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KORN - The Path Of Totality (2011)
Par MAXXX le 1er Février 2012          Consultée 7790 fois

Passage au XXIème siècle, début de la puberté. Tout comme des milliers de jeunes en mal de sensations fortes, je découvre le groupe KORN. L’ambiance malsaine de son premier album, les rythmes groovy, les clins d’œil au Hip Hop. Cette fusion nouvelle version a de la gueule. Et qu’on le veuille ou non, KORN a marqué la musique, tout du moins, notre musique. Beaucoup ont voulu leur jeter la pierre, leur reprochant d’être les géniteurs d’un genre si controversé, à savoir le Néo Metal. Mais le fait est que ce groupe aura permis à un nombre hallucinant de personnes de découvrir le Metal. Et c’est tant mieux. Certains fans sont restés, d’autres sont partis. Toujours est-il qu’ils ont permis aux jeunes de ma génération de mettre les deux pieds dans cet univers et de découvrir cette musique. Non, désolé de vous décevoir, "Reign In Blood" n’est pas le premier album que j’ai acheté ! Il m’a fallu du temps avant de me trouver musicalement, et en cela, KORN m’a mis sur la voie.

Ce groupe a, à nouveau, une taille humaine. Beaucoup de jeunes de ma génération se sont barrés. Quelques-uns sont restés, mais peu d’autres sont arrivés. Le groupe, qui remplissait Bercy en 2004, doit désormais se contenter de remplir péniblement le Bataclan. Le Néo est passé de mode, et KORN fait désormais office de vétéran, voire de druide du Néo. Seulement voilà, que faire quand on a déjà tout fait ? D’un premier album aux sonorités tribales, à de l’indus tourmenté, tout en effectuant une révolution copernicienne sur leur dernier album en date "KoRn III : Remember Who You Are". Ce qui leur aura d’ailleurs couté pas mal de critiques, et notamment des accusations d’auto plagiat. Cette fois, on ne pourra pas les accuser de se répéter.

Donc, comme vous avez surement pu le voir, entendre, ou lire à droite à gauche, cet album est majoritairement composé de dubstep, style dérivé de la House et qui a pris ses racines en Angleterre. Et si vous ne le saviez pas, Jonathan Davis est Dj à ses heures perdus. D’où ma première réaction à l’écoute du disque, « pourquoi diable ne pas l’avoir sorti et présenté comme son projet perso ? ». Tout bonnement car, malgré la prédominance de la musique électronique dans cet album, il sonne comme du KORN. C’est aussi simple que cela ! (à mon sens évidemment). Malgré toutes ces sonorités électroniques, on se retrouve en terrain connu. Le côté sombre que l’on pouvait voir sur un album comme "Issues" est bien présent. Le tout se veut angoissant et prenant. C’est ce qu’il y a de plus étonnant avec ce disque. Une fois passé la surprise des deux-trois premières écoutes, vous aurez l’impression de vous retrouver en face d’un album classique du groupe. Ils ont donc surement trouvé la bonne formule pour composer un album éloigné de leurs propres racines, tout en gardant leur propre personnalité, et les sonorités auxquelles ils nous avaient habitués.

Jonathan Davis est bien évidemment le personnage central du projet. Tout tourne autour de sa voix. Quant aux autres, excepté bien sûr le travail de composition, et quelques claques données par Fieldy sur sa basse, on ne les entend pas. A moins qu’ils ne soient cachés derrière des nappes phréatiques de sons triturés à l’ordinateur ! Le groupe s’est entouré des superstars du genre pour donner naissance à ce projet : Skrillex (quelle tête à claque ce mec !), Noisia, Excision, Downlink, Feed Me, et d’autres encore. Malgré la diversité des compositeurs intervenant, l’album possède une grande cohérence. Tout y est parfaitement bien mixé, produit, et emballé. Chaque titre se fond parfaitement dans l’album, et on pourrait croire que les mêmes personnes se cachent derrière chaque titre.

Malheureusement, cette cohérence n’arrivera pas à nous faire oublier que cet album est de manière générale, assez plat, et en fin de compte, assez inintéressant. Encore une fois, passé les deux premières écoutes, et la surprise globale, rien n’en ressort vraiment. Bien sûr, il y a des bons titres. On pourrait citer notamment "Chaos Lives In Everything" ou encore "Kill Mercy Within", qui se démarquent plus ou moins du lot. Mais, pour le reste, c’est globalement assez fade et sans saveur. Ce n’est pas le genre d’album que vous écouterez en vous disant : « j’y reviens demain sans faute, j’en veux encore », à moins d’être un fan invétéré du groupe. Et même si c’est triste à dire, on peut penser que l’expérimentation réalisée ici a tenté de cacher le manque de profondeur des compositions.

Tout cela fait que je suis obligé de me poser des questions sur la performance vocale de Davis sur cette galette. Faites chanter Freddie Mercury sur n’importe quoi, il vous donnera la chair de poule. Dickinson, lui, vous soulèvera la cage thoracique et Hetfield fera remonter la rage en vous. Vous me direz que je compare l’incomparable, certes, mais, la voix étant le seul élément « naturel » du disque, si celle-ci ne dégage aucune émotion, l’intérêt se trouve vite limité. Quant aux expérimentations de Munky et sa capacité à jongler avec les pédales d’effets pour trouver des sons « inédits », vous devrez ici vous en passer. Et ce n’est pas ici non plus que vous pourrez apprécier la technique de Ray Luzier, dernier en date à avoir rejoint l’équipe.

Il y a de ceux qui sont par nature totalement fermés à l’idée de la moindre expérimentation en musique. De ceux qui partent du postulat que le Metal ne se marie avec rien d’autre. Ce n’est pas mon cas. Encore faut-il, et c’est le reproche que je formulais à l’encontre de "Lulu", que ces expérimentations, mélanges de style ou autres, aient un sens. Dans le cas de "The Path Of Totality", il semble que KORN ait juste voulu sortir un peu des sentiers battus, quitte à pondre un album relativement faible. En même temps, un an et demi à peine à près avoir sorti leur précédent opus, cet album ne pouvait qu’être décevant, vu la rapidité avec laquelle il a été enregistré. Mais ne jetons pas la pierre au groupe. Saluons leur prise de risque, et prenons cet album pour ce qu’il est. Un ovni dans la discographie des californiens.

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   (3 chroniques)



- Jonathan Davis (chant)
- James 'munky' Shaffer (guitare)
- Fieldy (basse)
- Ray Luzier (batterie)


1. Chaos Lives In Everything
2. Kill Mercy Within
3. My Wall
4. Narcissistic Cannibal
5. Illuminati
6. Burn The Obedient
7. Sanctuary
8. Let's Go
9. Get Up
10. Way Too Far
11. Bleeding Out



             



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