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OPETH - Ghost Reveries (2005)
Par MOX le 7 Octobre 2005          Consultée 12873 fois

J’y ai un peu songé avant de me rétracter. Songé à mettre en parallèle leur nouveau contrat, avec le label américain Roadrunner Records, et un éventuel changement d’orientation musicale. En fait, ce ne serait pas pertinent une seule seconde. Néanmoins, l’astuce est toute trouvée pour vous rappeler ce haut fait d’actualité : Music for Nations ayant déposé le bilan, Opeth s’est retrouvé à l’ANPL (non seulement ça existe pas, mais vous aurez trouvé ce que ça signifie, alors déjà que c’est peu drôle…) et après avoir démarché de-ci de-là…Bref, avant d’attaquer le gros-œuvre, petit retour en arrière sur le DVD. Deux affirmations : Per Wiberg tient le synthé en main lors du Live, et Mikael Äkerfeldt aimerait appliquer une teinte black-metal lors du prochain alboume.

Per Wiberg est resté. « Ghost Reveries » n’est pas black-metal. Oui, bon sang, Per est actuellement cinquième membre du groupe, et donc...on se devait de craindre qu’il n’applique sa patte désormais. Du moins, je le craignais. Mais ma crainte s’est progressivement effacée pendant l’écoute, très fébrile, de la nouvelle galette, alors que je découvrais les apparitions éparses de ces notes douces, extrêmement discrètes, mais au goût aussi discutable parfois qu’ingénieux le reste du temps. D’autres craintes s’évanouissaient également, le genre de détails qui ne compte que dans la tête de celui qui s’assure -à priori- de la qualité intrinsèque du CD. La peur d’avoir lissé le son. Ouf, les guitares crachent encore. Ouf, Mikael possède encore ce timbre profond et quelque peu glaireux qui rend son chant death, certes sans failles, mais d’une telle intensité.

Opeth change. Et puis non, tiens, Opeth n’a pas tellement changé…Ah, si, quand même…Oh, finalement, non. Je reste aujourd’hui sur cette idée, mais le point positif de ce monologue inintéressant reste avant tout la facilité certaine que j’ai eue à enchaîner les écoutes. Non pas que je doive absolument me familiariser avec les titres afin que je puisse frimer plus vite que les autres en démontrant par a+b que tel riff est pompé de « Still Life », mais « Ghost Reveries » est travaillé. Gorgé de détails à ne plus savoir qu’en faire, truffé de breaks (bien plus qu’avant), absolument varié et soudain dans ses changements. Opeth garde une peau death-metal, mais celle-ci n’est pas sans muer, et de manière plus que significative, vers un apparat progressif censé combler les vides et rendre l’album « long à assimiler ».

Si l’on veut me faire croire que de cette manière, il est plus difficile d’appréhender et donc d’aimer cette touche, j’agrée même deux fois. L’univers prog n’est pas nouveau chez Opeth, il est simplement ici mis à contribution dans la rythmique-même qui peut s’en retrouver saccadée ou cassée, ployant sous la basse et sous une batterie monstrueuse (Martin Lopez est d’une souplesse ! Très, très agréable à entendre). Et la plupart du temps, c’est chiant. Quand là-dessus vous placez un chant clair étonnamment hors de propos, vous jetez à la poubelle la moitié de « Ghost of Perdition », la totalité d’ « Atonement » et « The Grand Conjuration » (morceau facile, clip sans saveur). Il prouve les extrémités qu’il peut atteindre : voix douces et longues ou intonations à la James LaBrie (oui, c’est la limite inférieure, là…).

Opeth n’est jamais meilleur qu’en mitonnant une bonne petite bouillie simple, mixée sur un riff bateau de chez bateau mais terriblement profond, répété ou non à outrance, sublimé par une acoustique, mais sombre à souhait et teinté de gris (« Reverie/Harlequin Forest » en devient le morceau géant de l’album). A ce propos, rien que pour information, « The Baying of the Hounds » présente un des riffs de cette trempe…L’achat passe facilement après un tel coup. De surcroît, « Damnation » en est la preuve, les Suédois peuvent composer de belles ballades sèches, courtes et tristes. « Isolation Years » en est une si belle conclusion, cette fois, si belle et si courte.

Je parlais de travail de composition, terme qui regroupe à la fois les sonorités multiples qui emplissent les fonds de chanson et le tour de force en terme de breaks, « Ghost of Perdition » étant particulièrement instable. A ma gauche, chant clair mauvais (poussif et plein d’effets gnan-gnan), deux morceaux inutiles de chez inutile&co, musique saccadée à de trop nombreuses reprises. A ma droite, réapparition de systèmes musicaux géniaux typés « Blackwater Park », orgie de détails succulents et notes mélancoliques par moments. La note moyenne qui devrait découler d’une telle analyse aussi poussée (…) ne sera pas. En effet, c’est ce qu’Opeth a additionné dans sa mixture qui manque de réussite…

Bon, je m’étais promis d’être méchant… Mais il subsiste de si bons moments que je fermerai les yeux.

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   (3 chroniques)



- Per Wiberg (claviers)
- Martin Lopez (batterie)
- Martin Mendez (basse)
- Peter Lindgren (guitares)
- Mikael Äkerfeldt (chant, guitares)


1. Ghost Of Perdition
2. The Baying Of The Hounds
3. Beneath The Mire
4. Atonement
5. Reverie/harlequin Forest
6. Hours Of Wealth
7. The Grand Conjuration
8. Isolation Years



             



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