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MARILYN MANSON - Mechanical Animals (1998)
Par POWERSYLV le 21 Janvier 2004          Consultée 18715 fois

Élevé au rang d'idole avec le triomphe d'"Antichrist Superstar", MARILYN MANSON n'allait pas en rester là. Adulé par les uns, détesté par les autres, le personnage a au moins le mérite maintenant d'être pris au sérieux en plus de devenir un phénomène interplanétaire. 1998 arrive et il est temps pour l'équipe de sortir le successeur d'"Antichrist". Et c'est là que le groupe prend tout le monde à contrepied en sortant l'album auquel on ne s'attendait pas, les fans en premier.

Ah, je me souviens d'un ami qui en 1999 essayait de me convertir, moi, true-metalleux pur et dur à la musique du Révérend. Il me disait : "Mais essaie "Mechanical Animals", l'album de 1998, c'est du rock et du glam". Quand j'y repense. Et à la vision de l'album (et encore plus à son écoute), je me dit que non seulement le pote avait quasiment raison, que MARILYN MANSON possède un très bon potentiel créatif, mais c'est un génie ce bonhomme. Trent Reznor n'est plus là et c'est le groupe qui tient les manettes maintenant. Cet album est celui d'une mue : la mue d'un sombre héros déchu et vindicatif en une entité androgyne et synthétique. Rien que la pochette laisse entrevoir qu'il y a eu du changement. Le côté indus des précédentes réalisations bien que toujours présent est plus discret et plus effacé par rapport au côté rock. Les ambiances sont rock, un peu punk parfois (mais non plus cyberpunk) et c'est vrai qu'on peut parfois penser à du glam-rock par le côté plus direct et enjoué de certaines compositions. Mais toujours avec ce son moderne, net, un peu glacé et avec ces touches qui font que MARILYN MANSON c'est ... MARILYN MANSON ! Les guitares un peu sales héritées du "nouveau rock", la basse de Twiggy très présente, quelques côtés un peu cybernétiques encore présents malgré tout. La voix du Révérend est toujours vicieuse, parfois erraillée, mais moins rageuse cependant (à de rares exceptions près) que par le passé. Un changement donc, mais dans une certaine continuité.

L'album démarre de façon beaucoup plus cool qu'"Antichrist" avec "Great Big White World", groovy mais au refrain puissant, caractéristique que l'on retrouve sur pas mal de morceaux du disque d'ailleurs. Dans la première partie de l'opus, on a une alternance de morceaux plus envolés et d'autres plus sombres. Dans les plus gais (gays ?) on trouve le décadent et planant "The Dope Show", le quasi-dansant et classique de l'album "Rock Is Dead", où Manson retrouve sur le refrain un peu de sa rage, l'énervé "Posthuman" et son côté un peu punk, le très rock et énergique "I Want To Disappear" ... et en général les derniers morceaux du disque. Suite de "The Dope Show", "I Don't Like The Drugs (But The Drugs Like Me)" est un morceau emblématique de l'album avec son côté dansant, groovy, et synthétique et ses chœurs féminins. On a des morceaux également plus sombres, comme "Mechanical Animals", "Dissociative" est son couplet trip-hop ... Morceau remarquable et que j'adore sur cet album (mon préféré), "The Speed Of Pain" débute à la guitare sèche, puis on se retrouve dans une atmosphère planante, sereine, avec des chœurs cybernétiques du plus bel effet. Sans parler de la voix de Manson qui ici se fait sensuelle, pleine d'émotion. Un très beau morceau qui par moment fait penser à certains passages de PINK FLOYD ... Assez surprenant quand on a écouté un album sombre et nihiliste comme le précédent.

Ce "Mechanical Animal" est donc plus lumineux, plus accessible et les morceaux sont plus assimilables. Beaucoup de fans ont à l'époque critiqué un virage soit disant plus "commercial" du groupe, alors que celui-ci n'avait sans doute pas l'ambition de faire un "Antichrist II", mais envie de surprendre en faisant "autre chose", en développant d'autres délires. Et puis, reprendre "Sweet Dreams" d'EURYTHMIC n'était-il pas une opération un peu commerciale après tout ? D'un autre côté, quand on voit les clips extraits de cet album où MARILYN MANSON et son groupe sont maquillés comme des miss, avec manteaux de fourrures et tout, on se demande encore une fois ce qui s'est passé dans la tête de cet être intelligemment diabolique !!

Niveau image, il est clair que le changement est effectivement notable : passer d'un look de damné à un celui d'androgyne un peu cybernétique est assez étonnant. Provocateur dans l'âme par contre, Manson l'est toujours : il change simplement de registre et ose ici celui de l'ambiguïté sexuelle, des drogues et des excès du rock'n roll. Strass, paillettes, il n'aurait pas dépareillé à l'époque des Bowie, Alice Cooper ou KISS (s'agit-il d'un hommage ?). Toujours est-il que l'on retrouve ici un groupe plus inventif que jamais, aux compositions attachantes et captivantes. Un grand album.

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- Marilyn Manson (chant)
- Twiggy Ramirez (guitares, basse)
- Zim Zum (guitares)
- Madonna Wayne Gacy (claviers, synthés)
- Ginger Fish (batterie)


1. Great Big White World
2. The Dope Show
3. Mechanical Animals
4. Rock Is Dead
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6. The Speed Of Pain
7. Posthuman
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