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THIN LIZZY - Nightlife (1974)
Par FENRYL le 29 Juin 2008          Consultée 6628 fois

C'est de retour d'un périple enchanteresque irlandais que je me décide à rendre hommage à ce groupe que nombre de mes combos fétiches citent comme influence majeure... NIME vous propose ainsi de voyager dans le temps à la (re)découverte de cette formation de légende, qui, malheureusement semble tomber injustement dans l'oubli...

Quatrième opus de la carrière du groupe, « NightLife » est finalement le premier à rencontrer un succès (commercial et d'estime, avec la signature de la bande chez Phonogram) en cette année 1974. Le quatuor, puisque le groupe officie à cette date sous cette configuration (Brian est revenu après une démotivation éclair... et Phil récupère le binôme de gratteux Gorham/Robertson) est bel et bien de retour, car le couperet du split de découragement est passé très près de la tête pensante de la bande (c'est d'ailleurs ce qui semble avoir poussé Bell à quitter le navire, ne voyant pas arriver le succès).
Une fois toutes ces données en tête, il faut reconnaître que bien lui en a pris de poursuivre cette aventure ! « She knows », titre d'ouverture, est une véritable petite perle de rythmicité et d'ambiance. Entraînante, entêtante, c'est une nouvelle fois tout le génie d'écriture de Lynott qui s'exprime dès les premières mesures. Les notes de guitares glissent avec bonheur sur le manche de Gorham et de son acolyte.
Quelle surprise de voir débouler dans nos enceintes un morceau pur blues (« Night Life »), typique de ces années 70, puis un rock groovy (« It's only money ») ou encore une pépite piano/violon (« Frankie Carroll »)... La voix de Lynott est pleine de cette faculté incroyable d'adaptation : tout ce que ce monsieur crée dès lors est véritablement frappé du sceau de la maîtrise. Et ce n'est pas la formidable ballade « Still in love with you » qui nous fera douter. Le groupe se permet d'ailleurs le luxe de faire intervenir en guest, pour son unique présence sur ce disque, Garry Moore (nième retour !). Son jeu est immédiatement identifiable car largement plus « agressif » et saccadé que celui de ses confrères officiant sur le reste de la galette (Gibson oblige !).
A la mi-traversée de l'album, c'est assurément l'homogénéité de la qualité des tracks, s'accordant à merveille avec l'hétérogénéité des ambiances, qui marque le plus : « Showdown » perpétue cette caractéristique en s'ouvrant sur un riff très groovy, pour finalement s'achever dans des envolées guitaristiques (attention, dans l'esprit THIN LIZZY...). « Dear heart », est un morceau suave, reposant sur une ligne piano/cordes des plus romantique (eh oui, vous avez bien lu). Le genre de titre sur lequel un paquet de types ont du emballer sévère. La basse de Phill se fait très présente et offre à ce « Nightlife » un final des plus américains. Oui, je sais c'est con à dire, mais impossible de me sortir cette remarque de la tête: c'est parfaitement le genre de composition qui, sortie de son contexte, pourrait être attribuée à n'importe quel grand crooner étasunien... Ambiance, ambiance...
Et vlan ! Dans la bagarre il ne faudrait pas oublier « Philomena », une chanson hommage de Lynott à sa môman. Composée sur le mode d'un rock celtique (rythmique et texte parlant d'un vagabond qui demande à ce que l'on donne de ses nouvelles à sa mère à qui il n'a pu dire tout son amuuur... Impossible de ne pas y voir un petit quelque-chose de la célèbre chanson du folklore Irlandais « The wild Rover », que vous devez expérimenter une fois dans votre vie en live dans un pub de Dublin ou Galway...)
Difficile de trouver des accroches Hard Rock dans tout cela, me direz-vous ! Il faut bien le concéder, tout ceci ressemble davantage à une production multifacettes... Et pourtant.... Et pourtant, on trouve sur cette galette les prémices de l'influence majeure que le groupe exercera sur bon nombre de nos combos fétiches actuels !
Cet embryon de quelque chose, c'est « Sha-la-la » qui inaugure les duo de guitares fonctionnant avec des soli dont l'un est une tierce plus haut (et non, ce n'est pas IRON MAIDEN qui a inventé ce principe de l'harmonisation à la tierce !) et un final solo guitare-batterie bien énervé ! Une belle réussite !

Attention: album « boule à facettes ». Vous serez prévenu: « NightLife » est destiné aux plus open d'entre vous. Il balaye tant de styles et de genres divers et variés que n'en seront contentés que les amateurs d'expériences nouvelles, à la frontière extrême du rock... Nous sommes dans les années disco.... THIN LIZZY nous sort le disque à propos...

Verdict: 4/5

To be continued...

Chansons GUINESS: « Philomena », « She knows », « Sha-La-la », « Banshee », « Still in love with you ».

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   FENRYL

 
  N/A



- Brian Downey (batterie, percussions)
- Scott Gorham (guitare)
- Phil Lynott (basse, chant, guitare)
- Brian Robertson (guitare, backing vocals)
- Frankie Miller (chant sur "still in love with you")
- Gary Moore (lead guitare sur "still in love with you")


1. She Knows
2. Night Life
3. It's Only Money
4. Still In Love With You
5. Frankie Carroll
6. Showdown
7. Banshee
8. Philomena
9. Sha La La
10. Dear Heart



             



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