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HEAVY METAL  |  STUDIO

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1980 Blizzard Of Ozz
1981 Diary Of A Madman
1982 Speak Of The Devil
1983 Bark At The Moon
1986 The Ultimate Sin
1988 No Rest For The Wicke...
1991 No More Tears
1995 Ozzmosis
2001 Down To Earth
2007 Black Rain
2010 Scream
2014 Memoirs Of A Madman
2020 Ordinary Man
2022 Patient Number 9
 

- Membre : Gus.g, Revolution Saints, Dream Evil, Metallica, Faith No More, Mystic Prophecy, Gioeli - Castronovo, Badlands, A New Revenge, Vicious Rumors, Jerry Cantrell , The Dead Daisies, Animetal Usa, Snakecharmer, Black Label Society, Infectious Grooves, Quiet Riot, Alice In Chains, Pride & Glory, Uriah Heep, Rainbow, MÖtley CrÜe, Zakk Wylde, Arch Enemy, Firewind, Nightrage, Headspace
- Style + Membre : Michael Schenker, Firstborne, Lizzy Borden, Red Dragon Cartel, Black Sabbath
 

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Ozzy OSBOURNE - Patient Number 9 (2022)
Par FENRYL le 13 Octobre 2022          Consultée 2329 fois

Après avoir surpris tout son petit monde en revenant de nul part, OZZY me prend de court en revenant encore une fois, et si vite !
En effet, son état de santé et sa gestion conjugale continuant d'occuper les rubriques davantage que son activité musicale, je m'attendais davantage à vous faire une nécrologie mode "God Save The Queen… And The Prince Of Darkness"…

Pourtant, il est bel et bien parmi nous ! Et un miracle n'arrivant semble-t-il jamais seul, tout ce que je réclamais ici même dans ma précédente chronique s'est réalisé !
Zakk est ENFIN de retour au bercail ! Orgasme théorique.
Exit le rappeur de la précédent édition (ouf), les guests "références" (pas de Elton, ni de Tom Morello) mais les grands noms d'instrumentistes sont de nouveau de la partie (Duff, Chad, le regretté Taylor dont il s'agit des derniers enregistrements, Eric Clapton) voire sont complétés avec un line-up nostalgique en présence de Robert Trujillo ("Live At Budokan" for ever) et mais surtout Tony Iommi himself pour ne citer que les plus célèbres ! On touche ainsi au divin de l'intelligence du recrutement/mercato !

Je vais copier/coller mon commentaire sur la voix d'Ozzy car je reste sur les mêmes idées, globalement : une fois dans le vif du sujet, il faut reconnaître que mon Ozz' n'a pas son pareil pour surprendre… Je ne vous parle pas de sa voix : posée comme de coutume, sans trop de variation, avec ce timbre nasillard qui le définit tellement. Après plusieurs épreuves côté santé, le bougre s'en sort bien, même si je suis bien conscient que les retouches postprod' sont sans aucun doute légion !" J'ajouterai toutefois que l'autotune tue les "chanteurs" à petit feu en nous faisant croire qu'ils sont capables tout en mettant en difficulté les vrais artistes œuvrant sans filtre.

Une fois encore, en ouvrant son album avec un ultra malin et entêtant "Patient Number 9" pêchu et énergique, OZZY fait de la place à ses musiciens qui ont co-signé le morceau et cela s'entend. Un titre single par essence qui fonctionne, avec un Jeff Beck vraiment intéressant. Le riff introductif est immédiat et je n'arrête pas de me surprendre à le fredonner depuis ma première écoute. Il place vraiment ce treizième album sur des rails solides.

Quatre titres avec Zakk où il est possible de mesurer la volonté presque sectaire du blondinet de respecter scrupuleusement le cahier des charges du Madman : "Parasite" simpliste mais j'y place un bon solo, sans fioriture à la BLACK LABEL SOCIETY. Je lui préfère la montée en puissance d'un "Mr Darkness" avec une guitare vraiment plaisante et inspirée avant le joli solo de la dispensable "Nothing Feels Right" comme "Evil Shuffle".
C'est bien Maître Iommi qui vole la vedette à Z. Wylde en venant poser ses riffs sur deux titres : "No Escape From Now", débutant comme une ballade avant bien évidemment de délivrer une tournure BLACK SABBATHienne, avec cette basse ronronnante, ronflante et si présente pour notre plus grand plaisir (merci Robert !).

Ce treizième album est donc un pari réussi. Résolument moderne dans sa production et fort de "nouveautés" à l'échelle du "Prince of Darkness", il constitue un bon album, notamment par rapport à la discographie récente d'OZZY… Inespéré, sympathique et sans savoir si il sera le dernier, ce "Patient Number 9" satisfera les fans et permettra peut être de laisser Ozzy retrouver un semblant du respect qu'il mérite face à sa carrière immense. Par contre, c'est bien l'harmonica bluesy mode "Fairies Wear Boots" qui donnera cette belle tonalité à toutes ces ruptures et ses riffs simples et efficaces.

Avec "One Of Those Days", on quitte le Metal d'Ozzy pour un titre bluesy avec un refrain pénible. Ce qui est regrettable car pour le reste de l'écoute, on peut à chaque fois y déceler des souvenirs des grands titres du passé : "Shot In The Dark" par-ci ("Dead And Gone"), le rire si caractéristique de Osbourne par-là, ou un peu de "You're No Different" tiré de "Bark At The Moon" avec "Mr Darkness" (introduction) avant un "Nothing Feels Right" que l'on pense avoir entendu déjà quelque part…

Côté déception, on ne pourra que noter un manque de côté Metal dans le son proposé. On citera évidemment des titres qui nous feront saliver avant de nous décevoir ("Dead And Gone", parfait exemple avec cette intro années 80 et son couplet intéressant avant un refrain ridicule). Le nombre de bondieuseries viendra nous rappeler comment Ozzy y fait référence de plus en plus (un message ?), avec un "God Only Knows" sirupeux et mielleux au possible pour clôturer véritablement la galette… avant un "Darkside Blues" qui ne pourra que diviser. À titre personnel, je m'y suis fait à ce petit délire de fin de session d'enregistrement avec le retour de l'harmonica !

"Patient Number 9" est un album inattendu : son propriétaire n'était pas espéré aussi bien à cette période que dans cet "état de forme".
Loin des grandes années du Madman évidemment maintenant, cet opus est toutefois à mes oreilles le meilleur son d'OZZY OSBOURNE depuis… 1991 !
Entouré de musiciens talentueux et d'auteurs pas si ratés que cela, c'est la raison pour laquelle cet album est plaisant à écouter, encore et encore, sans pour autant soulever un enthousiasme débordant.
Doux, plutôt "chouette", il sera votre allié pour quelques trajets d'une bonne heure, simple et sans prise de tête.

Note réelle : 3,5/5.

Top : "Patient Number 9", "Dead And Gone".

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   FENRYL

 
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- Ozzy Osbourne (chant, harmonica sur 10)
- Andrew Watt (guitare, basse, chœurs, claviers, batterie)
- Jeff Beck (guitare sur 1,6)
- Zakk Wylde (guitare sur 1-3,6-9,11-12, claviers 1,5,7,9, orgue 8)
- Eric Clapton (guitare sur 5)
- Josh Homme (guitare sur 12)
- Mike Mccready (guitare sur 2)
- Tony Iommi (guitare sur 4,10)
- Robert Trujillo (basse sur 1,3,4,6,7,9,12)
- Duff Mckagan (basse sur 2,5)
- Chris Chaney (basse sur 8)
- Chad Smith (batterie sur 1,2,4,6,8,11)
- Taylor Hawkins (batterie sur 3,7,12; percussion sur 3)
- James Poyser (orgue sur 5, 7)


1. Patient Number 9 (featuring Jeff Beck)
2. Immortal (featuring Mike Mccready)
3. Parasite (featuring Zakk Wylde)
4. No Escape From Now (featuring Tommy Iommi)
5. One Of Those Days (featuring Eric Clapton)
6. A Thousand Shades (featuring Jeff Beck)
7. Mr Darkness (featuring Zakk Wylde)
8. Nothing Feels Right (featuring Zakk Wylde)
9. Evil Shuffle (featuring Zakk Wylde)
10. Degradation Rules (featuring Tommy Iommi)
11. Dead And Gone
12. God Only Knows (featuring Josh Homme)
13. Darkside Blues



             



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