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OPETH - Watershed (2008)
Par FIGHTFIREWITHFIRE le 26 Juin 2008          Consultée 14110 fois

Déjà une nouvelle sortie ! Décidément les suédois ne chôment pas, et qu’il s’agisse d’IN FLAMES ou d'OPETH, on constate avec joie que cette régularité ne nuit aucunement à la qualité des œuvres proposées, bien au contraire !

Le dernier album du groupe, qui est apparu légèrement décevant pour la plupart des fans, puis le live sorti récemment sont encore frais dans les esprits que déjà une nouvelle production est offerte aux passionnés que nous sommes, et c’est avec un plaisir et une hâte que l’on a l’habitude de ressentir finalement assez souvent depuis quelques années que l’on découvre ce "Watershed" à la pochette tout bonnement magnifique.

Et dès la première écoute, passée la surprise d’entendre une voix féminine accompagner celle d’Akerfeldt, le constat est rassurant :

OPETH est toujours ce groupe aux qualités techniques exceptionnelles mises au service d’une musique envoûtante et captivante. Akerfeldt sait tirer au maximum partie de son talent de guitariste sans jamais tomber dans la surenchère et la démonstration.
Chaque seconde semble mûrement réfléchie afin d'extraire le plus intéressant de chacune des idées abordées et de proposer un album qui offre les meilleures compositions possibles, sans compromis ni remplissage.

"Heir Apparent" avec son riff d’introduction monstrueux, son ambiance pesante et ses nombreux breaks au piano ne peut qu’éblouir l’auditeur et l’engager à profiter pleinement d’une nouvelle leçon artistique magistrale de la part de la formation suédoise récemment remaniée par son chef d’orchestre.
Et justement, niveau production, OPETH nous avait accoutumé à la perfection et ne change pas ses bonnes habitudes : le son est propre et précis, le mixage harmonieux et on a toujours plaisir à entendre les cordes crisser au contact des doigts des guitaristes !

On touche donc encore le sublime avec cet album, parsemé de multiples changements de rythmes et de variations d’ambiances, avec un travail de plus en plus impressionnant au niveau sonore … les guitares acoustiques répondent avec grâce aux guitares électriques tandis que le clavier assure l’atmosphère de fond sans jamais en rajouter, avec le son typique de piano et les sonorités 70s qui sont la marque de fabrique du groupe depuis déjà quelques albums, apportant parfois même de purs moments de jouissance comme sur l’accompagnement puissant et rageur de "Heir Apparent" … le solo au piano électrique de "Lotus Eater" reste un passage transcendant de l’album et qui donne bien la couleur de l’ensemble, on a même parfois le droit à des ambiances que n’aurait pas renié un John Williams ("Hex Omega")…
La basse quant à elle se fait peut être plus discrète que sur la plupart des albums précédents mais conserve son rôle de soutien majeur des guitares qui conservent leur prééminence.

On retrouve ici des riffs vraiment inspirés et efficaces, dans la droite lignée d’un "Blackwater Park" même s’ils n’atteignent en général pas le même degré de réussite.
Le propos de l’album est de plus particulièrement intimiste voire introspectif tout en conservant une certaine violence et pousse encore plus avant les expérimentations.
Akerfeldt poursuit donc logiquement sa recherche d’expression musicale et démontre qu’il a encore de nombreuses choses à dire, ce qui est plutôt impressionnant après tant d’albums dont aucun ne peut être qualifié de facile ou de médiocre. Il possède bien sûr toujours cet incroyable talent de composition qui délivre des mélodies exceptionnelles et permet à OPETH de se placer parmi les groupes les plus efficaces et transcendants de sa génération.

Sa voix est de plus en plus maîtrisée au fil des albums, le chanteur tend petit à petit vers la perfection vocale et impressionne réellement, tant en clair qu’en saturé. Son chant est moins marqué par les effets multiples que l’on a pu entendre sur des œuvres plus récentes même si certains titres (comme "Hessian Peel" par exemple) démontrent un travail important dans ce domaine, et le chant clair est devenu nettement prédominant comparé aux productions précédentes.
Au niveau des chœurs enfin, ceux-ci sont efficaces et font la plupart du temps mouche notamment sur un titre comme "Porcelain Heart".

Bien sûr, la musique d’OPETH est toujours aussi caractéristique et reconnaissable dès la première écoute, avec un son, des mélodies et une atmosphère uniques et personnels.
Au rayon "nouveautés", des ambiances de vieux films évoquant les années 30 donnent la couleur générale de l'album et collent à merveille avec l’artwork de l'œuvre, par ailleurs également très soigné, comme il est de coutume avec les suédois.

Le morceau le plus profond et surprenant est indéniablement "Burden", avec son intro au piano mêlée à une ligne mélancolique de guitare, le chant clair, on l’a dit, époustouflant donne au titre une teinte unique et les chœurs viennent renforcer une impression omniprésente de mélancolie.
Ce titre est certainement l’un des plus travaillés au niveau des sonorités et on retrouve des tons dignes d’un DEEP PURPLE et même des sons de guitares typiques d’un DIRE STRAITS même si l’approche reste bien sûr assez éloignée, OPETH reste donc attaché à ses influences 70s et avec quelle réussite !
Avec un solo et un pont éblouissants, ce titre invite au voyage dans l’intimité la plus sensible d’OPETH et de son géniallissime géniteur, une mélodie envoutante qui arracherait presque une larme vient nous rappeler que ce groupe est définitivement une référence du genre.
Les guitares de plus en désaccordées viennent clôturer ce titre intégralement en chant clair qui sera certainement le plus sujet à débat de par quelques expérimentations nouvelles …

Cet album semble mieux maîtrisé et plus réussi que son prédécesseur, avec des idées qui ne sont pas sans évoquer l’immuable "Blackwater Park". Pour le reste, on est loin d’un retour aux sources : OPETH continue d’évoluer doucement mais sûrement, délaissant peu à peu la brutalité pour évoluer vers un style plus rock …
dotés d’une personnalité musicale et d’un univers propre que bien des jeunes groupes aux dents longues doivent leur envier, les suédois nous éblouissent une fois de plus avec ce "Watershed" en tous points réussi.

Un talent incroyable qui ne se dément pas au fil des années et des albums et nous apporte un excellent OPETH qui assoit un peu plus le groupe parmi les artistes les plus impressionnants et novateurs de sa génération et de l’histoire du Metal …

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   (4 chroniques)



- Mikael Akerfeldt (guitares,chant)
- Fredrik Akesson (guitares)
- Martin Axenrot (batterie)
- Martin Mendez (basse)
- Per Wilberg (claviers)


1. Coil
2. Heir Apparent
3. The Lotus Eater
4. Burden
5. Porcelain Heart
6. Hessian Peel
7. Hex Omega
- bonus
8. Heir Apparent(5.1)
9. The Lotus Eater(5.1)
10. Burden(5.1)
11. Porcelain Heart(5.1)
12. Hessian Peel(5.1)
13. Hex Omega(5.1)
14. Derelicts Herds(5.1)
15. Bridge Of Sights(5.1)
16. Den Staendiga Resan(5.1)
17. Making Of(dvd)
18. Interviews(dvd)



             



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