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Ozzy OSBOURNE - No More Tears (1991)
Par FENRYL le 11 Mars 2009          Consultée 9970 fois

« No more tears » est un album charnière dans la discographie de OZZY OSBOURNE... pour de multiples raisons...
Ce 6ème album studio marque tout d'abord l'entrée dans les années 90 du Madman qui quitte ainsi une décennie de succès musicaux (globalement) entrecoupée de drames et autres affaires rocambolesques... Ensuite, il confirme un line-up attendu au tournant depuis l'arrivée du tout jeune Zakk Wylde au poste de guitariste. Enfin, il constitue pour beaucoup l'un des deux sommets de sa carrière...
Succès commercial et critique, « No more tears » n'a finalement pas volé sa légende.
Force est de reconnaître qu'à la suite de nombreuses écoutes depuis de bien nombreuses années, cet opus n'a cessé de se révéler à mes oreilles. Comme souvent chez OZZY, les sessions de découverte sont souvent empreintes de déceptions et de remarques stupides du genre « ouais, toujours aussi simpliste, rien de neuf, c'est bateau... »... Et puis on commence à découvrir, à être surpris au détour d'un titre, d'un plan, d'un riff... et c'est encore ici le cas. On ne déroge pas à la règle immuable du nouvel album studio du Prince of Darkness...
Que de chemin parcouru depuis un « Blizzard of Ozz » ! Dès les premiers instants de « Mr. Tinkertrain », on mesure l'étendue du travail accompli à tous les niveaux: Ozzy n'a sans doute jamais autant maîtrisé sa voix, le son atteint un niveau de réalisation bluffant pour l'époque et la prod' n'est pas en reste. Comparé aux premières heures à l'aube des années 80, on contemple l'œuvre, relativement émerveillé (progrès techniques mesurés bien évidemment !).
Une nouvelle fois donc, la dream team de l'époque (pas ma favorite en tout cas) est reconduite et Zakk et Castillo épaulent Ozzy dans la composition des morceaux... Daisley joue encore ici tous les titres studio même si c'est Mike Inez qui apparaît sur les vidéos. Ce dernier est crédité sur le titre éponyme simplement (mais c'est juste énorme quand vous connaissez ce titre... On y revient plus bas !)... Mais la putain de cerise sur le gâteau, c'est que Monsieur Lemmy Kilmister en personne participe à l'écriture de l'album, écrivant les paroles des morceaux « Hellraiser », « Desire », « I Don't Want to Change the World » et le plus gros hit « Mama I'm coming Home » (*). Tout cela sent déjà superbement bon sur le papier, nan ?
Une fois ces considérations bien en tête, prenez votre souffle... et une sacrée bouffée emplie de dioxygène afin d'affronter la terrible épreuve qui vous attend: vous n'aurez que très peu le temps de reprendre votre souffle... Pourquoi ? Non pas que la violence de la musique va ici vous agresser littéralement car on œuvre dans un heavy des plus « corrects » (côté rage) mais bien que les 8 premiers morceaux sont tout simplement excellents !!!! Rarement il m'a été donné de savourer autant de tracks enchaînées les unes à la suite des autres. Tout semble avoir été étudié, passé à la moulinette, examiné par des outils de haute précision: dès « Mr. Tinkertrain », on découvre un titre qui assure parfaitement le lien entre un « No rest for the wicked » et la suite de l'album. Une intro « ambiance », un riff énergique de ZW, un break Ozzyien. Un joli warm-up.
Et l'allumage est parfaitement réussi car déboule en ordre de bataille « I don't want to change the world » (putain de riff introductif, spécial réveil difficile !) et THE ballade « Mama I'm coming home » laissant exploser à la face du monde les talents de Zakk Wylde à produire un son Southern Rock grandiose (écoutez également cette basse vrombissante !) entrecoupé d'harmoniques artificielles toujours aussi jouissives.
« Desire » renoue avec ces morceaux du passé, à la fois punchy et super entraînant, le tout reposant sur une ligne mélodique des plus efficaces. Chapeau bas !
Et là, c'est l'enchaînement uppercut et crochet du gauche en pleine face: le choc et le K.O immédiat... Bon dieu, comme une basse peut riffer quand on sait lui parler avec force et conviction. Qui n'a pas souhaité devenir bassiste en entendant ce plan ultra « groovy » et entêtant ouvrant ce « No more tears » (plan conçu par Inez mais joué par Daisley !)... et le pire est le meilleur à venir: suite à un break de toute beauté (chant de cétacés inclu), Monsieur Zakk Wylde lâche littéralement les chevaux en nous livrant un solo MONUMENTAL dont la dernière note n'a de cesse de me dresser l'ensemble de mon système pileux invariablement. Jouissif, je vous le dis. Le pire, c'est que le solo suivant (sur « S.I.N », morceau super mélodieux et entraînant) est aussi excellent ! Arrêtez, je n'en peux plus !
Justement, « Hellraiser » calme un peu le jeu (encore que le solo... mais là je radote !) et « Time after Time » nous délivre la seconde ballade de l'album. Un joli moment, tout en calme et volupté.
L'intro de « Zombie Stomp »... et retour de la basse. On se dit qu'ils vont nous refaire le coup du morceau éponyme ? Et bien non ! Premier coup d'arrêt avec un titre qui tarde à démarrer (plus de 2 minutes) et qui se retrouve affublé du qualificatif « un poil faiblard », à juste titre (mais devinez qui sauve l'affaire au milieu ?). Et ce n'est pas l'intro de « A.V.H », country/bluesy, totalement hors sujet, qui sera là pour nous rassurer: deuxième morceau fadasse, mode « fainéant ».
Heureusement, « Road to nowhere » arrive là pour nous guider justement sur les chemins pavés vers un succès... Celui totalement mérité de cet opus qui sait intelligemment marier sens inné de la mélodie et moments épiques de heavy metal, générateurs de véritables hymnes.
OZZY OSBOURNE frappe ainsi un grand coup aux premières heures de la décennie 90. Il recevra un Grammy pour « I don't want to change the world » au titre de la fameuse « Best Metal Performance » en 1994. Il annoncera cet album comme le dernier, fatigué et voulant offrir plus de temps à sa famille et s'ensuivra une tournée intitulée ironiquement « No more tours » !
Heureusement, l'aventure ne va pas s'arrêter en si bon chemin...
Nous sommes en 1991, courant septembre et Ozzy vient de marquer les esprits de fort belle façon. Et personne n'ose croire à ce que notre Madman annonce... « No more tears » est dans toutes les têtes et n'est pas prêt d'en sortir... Well Done Prince of Darkness !

Verdict: 4,5/5.

(*) Il avoua ensuite dans plusieurs magazines avoir gagné plus d'argent grâce aux royalties de ce morceau qu'avec les chansons écrites avec MOTÖRHEAD... VDM...

N.B: la version remasterisée datant de 1995 contient en plus deux titres: « Don't Blame Me » (le second morceau accompagnant la sortie single de « Mama, I'm Coming Home ») et « Party with the Animals », tiré de la bande originale du film « Buffy, tueuse de vampire »...

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- Ozzy Osbourne (chant)
- Zakk Wylde (guitare)
- Bob Daisley (basse)
- Michael Inez (basse)
- Randy Castillo (batterie)
- John Sinclair (claviers)


1. Mr. Tinkertrain
2. I Don't Want To Change The World
3. Mama, I'm Coming Home
4. Desire
5. No More Tears
6. S.i.n.
7. Hellraiser
8. Time After Time
9. Zombie Stomp
10. A.v.h.
11. Road To Nowhere



             



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