocaliste décédé. Je me méfie toujours du statut de personnages dont l’aura tient plus à leurs frasques extramusicales qu’à leurs talents d’artiste. Dans le cas de Per Yngve Ohlin, celles-ci sont nombreuses et particulièrement macabres. La plus célèbre de toutes est d’une tout autre nature que ses exploits scéniques morbides puisqu’elle consiste en une explosion de cervelle qui laissa le protagoniste dans un état passablement délabré (voire la fameuse pochette de Dawn Of The Black Hearts, photo prise par ce coquin d’Euronymous qui alla même selon la rumeur jusqu’à mitonner un savoureux potage avec les restes de son ami).

Oui, Dead est meilleur qu’Attila et Maniac réunis, et fait beaucoup en matière d’agressivité mais ne parvient pas réellement à développer un climat malsain que chacun est en droit d’exiger d’une formation aussi réputée. Mon avis n’engage évidemment que moi (et mes adeptes priant chaque jour dans le temple dédié à ma sainte personne 32 avenue du cassoulet rôti, 91131 Ris-Orangis. Les futurs adhérents sont invités à me contacter, je leur enverrai le formulaire d’inscription en échange d’un don de cent soixante-seize euros) et je suis tout à fait en mesure de comprendre ceux qui apprécient les pépiements de cet oisillon dépressif.

Pour ce qui est de l’orchestration, il est nécessaire de distinguer les titres datant de la période Deathcrush, qui sonnent à peu près aussi mal qu’en studio et ceux qui figureront sur De Mysteriis Dom Sathanas, sorti près de deux ans après ce concert en raison de problèmes d’ustensiles coupants mal utilisés. Ces derniers morceaux ne sont pas aussi sombres et glaciaux que sur leur version finale, les guitares ne bénéficiant pas du même grain typiquement black mais restituent une atmosphère suffisamment lourde et viciée pour déprimer une pâquerette dans la force de l’âge.
Le moment fort de l’opus est probablement freezing moon, débutant par une gracieuse introduction de Dead que je cite sans raison précise: «when it’s cold and when it’s dark, the freezing moon can obsess you». Les harmonies de guitare, l’accélération haineuse et le solo lugubre d’Euronymous sont splendides, en tous cas par rapport au reste moins convaincant.

Je précise succinctement que la qualité sonore de l’objet est médiocre, cet adjectif, malgré une connotation péjorative ne signifiant pas nul contrairement à ce que beaucoup pensent à tort, mais que cette faiblesse ajoute à la crudité de l’œuvre.

Live In Leipzig, est-ce bien nécessaire de le préciser, est indispensable au fan de MAYHEM (à la différence des autres live sortis postérieurement à celui-ci) mais je ne le conseillerais que de l’extrême bout des doigts au novice qui risque d’être cruellement déçu par un groupe qu’il ne connaît que de réputation.

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   (2 chroniques)



- Euronymous (guitares)
- Dead (chant)
- Necrobutcher (basse)
- Hellhammer (batterie)


1. Deathcrush
2. Necrolust
3. Funeral Fog
4. The Freezing Moon
5. Carnage
6. Buried By Time And Dust
7. Pagan Fears
8. Chainsaw Gutsfuck
9. Pure Fucking Armageddon



             



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