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THIN LIZZY - Jailbreak (1976)
Par POSSOPO le 5 Janvier 2010          Consultée 6526 fois

THIN LIZZY, c'est la guerre. Trois disques se disputent le titre de meilleur album de l'artiste irlandais. "Jailbreak", "Bad Reputation" et "Black Rose". "Johnny The Fox" recueille moins naturellement les suffrages, "Renegade" arrive un peu tard. "Jailbreak" a deux atouts, c'est le premier grand album de Phil et ses sbires, le premier d'une série sublime qui mènera le trio devenu quatuor pour muscler son style au firmament du Hard Rock. Le tremplin définitif du nouveau THIN LIZZY, un THIN LIZZY plus ouvertement Hard sans pour autant se départir de sa touche Folk si caractéristique. "Jailbreak", c'est aussi un titre éponyme devenu gros hit et surtout "The Boys Are Back In Town", le "Whole Lotta Love", le "Paranoid" le "(Don't Fear) The Reaper", le "Easy Livin'" (spécial dédicace à David) du groupe, l'éternel qu'on joue encore à la radio trente ans après et que même mémé connaît sans pouvoir cependant mettre un nom dessus. Personnellement, je comparerai plus le tube à "I Was Made For Loving You" pour son groove atomique même si le deuxième, au contraire du premier, n'est guère représentatif du style pratiqué par son créateur.

Pourtant ces atouts masquent presque un tout petit quelque chose qui fait la différence avec ses deux compétiteurs. À peine sorti d'un "Fighting" qui manquait encore d'un soupçon de maturité, le disque conserve encore un minuscule fond acnéique à peine perceptible, pourtant bien réel. Quoi de plus normal ? L'époque était celle du très haut rendement, un disque par an, minimum syndical du moment quand aujourd'hui ce rythme de parution devient synonyme d'excès de zèle et de manque d'application. Mais où sont les boutons ? Des titres, vite.
Pas question de tomber là-dedans, pas besoin d'argumenter pendant des heures sur la faiblesse de telle ou telle plage, différente pour chacun. Le vague relief cutané, très disparate je vous rassure, se veut finalement assez étendu et concerne la galette dans son ensemble, c'est toujours mieux qu'un gros point noir au milieu du nez. Galette que je ne qualifierais guère plus… qu'excellente !

"Ouf, j'ai eu peur que tu craches sur cette perle seventies, tu t'en serais pris une dans les dents".

Non je ne suis ni sourd ni fou, j'entends parfaitement que "Jailbreak" constitue le vrai départ du THIN LIZZY gigantesque et malheureusement largement oublié si on compare sa "bad" réputation (prout caca blague) à celle de LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH ou KISS, voire même BLUE OYSTER CULT. THIN LIZZY peine même à égaler la popularité de URIAH HEEP (spécial dédicace à David donc), c'est dire à quel point on peut le sous-estimer. "Jailbreak" bénéficie de tout ce qui fait la force de la combinaison magique Downey, Lynott, Gorham, Robertson. La subtilité du premier, le velours et la rondeur des cordes vocales et métalliques du deuxième, l'insupportable variété de jeu et de finesse des deux derniers (je serais bien incapable de parler de l'un sans évoquer l'autre). Une combinaison qui représente le THIN LIZZY qu'on aime le plus et de très loin. Le Mark II de DEEP PURPLE s'il fallait continuer à accumuler les parallèles avec le tout Hard Rock seventies de la planète ?

Et comment ne pas disserter encore et encore sur ces mélodies harmonisées à la tierce, la MAIDEN touch inventée par WISHBONE ASH que Gorham et Robertson auront su magnifier en quelques années ? L'aventure commence bel et bien en 1976, "Fighting" ne proposait quasiment rien de ce gimmick devenu légendaire.

Entre le sucre délicieux de "Fight Or Fall", la sombre pesanteur vraiment dure de "Warriors" ou "Emerald", la quasi funkitude romantique de "Romeo And The Lonely Girl", le feeling coin du feu de "Cowboy Song", le sixième longue durée du petit prince de Dublin montre un artiste devenu géant, maître es variété des morceaux et accents de sa petite île verdoyante, un sixième longue durée qui ne doit en fin de compte son étoile en moins qu'à l'émergence très peu de temps après de deux OVNIS totalement irréprochables de bout en bout. Et sans "Bad Reputation ou "Black Rose", "Jailbreak" atteindrait le statut de merveille des merveilles. Un sixième longue durée riche de tous les atouts de son créateur, en tête son extrême diversité Hard / Funk / Soul / Rock / Blues et ses quatre cordes généralement snobées dans le monde du Metal, ici acteur principal d'une épopée qui prend son envol.

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   (3 chroniques)



- Brian Downey (batterie, percussions)
- Scott Gorham (guitares)
- Phil Lynott (basse, chant, guitare acoustique)
- Brian Robertson (guitares)


1. Jailbreak
2. Angel From The Coast
3. Running Back
4. Romeo And The Lonely Girl
5. Warriors
6. The Boys Are Back In Town
7. Fight Or Fall
8. Cowboy Song
9. Emerald



             



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