Recherche avancée       Liste groupes



      
NEO METAL  |  DEMO

Commentaires (2)
Lexique neo metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Staind
- Style + Membre : Head, L.a.p.d., Love And Death
 

 Site Officiel (151)
 Facebook (159)
 Myspace (151)

KORN - Neidermeyer’s Mind (1993)
Par CHAPOUK le 6 Décembre 2013          Consultée 1783 fois

Voici la chronique d’une démo bootleg du prochain KORN !!! Non je déconne …

Les vrais fans du groupe, ceux qui fouinent dans les brocantes et sur Ebay pour trouver les enregistrements des formations antérieures à KORN dans lesquelles ses membres jouaient, bref ceux-là, doivent sûrement connaître "Neidermeyer’s Mind" voire posséder la K7. Pour les autres je vous préviens tout de suite rien de super original et différent, en gros on a déjà du KORN en 1993.

Cette rareté (car oui, quand même, il faut avouer que, à moins de l’avoir achetée à sa sortie, actuellement il faut pas mal ramer pour la trouver) comporte quatre titres.
C’est tout ? Oui et en plus ils se retrouveront tous sur un album du groupe tôt ou tard, en particulier l’éponyme et "Take A Look In The Mirror". Aucun inédit donc, cependant les versions présentes sur "Neidermeyer’s Mind" comportent quelques différences par rapport aux versions studio de ces titres.

Prenons "Predictable". Elle annonce à l’époque le début du Neo Metal, grâce aux grattes à 7 cordes de Munky et Head. Elle est jouée un ton au-dessus de la version finale et, à mon avis, est carrément mieux. Autant on s’ennuierait presque en écoutant la version studio, que celle-ci passe beaucoup mieux, les riffs sonnent plus Heavy et le mythique « I’m Gonna Try […] » est largement plus convaincant car Jonathan Davis s’arrache les tripes pour l’interpréter. En fait le morceau en lui-même est carrément moins étouffant que le "Predicatble" de 1994, plus « aéré » ce qui lui donne un côté beaucoup plus énergique.

"Blind" aaaaah, elle surprend celle-ci. Vous vous rappelez de son intro traînante à souhait ? Ce son de cymbale mythique, suivi de ses deux non moins célèbres riffs de guitare, qui faisaient monter la pression de façon insoutenable, avant que tout le monde se déchaîne dans un monstrueux pogo libérateur ? Bah ici, on a toujours cette cymbale, ces riffs, mais le tout en version ultra accélérée ! Allez, pas de chichis, rien à foutre du suspens, voilà du gros son : « Areeeee youuu reaaadyyyyy ?? ». Pas de changements vraiment notables sur le reste du titre, si ce n’est la transformation de Davis sur le « I can’t see », qui devient littéralement une chèvre démoniaque sous acide. Oui on peut remarquer au fil des morceaux de la K7 que les couinements, sanglots et autres gémissements si chers au chanteur de KORN, sont échangés pour des chevrotements (yeah featuring DJ Bikette !). Franchement heureusement, que sur les futurs albums du groupe, cet effet de voix, technique de chant, appelez ça comme vous voulez, a été négligé, car c’est à la fois ridicule et horripilant. Néanmoins la chanson a de la gueule, le final, composé de hurlements et de riffs bien lourds, est plus impressionnant que la version finale, à mon humble avis.

On passe ensuite à "Daddy" qui, à l’époque, où elle a été composée (par le groupe SEX ART, ex-formation dans laquelle Jonathan Davis œuvrait, si mes souvenirs sont bons) se nommait "Follow Me". Pas d’intro a capella, pas d’introduction à l’insanité, on commence directement avec ce riff si dérangeant de Fiedly et la voix de Davis, qui pour le coup, est très nasillarde et ultra irritante, mais qui par contre, imite à la perfection celle d’un petit garçon. Le morceau prend donc un côté encore plus glauque et sombre, avec du growl de temps en temps qui côtoie des hurlements, des susurrements et cette voix d’enfant. Après le pont on a également droit à un passage étrange où Davis sanglote tel un gosse et demande : « Mommy! Why did Daddy touch me here? » plusieurs fois. Question dérangeante à laquelle il répondra en prenant une voix beaucoup plus rauque et grave, on fait directement la connexion avec une voix d’adulte, qui affirme : « I didn't touch you there. ».

La dernière chanson "Alive", qui débute par un rire bien flippant de l’ami Davis le possédé, est un mix entre "Need To" (présente sur l’éponyme) pour la ligne de chant, excepté le refrain, et "Alive" (présente sur "Take A Look In The Mirror") pour toute la partie instrumentale, même si celle-ci sera bien largement revisitée lors de la sortie du 6ème album des Californiens.

Alors en effet aucun inédit à se mettre sous la dent pour ceux qui découvriraient la perle rare après tous les albums du groupe. Mais il est quand même intéressant de jeter une oreille curieuse sur ces premiers jets du groupe, car en comparant on peut en venir à préférer les morceaux de la démo (plus bruts, et parfois avec un petit truc en plus) que ceux des albums studio. Enfin, il faut quand même reconnaître que cette pépite n’intéressera réellement que les fans du groupe et les collectionneurs, car malgré tout elle n’est qu’une vision préliminaire de KORN jusqu’à "Follow The Leader", et ne marque pas de terrible changement de style ou d’ambiance comme a pu le faire par exemple "Mate Feed Kill And Repeat" la démo de SLIPKNOT qui, elle, tranche carrément avec ce qu’a pu faire le groupe par la suite. Bref "Neidermeyer’s Mind" est pas mal et tout à fait écoutable mais ne marquera pas plus que ça la discographie de KORN.

A lire aussi en NEO METAL par CHAPOUK :


KORN
The Serenity Of Suffering (2016)
Une page tournée et une autre histoire qui se crée




SLIPKNOT
.5: The Gray Chapter (2014)
Une renaissance !

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   CHAPOUK

 
  N/A



- Jonathan Davis (chant)
- Brian 'head' Welch (guitare)
- J. 'munky' Shaffer (guitare)
- Reginald 'fieldy' Arvizu (basse)
- David Silveria (batterie)


1. Predictable
2. Blind
3. Daddy
4. Alive



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod