Recherche avancée       Liste groupes



      
POWER METAL  |  STUDIO

Lexique power metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style + Membre : Concerto Moon
 

 Site Officiel (293)
 Myspace (152)

GALNERYUS - One For All – All For One (2007)
Par BAST le 1er Juin 2008          Consultée 3016 fois

Ce quatrième album de GALNERYUS annonçait comme un changement. Artwork qui s’éloigne radicalement du jeté de couleurs étalé sur « Beyond the End of Despair... », logo redessiné comme pour tendre vers les formations de metal sympho. Alors, alors ? Non, fausse alerte. Ou faux espoir, c’est comme vous voulez. GALNERYUS ne se départit pas de son style, continue d’explorer avec gourmandise ce heavy néo-classique racé et chaleureux, persévère dans cette association du speed mélodique, du prog très léger et du jeu de guitare fortement inspiré par Yngwie le virtuose. Finalement, la formation japonaise a peut-être juste jugé nécessaire de tuer l’amalgame, de s’éloigner de ces pochettes faussement (et laidement) annonciatrices de death mélodique ou de gothique.

Oui, le style demeure coriace. GALNERYUS connait une réussite suffisante pour lui permettre de sortir un album par an, pourquoi bouleverser en quelque manière son cheminement ? Si la réflexion détient de la légitimité lorsqu’elle est avancée par un groupe, il n’en est pas forcément de même pour ses amateurs. A moins d’être féru de GALNERYUS, j’avoue que retrouver une fois de plus des titres calibrés à l’identique émousse l’enthousiasme. Preuve en est, en tout cas pour ma part, le long délai entre les premières écoutes de « One For All – All For One » et les ultimes mots de cette chronique, franchement difficile à achever. Difficile car les similitudes avec « Beyond the End of Despair... » se font si écrasantes qu’il faut du temps avant de parvenir à dissocier les deux albums, à les considérer comme des entités indépendantes.

Pour autant, GALNERYUS ne dément pas l’adresse fermement établie depuis son premier essai. Et les titres, plutôt denses et finement structurés, n’éprouvent aucune difficulté à accrocher. L’illustration de la force de GALNERYUS : parvenir à fournir beaucoup de matière, sans étouffer l’auditeur, en conservant des moments privilégiés où les mélodies défilent plus directement. Après l’intro habituelle qui consiste à reprendre un thème bien connu (QUEEN et son show qui ne s’arrête jamais trouvent en Ennio Morricone leur successeur), GALNERYUS démontre rondement tout son savoir-faire. Rythme enlevé, chant gorgé de soleil, mélodies aériennes, logorrhées de guitares, couleurs épiques et refrain fédérateur, « New Legend » grossit les rangs des meilleurs titres composés par les Japonais. On pourrait en dire d’ailleurs autant de « Everlasting », morceau chanté en japonais, limite pop, bien rafraichissant, du lesté « Don’t Touch » qui propose un heavy à l’allemande, les gros chœurs scandés avec, ou encore de « Chasing the Wind » dont les guitares lorgnent agréablement vers « Trilogy », album référentiel du clairvoyant suédois clairement évoqué un peu plus haut.

Si aucune évolution majeure n’est à noter, il reste un point sur lequel GALNERYUS progresse. Il s’agit de la production tant le chant comme les guitares bénéficient d’une mise en relief inédite. L’enthousiasme suscité par les qualités vocales de Yama-B, justes et accrocheuses, n’ont probablement pas dû échapper au groupe qui semble plus que jamais miser dessus. Et Syu, en digne admirateur de MALMSTEEN (déjà cité trois fois, vous aurez évidemment compris pourquoi) lance toujours autant de soli. Pas de révolution née d’une six-cordes chaude comme la braise, mais du très bon. Et du très long (« Sign of Revolution »).

Le quatrième album de GALNERYUS n’a donc rien du bouleversement pressenti. Les deux mains fermement posées sur le volant n’ont esquissé aucun mouvement, comme pour mieux rappeler que la voie que se sont choisis les japonais s’étire en ligne droite. Cette fois encore, à force de persévérance(s), le plaisir des retrouvailles répond à l’appel. A filer droit ainsi, le champignon écrasé à en cracher tous ses spores, les Japonais risquent tout de même de semer quelques amateurs en route. Un bon album, indéniablement. Mais on va finir tôt ou tard par attendre autre chose, histoire de pouvoir évoquer la discographie de GLANERYUS autrement que comme quatre albums de qualité et de contenus égaux.

A lire aussi en POWER METAL par BAST :


DOMINE
Stormbringer Ruler (2001)
Power metal




BLIND GUARDIAN
At The Edge Of Time (2010)
Blind Guardian, le grand

(+ 4 kros-express)

Marquez et partagez




 
   BAST

 
  N/A



- Yuhki (clavier)
- Yama-b (chant)
- Syu (guitare)
- Junichi Sato (batterie)
- Yu-to (basse)


1. Red Horizon
2. New Legend
3. The Night Craver
4. Aim At The Top
5. Everlasting
6. Last New Song
7. Don't Touch
8. The Flame
9. Chasing The Wind
10. Sign Of Revolution
11. Cry For The Dark
12. The Sun Goes Down



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod