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BLACK METAL/PUNK  |  STUDIO

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IMPALED NAZARENE - Vigorous And Liberating Death (2014)
Par T-RAY le 28 Mars 2018          Consultée 726 fois

Ah, IMPALED NAZARENE ! Un plaisir coupable pour tous ceux qui apprécient un tant soit peu sa musique. Le genre de formation que l’on sait depuis longtemps dépourvue de prétention sinon celle de défoncer la tronche et les oreilles de qui daigne l’écouter. Perso, la bande à Mika Luttinen m’a conquis depuis la fin des nineties, alors vous ne m’entendrez sûrement pas brocarder son prétendu manque de contenu et d'ambition derrière une attitude en carton, quand les compos tiennent la route. D’une, parce que cette attitude est réfléchie et correspond à la personnalité de Mika et de ses sbires. De deux, parce que le contenu des albums du combo est rarement aux fraises. Depuis "Rapture", qui avait brillamment nettoyé l’étron qu’était "Latex Cult", la formation n’a plus rien sorti de mauvais. Elle a parfois flirté avec le moyen sur ses albums studio suivants, mais en parvenant toujours à s’extirper de la gangue du médiocre à coups de tueries Black, Punk, Rock’n’Roll ou "Nuclear" Metal (LE style IMPALED) bien senties.

Douzième opus studio d’IMPALED NAZARENE, "Vigorous And Liberating Death" ne fait pas mentir cette tendance. Rien ici du level de "Rapture", de "All That You Fear" ou de "Manifest", mais rien non plus du faible niveau de "Tol Cormpt Norz Norz Norz" ni de "Latex Cult" non plus. Les Finlandais sont dans leur zone de confort et ça pourrait les desservir, mais finalement, pas tant que ça, car il y a toujours les brûlots qu’il faut pour enthousiasmer le fan et exciter l’auditeur lambda. Sans contenir de "tubes" pour autant, la galette ici chroniquée comporte son petit lot de coups de tatane dans le derrière, à l’image d’un "King Reborn" qui ouvre les hostilités fidèlement à ce qu’annonce le titre de l’album. Vigoureux, libérateur, mortel, ce morceau l’est et prend l’auditeur à la gorge d’entrée de jeu avec ce qui apparaît d’abord comme un Brutal Black Metal rémanent de "Road To The Octagon" mais qui devient plus groovy quand pointe le refrain.

Accrocheur, avec son fond punky, on décèle peu à peu avec ce titre la recette que va nous proposer IMPALED NAZARENE sur ce disque. Une recette mélangeant allègrement les genres musicaux les plus irrévérencieux qui soient, ceux qui font l’identité même du quartette. Certes, la production du bousin est un poil faiblarde, mais elle n’empêche pas pour autant de subir comme il se doit les accès de brutalité du combo, qui font moins mal que par le passé, certes, mais rougissent joues et fesses tout de même. Comme "Pathological Hunger For Violence", par exemple, qui tabasse sévère. Un IMPALED NAZARENE dans toute sa splendeur, à la fois Black Metal, Thrash et Punk, en tout cas violent à souhait, comme le souligne le titre. Le "Nuclear" Metal si propre au groupe, on le retrouve ici. Le titre du morceau est presque une profession de foi pour le combo, qui renoue avec les ambiances obscures sur la fin, avec des soli vifs et respirant la haine.

Comme "Vigorous And Liberating Death", aussi, avec son riff en acier trempé, et son atmosphère malfaisante et plutôt soignée, dans laquelle Mika prend soin de poser sa voix écorchée et d’articuler plutôt que de hurler. C’est lourd et rapide en même temps, mais point trop. Comme "Dystopia A.S.", également, où un riff bien Black et la voix déchirée de “Slutti666“, plus lointaine, présentent un côté Black Metal à l’ancienne qu’on apprécie toujours. Certes, quelques passages plus groovy rendent le titre moins méchant qu’il n’y paraît, mais son agressivité indéniable fait plaisir à entendre. Le futur dystopique, apocalyptique surtout, que nous décrit la formation finlandaise ne donne pas envie d’être vécu, en tout cas. Comme sur "Sananvapaus", enfin, une dose concentrée de brutalité Blackopunk de 44 secondes, pas plus. Efficace.

Le Punk, justement, n’est jamais bien loin avec IMPALED NAZARENE et cet album nous en offre un bon échantillon, davantage que "Road To The Octagon" ne nous en avait offert. Avec "Martial Law", en effet, on retrouve ici l’IMPALED NAZARENE fou de Punk et de Rock’N’Roll MOTÖRHEADien. C’est revigorant sans apporter toutefois la moindre touche de nouveauté que ce soit. Avec l’accrocheur "Vestal Virgins", porté par la basse de Mika Arnkil, Black et Punk se mêlent à nouveau pour former le passage obligé de chaque disque d’IMPALED NAZARENE, où il se doit d’être question de pucelles sacrificielles (ou pas, mais de pucelles quoi qu’il en soit). Avec "Drink Consultation", pas besoin de chercher très loin d’où est venue l’inspiration de ce morceau à notre poivrot favori de Mika Luttinen. Ce Black/Punk irrévérencieux au bord du Crust correspond tout à fait à ce que l’on attend des Finlandais au moins une fois par album studio.

Vous l’aurez compris, il n’y a rien sur ce douzième opus studio d’IMPALED NAZARENE qui soit surprenant ou innovant, rien qui enrichisse réellement l’œuvre du groupe. Rien que le besoin d’entertainment régressif, en fait. Des titres comme "Riskjarvio", Black/Thrash/Punk dans les faits, "Apocalypse Principle", Punk envoyé à toute berzingue, ou "Kuoleman Varjot", Brutal Black hyper speed, ne sont là que pour faire headbanger et taper du pied et ne respirent pas la moindre ambition. L’ambition, modeste, il faut plutôt la chercher sur "Flaming Sword Of Satan", en l’occurrence. Un vrai morceau de Thrash blackisant qui nous change un tantinet de ce qu’on entend généralement chez IMPALED NAZARENE. Tout est Thrash sur ce titre point trop véloce, de la basse aux parties de guitare alternant riffs et accords palm muted, et seule la voix de Mika raccroche le titre au Black Metal.

On peut déceler un semblant d’ambition aussi sur le morceau final, "Hostis Humani Generis", le plus long de l’ensemble et le plus ambiancé. Démarrant sur les chapeaux de roue, il propose encore un alliage solide entre Black Metal et Punk Hardcore, avec les gang vocals qui vont bien et qu’on entend de loin sur le refrain. « Fuck off and die! » Ok, on a compris, l’esprit IMPALED NAZARENE résumé en quatre mots, et un accès de violence conclu par un long et lent fade out où seuls les instruments s’expriment. Le titre achève l’album comme bon nombre d’autres disques des Finlandais, sur une note plus sombre et plus pesante. Mais cela reste un faux-semblant car, tout au long des 33 minutes de ce disque, IMPALED NAZARENE n’aura pas vraiment fait suffoquer son auditoire dans des atmosphères toxiques. Il l’aura simplement diverti, comme c’est le cas depuis de longues années.

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   T-RAY

 
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- Mika 'slutti 666' Luttinen (vocaux)
- Tomi 'ug' Ullgrén (guitares)
- Mika 'arc V 666' Arnkil (basse)
- Reima 'repe Misanthrope' Kellokoski (batterie)


1. King Reborn
2. Flaming Sword Of Satan
3. Pathological Hunger For Violence
4. Vestal Virgins
5. Martial Law
6. Riskjarvio
7. Apocalypse Principle
8. Kuoleman Varjot
9. Vigorous And Liberating Death
10. Drink Consultation
11. Dystopia A.s.
12. Sananvapaus
13. Hostis Humani Generis



             



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