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ROCK ÉTHÉRÉ  |  STUDIO

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1993 Serenades
1995 The Silent Enigma
1996 Eternity
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1998 Alternative 4
1999 Judgement
2001 A Fine Day To Exit
2003 A Natural Disaster
2010 We're Here Because We...
2012 Weather Systems
2014 Distant Satellites
2017 The Optimist
 

- Style : My Dying Bride, Madrigal, Paradise Lost, Opeth, Silentium, Khemmis
- Membre : Antimatter, Cradle Of Filth, Hellfest Open Air Edition
- Style + Membre : Daniel Cavanagh
 

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ANATHEMA - Weather Systems (2012)
Par VOLTHORD le 24 Décembre 2014          Consultée 2180 fois

ANATHEMA est désormais tellement lumineux qu’on se demande si faire tourner ce “Weather Systems” ne permettrait pas à vos plantes - que vous gardez à l’ombre dans votre cellier qui vous sert de salon, tous gothiques que vous êtes - de faire toute de même leur photosynthèse.

De la musique douceur Camomille et infusion légère du soir ? La métaphore de Canard WC fonctionne toujours avec “Weather Systems”, mais là où l’on pouvait critiquer la démarche du groupe sur son cd de reprises visant à rassurer un nouvel auditoire moins chevelu et plus féru de légèreté (même celle qui n’a pas grand sens ? Bon, là je deviens insultant), il est tout de même de bon aloi de saluer avec chaleur un opus tout aussi chaleureux.

Ouvrir avec un “Untouchables” en deux parties qui porte assez bien son nom et touchera nos petits cœurs de pierres avec la justesse d’un “Natural Disasters” (le titre pas l’album), ça met déjà la barre haute, et là soit on est le fan qui resté fixé sur les débuts d’un groupe aujourd’hui tombé dans les bras de Morphée sous réserve de se noyer dans l’eau sucrée de ses rêves : alors on décroche tout de suite et attend déjà la fin de l’opus avec impatience. Ou alors on est celui qui vole au-dessus des montagnes de la petite planète ANATHEMA, qui nous offre un panoramique qui ne vas tellement plus loin que ce que les frères Cavanagh nous ont déjà pondus sur les précédentes galettes…mais on s’en contente plutôt bien. On plane avec ce duo (trio !) de chant si beau et admirable.

Peut-être même les prétentions prog de “We’re Here Because We’re Here” (pire titre d’album du monde après le “Me, I am Mariah, The Elusive Chanteuse” de MARIAH CAREY) s’évaporent complètement derrière une musique qu’on ne peut affilier qu’à un pop rock éthéré, plus éclairé que réellement sophistiqué ou intellectuel. Mais autant dire que les étirements dans la longueur de certains titres font que la fameuse douceur camomille et nuages de velours s’étire comme de la vieille guimauve. “Internal Landscapes”, son long blabla et sa promenade acoustique champêtre interminable en est l’exemple par excellence.

Le “Sunlight” tape comme un coup de soleil sur le nez d’un myope : non seulement il patauge sur 4 minutes horriblement pénibles, mais il réussit en plus à nous donner une fin qui finit en capharnaüm, comme si du “Violence” de “Natural Disasters” le groupe n’avait retenu que l’idée première et laissé tomber le savoir-faire.

L’avis sera sans doute plus partagé sur un “The Storm Before The Calm”, que certains trouvent fantastique par ces variations électroniques marquées par une phrase répétée à l’infiniment et sans doute pleine de sens.
Moi par contre je me fais un tout petit peu chier entre la 3ème et la 5ème minutes, et le retour à ce méli-mélo violon-piano “wouhouhou-de-la-chanteuse” manque de me désintéresser complètement. Et lorsque Vincent revient dans une explosion sympho-lumineuse de comédie musicale, même là je n’arrive pas à trouver ça jouissif comme il faut. Peut-être parce que le groupe a tout juste tiré exactement sur les mêmes cordes sur tous les morceaux précédents ? Ou que la mélodie centrale ne me paraît pas assez prenante ou assez nouvelle.
Idem pour “The Lost Child”. Certains trouvent ça bouleversant dans le minimalisme, moi j’ai plutôt tendance à trouver que c’est le minimum syndical de l’émotion. Et quand ça dure de nouveau sur 7 minutes d’agonie symphomélodramatique dont la fin ne rattrape pas la mièvrerie…

Bref.

Toujours un peu larmoyant dans les textes alors qu’il neutralise à chaque nouvel album son versant ombrageux, Cavanagh demeure néanmoins un sacré interprète. “The Beginning And The End”, titre radiophonique et pourtant central signe l’apothéose de l’album, et on le doit essentiellement à son chanteur. Et ce n’est pas grand chose comparé à l’intensité d’un tel titre en live.

Alors malgré un climat pourtant assez agréable et sans doute vivable sur toute l’année, “Weather Systems” a clairement des hauts et des bas : contemplatif dans ses moments de charme ou de lenteur, simple et émouvant, ou alors SEULEMENT simple et un peu mièvre.

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   VOLTHORD

 
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- Daniel Cavanagh (guitare, claviers, piano, chant)
- Jamie Cavanagh (basse)
- Vincent Cavanagh (chant, guitare, basse)
- John Douglas (batterie)
- Lee Douglas (chant)


1. Untouchable, Part 1
2. Untouchable, Part 2
3. The Gathering Of The Clouds
4. Lightning Song
5. Sunlight
6. The Storm Before The Calm
7. The Beginning And The End
8. The Lost Child
9. Internal Landscapes



             



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