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2015 The Purple Album
 

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WHITESNAKE - Flesh & Blood (2019)
Par DARK SCHNEIDER le 3 Janvier 2020          Consultée 1545 fois

Mine de rien, WHITESNAKE a trouvé la bonne formule depuis quelques années : des sorties espacées dans le temps, des tournées très régulières, un line-up de qualité. Notre libidineux chanteur ne semble pas prêt de lâcher son serpent blanc, et s'affiche désormais en vieux beau qui approche doucement des soixante-dix balais, mais qui ne veut pas se résoudre à jouer du Blues Rock de papy pour satisfaire uniquement les vieilles générations souvent dédaigneuses envers tout ce qui est sorti après 1980. On l'avait déjà compris avec l'excellent "Purple Album "qui dynamisait et actualisait avec brio les vieilles compos de la bande à Blackmore tout en faisant hurler au passage certains ayatollahs (je vais me faire des amis moi). Après avoir fidélisé un nouveau line-up qui imposait un Joel Hoekstra remplaçant très avantageusement Doug Aldrich, avoir confirmé la place de Michele Luppi (qui se révèle en live être un soutien vocal essentiel), et toujours accompagné de l'excellent et sous-estimé Reb Beach, il était temps de fournir enfin de nouvelles compositions.

Et voilà donc ce "Flesh & Blood". Au fond, cet album ne dénote pas d'avec ses deux veritables prédécesseurs "Good To Be Bad" et "Forevermore" : la formule est sensiblement la même. WHITESNAKE propose donc toujours ce Hard Rock Bluesy mais énergique, qui se situe quelque part entre "1987" et "Slide It In", avec un son plus chaleureux que le premier, plus d'éléments Blues, mais des guitares qui savent toujours shredder sans forcément trop en faire. David Coverdale n'est pas prêt d'oublier que c'est bel et bien avec "1987" qu'il a mondialement cartonné et pu élargir considérablement sa fan-base, lui permettant de toujours, de nos jours encore, s'assurer un large succès en public. Il n'est donc pas question de céder aux sirènes conservatrices en faisant un Hard Bluesy aux sonorités vieillottes 70s que ne comprendraient pas forcément les aficionados de l'album avec John Sykes. Et quelque part, la démarche de WHITESNAKE paraît plus moderne que tous ses jeunes groupes qui s’évertuent à reproduire le feeling 70s. Le bon équilibre je vous dis, car la prod ne comprend pas non plus les effets typique des 80s qui en rebutent tant. En fait, tout le monde est gagnant.

Évidemment, l'album est trop long : treize titres pour 59 min de musique, c'est déraisonnable, encore plus avec les bonus tracks de l'édition limitée, mais ça l'est moins que les albums de 2008 et 2011. On aurait cependant largement pu se passer de la ballade moisie "When I Think Of You", d'autant plus insupportable qu'ils n'ont pas cru bon de retirer en post-prod les bruits de respiration de Coverdale, qui semble chanter au travers d'un masque à gaz. C'est la grosse faute de goût de l'album (il avait déjà fait le coup sur la compil acoustique "Unzipped", mais là c'est encore pire). D'autres titres, comme "Get Up", se révèlent assez anecdotiques. Avouons cependant que ces défauts sont assez prévisibles, personne ne s'attendait à un chef d'oeuvre. La bonne nouvelle c'est que finalement cet album contient beaucoup de morceaux qualitatifs : le trio d'ouverture offre du pur Hard Rock Coverdalien très efficace, de quoi bien faire remuer les foules. Mention spéciale pour ce "Shut Up & Kiss Me" qui paraît presque être une provocation (bénédiction ?) dans le contexte post #Me-Too, David Coverdale assume toujours de vouloir être un tombeur, même à soixante-huit ans, et personne ne pourra l'en empêcher. Et ce titre renoue assez bien avec l'esprit décomplexé du Glam Metal des 80s. Continue comme ça David, prouve-nous que l'âge n'est pas une fatalité !

Bien sûr, et comme toujours, WHITESNAKE sait nous proposer de la variété. Le final de l'album est ainsi une belle réussite : la ballade acoustique "After All", et surtout "Sands Of Time" qui fait une petite incursion dans le registre des gammes à consonances orientales mais sans en faire des tonnes dans ce registre contrairement à d'autres qui insistent parfois beaucoup trop sur l'aspect oriental à un point à en devenir caricatural, et sans non plus tomber dans le syndrome "Led Clones" qui n'est pas étranger au groupe. WHITESNAKE fait ici preuve d'une certaine mesure. On retiendra aussi le très musclé "Trouble Is Your Middle Name", judicieusement placé en milieu d'album pour relancer la machine, "Always & Forever" qui nous refait le coup des mélodies à la THIN LIZZY, ou encore ce "Hey You" qui rappelle l'esprit Arena Rock.

On sait que David Coverdale a perdu beaucoup de ses moyens vocalement, c'est flagrant en live, même s'il se démène toujours comme un bougre : mais évidement en studio c'est différent, et l'on retrouve donc toujours avec plaisir ce timbre si caractéristique, immédiatement reconnaissable, il y a moins d'énergie certes, mais franchement il fait le taf, et pas qu'un peu. Par contre on regrettera que le clavier reste toujours le parent pauvre du WHITESNAKE millénial.

Comme chez de très nombreux grands groupes dont l'âge d'or remonte à loin, on ne trouvera pas vraiment de nouveaux classiques ici, même si bons nombre de morceaux auraient largement trouvé leur place sur les anciens albums. Mais WHITESNAKE propose en 2019 un album de qualité tout à fait acceptable, qui fait honneur au groupe, et surtout qui surpasse les deux albums enregistrés avec Aldrich. On se demande bien pourquoi Coverdale n'a pas associé plus tôt Reb Beach aux compositions. Mais trêve d'interrogations et ne boudons pas notre plaisir : oui, WHITESNAKE ça le fait toujours !

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   DARK SCHNEIDER

 
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- David Coverdale (chant)
- Reb Beach (guitare)
- Joel Hoekstra (guitare)
- Michael Devin (basse)
- Tommy Aldridge (batterie)
- Michele Luppi (clavier, chant)


1. Good To See You Again
2. Gonna Be Alright
3. Shut Up & Kiss Me
4. Hey You (you Make Me Rock)
5. Always & Forever
6. When I Think Of You (color Me Blue)
7. Trouble Is Your Middle Name
8. Flesh & Blood
9. Well I Never
10. Heart Of Stone
11. Get Up
12. After All
13. Sands Of Time



             



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