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DARK MOOR - Autumnal (2009)
Par BAST le 29 Mars 2009          Consultée 7150 fois

Sur ma chronique de « Tarot », je m’étais fendu d’un constat troublant quoiqu’illogique. En synthèse (et en d’autres mots), il y était question d’un collier, celui de la carrière de DARK MOOR, un collier sur lequel s’alternent avec une régularité parfaite des perles au lustre idéal et d’autres à l’éclat altéré. Donc, oui, les premières écoutes de ce nouvel album se sont faites avec une sourde appréhension. Rapidement infirmée. Le collier gagne une bille nacrée de plus, échappant au mécanisme de cette bien curieuse enfilade. Les ibériques tombent un cran plus bas que « Tarot », indéniablement, sans pour autant marquer un brusque coup d’arrêt comme cela avait été le cas dès la sortie de « Beyond the Sea », album incomplet et trop mollasson par moments, la faute notamment à une production en demi-teinte.

« Autumnal » est moins bon que « Tarot », disais-je. Et cela pour deux raisons.
Pour commencer, « Autumnal » ne comprend pas de titre de la trempe de « Devil In The Tower ». « Swan Lake » avait probablement vocation à lui succéder. Il manque à ce titre pourtant excellent un petit quelque chose qui le laisse légèrement retrait (le pont à la QUEEN sur « Devil In The Tower » était justement ce petit quelque chose). Un titre n’est qu’une portion d’un album, évidemment, mais cette portion sur laquelle j’insiste avait été le dernier coup de rein permettant de hisser le sixième album de DARK MOOR au maximum envisageable.
Ensuite, il faut reconnaître que deux titres manquent d’ambition, proposant des mélodies insuffisantes. A mon sens, il s’agit de « An End So Cold », trop facile notamment sur le refrain et de « The Sphinx », correctement fait mais sans aptitudes incitatives.

J’ai débuté par les lacunes. Un gain de temps évident quand on sait que le reste de l’album se situe à un niveau nettement supérieur. Au jeu des distinctions, il faut d’abord se pencher plus avant sur « Sawn Lake » dont le refrain dynamise à coups de chœurs Tchaikovsky (une reprise qui rappelle, dans le principe, « The Wizard's Last Rhymes » de RHAPSODY). DARK MOOR s’y fait impérial, proposant une relecture qui doit beaucoup aux arrangements, avec l’étincelle de talent encapsulant dans un univers inhabituel une mélodie séculaire. Autre morceau remarquable, c’est « Phantom Queen », speederie galopante, orchestrale et théâtrale à la fois, portée par un refrain classieux et des changements de rythme accrocheurs. « Faustus » reprend d’ailleurs la même recette en équarrissant plus avant les angles théâtraux, notamment sur le refrain dopé aux amphétamines. Dans un autre registre, intimiste et tout aussi épique, « An End So Cold » sur lequel Alfred Romero brille plus qu’ailleurs le long de mélodies simples mais qui témoignent d’une douce montée en puissance. Sur « Don’t Look Back », DARK MOOR semble reprendre ses esprits en proposant un titre de speed mélodique plus conventionnel. Rythmique courante, lignes de chant qui laissent tout lyrisme au vestiaire et refrain aérien, cette légère rupture au centre de l’album est bénéfique et prépare au meilleur titre de cette cuvée 2009. « When The Sun Is Gone », donc, illustre la capacité des espagnols à proposer, sur chaque album, le titre fédérateur qui va bien. Comme avec « Dark Moor » par exemple, on est servi, aimablement et copieusement, avec en point d’orgue un refrain endiablé. Enfin, retour à la case symphonie et ambition avec « For Her », titre élémentaire au premier abord qui gagne une densité longue à sonder grâce à une palanquée d’arrangements, puis « The Enchanted Forest », heavy revendicateur sur les couplets (avec l’appui d’une guitare incisive), metal quasi atmosphérique sur le refrain ou le pont.

« Autumnal » est la conséquence d’un ultime constat, terriblement avantageux. DARK MOOR a une identité, une patte sonore et instrumentale, un savoir-faire bien à lui quand il s’agit de mêler à une base heavy des ambiances baroques - presque gothiques par moments - qui touchent au but. Cette capacité à revêtir les lignes mélodiques pas systématiquement optimums d’un vernis apte à les faire prendre de la hauteur joue dans le ressenti final de l’album. DARK MOOR ne s’en cache pas, lui qui mise beaucoup sur la dentelle ornant le tissu de ses compositions. Et c’est pour cette raison que « Beyond The Sea » avait déçu. Il lui manquait cet accomplissement, ce raffinement indispensable à bien accompagner Alfred Romero et son timbre caressant (accompagné à l’occasion par Itea Benedicto, chanteuse de formation lyrique qui évolue au sein de NIOBETH).
Une transition voulue, que je reprends à ma chronique de « Tarot ». Alfred Romero, prend encore plus d’assurance et module sa voix avec davantage d’impact à chaque album. Sa stature accomplie fait bel et bien oublier celle de l'"ex"-irremplaçable Elisa C. Martin. A ce jour du reste, Alfred est désormais en tête côté participation. Et au regard de la qualité, aussi. Face à « The Hall Of The Olden Dreams », « Tarot » peut se targuer de faire jeu égal. Et vis-à-vis de « The Gate Of Oblivion », « Dark Moor » et à présent « Autumnal » détiennent les atouts suffisants pour remporter la bataille.

« Autumnal » est excellent. Les points de repère sur lesquels revenir parait aussi nécessaire que peut l’être pour un mort de soif une flaque d’eau dans le désert répondent unanimement présents. DARK MOOR, ce groupe qui maîtrise les arrangements sur le bout des doigts, vient de démontrer des capacités de constance qu’on n’attendait plus. Moins marquant que « Tarot », « Autumnal » figurera tout de même parmi les indispensables de metal symphonique de cette année 2009.

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   (2 chroniques)



- Alfred Romero (chant)
- Enrik García (guitare)
- Mario García (basse)
- Roberto Cappa (batterie)


1. Swan Lake
2. On The Hill Of Dreams
3. Phantom Queen
4. An End So Cold
5. Faustus
6. Don't Look Back
7. When The Sun Is Gone
8. For Her
9. The Enchanted Forest
10. The Sphinx
11. Fallen Leaves Waltz



             



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