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BLACK\'N\'PUNK  |  STUDIO

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IMPALED NAZARENE - Nihil (2000)
Par T-RAY le 3 Janvier 2011          Consultée 2750 fois

"Nihil" est un peu l’album des occasions manquées pour IMPALED NAZARENE. Les Finlandais ont embauché Alexi Laiho, formidable guitariste de CHILDREN OF BODOM, et ont opté pour une production moins crade. Un soliste et un son propre ? Quel changement ! Pourtant, aucune de ces deux nouveautés n’est réellement exploitée… À tort, car cet album aurait pu permettre au groupe de faire peau neuve, dans la composition et dans le son.

Le seul morceau qu’a composé Laiho, "Zero Tolerance", est du pur… IMPALED NAZARENE ! Vous parlez d’une intégration ! Seuls les soli très rock’n’roll qu’il balance dessus permettent de faire la différence avec de l’IMPALED NAZARENE ancien. Des soli fort à propos, d’ailleurs, qui ne font que renforcer l’impact d’un titre qui sonne comme un classique instantané.

Ce "Zero Tolerance", tout comme "Nothing Is Sacred" et "Cogito Ergo Sum", qui ouvre l’album, sont dans la filiation directe du disque précédent, "Rapture". À savoir du gros punk abrasif aux accents black, balancé à toute berzingue. Avec quelques coups de vibrato bien sentis de la part d’Alexi Laiho. Si vous avez apprécié "Rapture", vous ne pourrez qu’aimer ces trois morceaux, véritables rafales de mitraillette dans le plus pur style d’IMPALED NAZARENE. Faut-il préciser que ces morceaux sont les valeurs sûres de l’album ?

Le reste est d’un niveau variable. Jamais mauvais, parfois très bon (gardons le suspense), souvent bon. Et carrément moyen aussi. Des exemples ? "Assault The Weak" a l’air à peine fini. Là encore, le groupe nous sert un punk blackoïde (ou un black punkoïde, c’est selon) envoyé à fond les ballons, mais ce morceau ne semble mener nulle part. Clairement en dessous des morceaux précités, il est aussi affublé d’une partie de lead guitar, jouée en retrait des guitares rythmiques, qui ne fait jamais corps avec les autres instruments. Comme si les parties avaient été enregistrées dans divers studios et collées l’une sur l’autre sans achever le mixage.

"How The Laughter Died", le mid-tempo de service, ne décolle pas lui non plus. On aimerait que le groupe joue à fond la carte heavy, mais les riffs ne sont pas assez lourds. On se surprend à secouer mollement la tête, sans vraiment prêter attention à ce qu’on écoute… Un comble pour du IMPALED NAZARENE ! Heureusement, la déflagration finale est proche et elle fait du bruit. Mais chut, encore un peu de patience, j’y viendrai plus loin.

Sur cet album, IMPALED NAZARENE se la joue aussi plus black que sur "Rapture". Certains titres sont même carrément black, sans trace d’influences punk, ou si peu. "Human-proof" n’aurait pas dépareillé sur un album de black suédois (hormis pour son surprenant solo). "Wrath Of The Goat" nous rappelle même le MARDUK de "Panzer Division Marduk", sorti quelques mois plus tôt ! Quant à "Posteclipse Era", son inspiration semble avoir été apportée par le vent norvégien. Le black s’y fait plus lent, plus ambiancé, presque Darkthronien (la clarté de la prod en plus), mais semble si loin de l’identité sonore d’IMPALED NAZARENE… qu’il aurait pu être joué et composé par n’importe quel groupe de black. M’enfin ces morceaux sont quand même pas mal.

Pas mal, mais loin du niveau de "Nihil", le titre qui conclut l’album. En voilà une petite bombe radioactive digne du nuclear metal que le groupe se vante de jouer ! Ça ne ressemble à rien d’autre, ce qui sied forcément à la bande à Luttinen. Des riffs black bien épais soutenus par une basse doublement épaisse, le tout balancé façon char d’assaut. Clairement en arrière, la batterie est tellement étouffée qu’on la croirait à contretemps. Mais non, elle frappe juste et soutient ces riffs nucléaires comme il se doit. Le decrescendo final, soudain et plein de tension, conduit lentement le morceau vers sa fin, où riffs et soli heavy s’étirent dans un fade out jouissif.

IMPALED a quand même un foutu savoir faire. Car derrière leurs dehors de jean-foutre, les Finlandais savent s’y prendre pour nous faire headbanger comme il faut au moment opportun : pile à la fin d’un album qui aurait pu être meilleur, s’il n’était pas si inégal. Mais bordel, que ce dernier morceau est bon !

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   T-RAY

 
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- Mikka Luttinen (vocaux)
- Jarno Anttila (guitares)
- Jani Lehtosaari (basse)
- Reima Kellokoski (batterie)
- Alexi 'wildchild' Laiho (guitares)


1. Cogito Ergo Sum
2. Human-proof
3. Wrath Of The Goat
4. Angel Rectums Still Bleed - The Sequel
5. Posteclipse Era
6. Nothing Is Sacred
7. Zero Tolerance
8. Assault The Weak
9. How The Laughter Died
10. Nihil



             



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