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LINKIN PARK - The Hunting Party (2014)
Par JEFF KANJI le 14 Septembre 2014          Consultée 3847 fois

Z’ont bouffé du lion !

Voilà l’impression que procure l’écoute de ce nouveau LINKIN PARK. Le groupe le plus décrié de la scène Neo, généralement celui que les amateurs du style aiment conspuer, en raison sans doute d’un potentiel radiophonique plus grand et d’un revirement artistique surprenant et pour tout dire assez décevant avec l’encore honorable "Minutes To Midnight" ayant sans doute suscité des jalousies et des déceptions. L’enchaînement "A Thousand Suns"/"Living Things" n’a fait qu’achever de me détourner du groupe. Je n’ai pour tout vous dire écouté ce dernier que dans le cadre de la rédaction de cette chronique.
Bref, LINKIN PARK restait le groupe de deux albums : "Hybrid Theory" et "Meteora". Deux albums quasi jumeaux regorgeant de hits mais affichant hélas une homogénéité si poussée qu’ils en devenaient interchangeables.

Quelle porte de sortie emprunter ?

Sous l’impulsion du référentiel mais redouté Rick Rubin, LINKIN PARK s’est laissé aller à une exploration d’horizons musicaux plus larges, plus Rock dans un sens, avant d’aller lorgner du côté de l’Électro, sous l’impulsion de Mike Shinoda, ce dernier s’imposant album après album, tournée après tournée, comme le pilier et maître à composer de la bande alors que le vocaliste Chester Bennington s’enfonçait chaque jour un peu plus dans la drogue. À l’issue de la tournée "Living Things", Mike Shinoda a déjà beaucoup composé, dans la continuité de "Living Things". Rick Rubin est content, les membres du groupe s’en satisfont. Mais très rapidement Mr Shinoda voit bien l’impasse dans laquelle le groupe s’est engagé. Décidant de tout reprendre de zéro, il bazarde tout. Rick Rubin est remercié et tout ce beau monde va composer ensemble en studio histoire de retrouver le feeling d’origine et ce sont Brad Delson et Mike Shinoda qui produiront le disque.

Et là voilà la bonne idée !

Maladroitement présenté comme une forme de retour aux sources (ce qu’il n’est pas), pratique à la mode chez les formations Neo à bout de souffle (cf KORN qui retrouve son essence avec le retour de Head), "The Hunting Party" voit le groupe se recentrer et prendre en main sa carrière, trop longtemps et faiblement laissée aux mains des financiers de Warner Bros. Musicalement, c’est le grand retour des rythmiques qui font sauter partout et des guitares aux avant-postes. La facette Rap est par contre en net recul même si l’on peut observer de discrètes mais bien placées punch-lines de Mike Shinoda et de Rakim, venus prêter main-forte aux metalleux de Agoura Hills.

Musicalement, on est au final pas vraiment revenu au Neo, et les mélodies de Chester Bennington conservent cet acquis : efficacité et mémorisation rapide. À l’image de ce "Until It’s Gone" qui n’aurait pas dépareillé sur les premiers 30 SECONDS TO MARS, on sent le groupe impliqué et motivé. LINKIN PARK s’est orienté vers un Rock/Metal alternatif qui lui sied bien le rapprochant effectivement des frères Leto - impression qui se renforce à mesure que l'album progresse. C'est très américain dans l’esprit, tant parfois on pourrait être tenté de fredonner d’autres mélodies des stars de la Pop du Nouveau Monde.

Ne s’imposant aucune limite, on peut avoir néanmoins une sacrée impression de foutoir à l’écoute de "The Hunting Party" qui enchaîne toujours des titres courts (3:40 de moyenne) avec célérité. Mais l’aspect monolithique lié au style archi balisé des premiers albums a laissé place à une surprise de tous les instants. Surtout qu’en s’offrant quelques guests prestigieux, LINKIN PARK a fini de colorer certains titres, je pense à "Rebellion" et son riff terrible et sa rythmique casse-nuque grâce au concours de Daron Malakian (SYSTEM OF A DOWN, SCARS ON BROADWAY), ou encore l’ouverture "Keys To The Kingdom" où la rage est aux premiers abords, avant que Rob Bourdon ne s’emballe pour partir sur une rythmique thrashisante ! Du jamais vu. En revanche, on ne peut pas dire que l’intervention de Tom Morello soit très remarquable, même si l’interlude "Drawbar" fait son taf.

Il m’est extrêmement difficile de donner une impression globale sur le style de cet album sans faire un track by track. LINKIN PARK surprend avec "The Hunting Party" et son nouveau visage qui parvient à ne pas renier son passé (riffs Neo par-ci, arpeggios Electro par-là) et proposer un opus à la durée de vie incroyable tant il regorge d’informations. On regrettera juste "Mark The Graves" et "Final Masquerade" peut être un peu trop passe-partout. Notons tout de même qu’avec un titre de plus de six minutes (du quasi jamais-vu chez LINKIN PARK, on finit l’album sur une excellente note.

Mon top : "Keys To The Kingdom" - "Guilty All The Same" - "Until It’s Gone" - "Rebellion"

Un gros 3/5.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Chester Bennington (chant)
- Rob Bourdon (batterie, percussion)
- Brad Delson (guitare lead)
- Dave 'phoenix' Farell (basse)
- Joe Hahn (platines, samples, programmation)
- Mike Shinoda (chant, guitare, claviers)
- Page Hamilton (guitare et chant sur 2)
- Daron Malakian (guitare sur 8)
- Tom Morello (guitare sur 10)
- Rakim (rap sur 3)


1. Keys To The Kingdom
2. All For Nothing (feat. Page Hamilton)
3. Guilty All The Same (feat. Rakim)
4. The Summoning
5. War
6. Wastelands
7. Until It’s Gone
8. Rebellion (feat. Daron Malakian)
9. Mark The Graves
10. Drawbar (feat. Tom Morello)
11. Final Masquerade
12. A Line In The Sand



             



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