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1979 Black Rose : A Rock L...
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1981 Renegade
1983 Thunder And Lightning
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- Style : Horisont, Crash Kelly
- Membre : Dare, G-force, Wami, Tygers Of Pan Tang
- Style + Membre : Wild Horses [uk], Phil Lynott , Msg, Black Star Riders, Gary Moore

THIN LIZZY - Jailbreak (1976)
Par DARK BEAGLE le 15 Septembre 2018          Consultée 170 fois

Il y a une espèce de connivence entre le Hard Rock et les comics. Certains groupes développent une imagerie qui se marie bien avec l’univers super-héroïque US ou horrifique, façon Eerie et Creepy. ALICE COOPER a été le héros de quelques comic books, mais les champions toutes catégories sont bien sur les KISS, qui ont connu pléthore de mensuels à leurs effigies. Dans le cas de THIN LIZZY, c’est différent. Le trait de Jim Fitzpatrick s’inscrit dans cette pop culture particulière et la plupart des pochettes qu’il a réalisé pour THIN LIZZY dans les premières années tendent vers cela : "Vagabonds Of The Western World" et "Nightlife" sont complètement dans ce trip (à condition bien sûr, de ne pas associer les comics seulement aux univers super-héroïques) et "Jailbreak" n’y coupe pas. On est entièrement dedans, avec un trip SF bien prononcé.

Donc, la pochette claque. Et elle est à l’image de l’album. "Fighting" se voulait posé, "Jailbreak" va proposer une facette plus rentre-dedans du groupe, tout en conservant son sens inné de la mélodie à travers des morceaux qui peuvent autant agacer que subjuguer. Déjà, le morceau-titre met tout de suite les points sur les i. Avec un groove inimitable, la bande à Phil Lynott va faire monter la pression, créer un sentiment d’urgence lié à l’évasion racontée (rhaaa, ce « Breakout! » lâché juste avant une partie instrumentale bien intense, du bonheur !). Une entame qui met tout de suite dans l’ambiance, avec un son bien costaud, signé John Alcock, qui a parfaitement compris comment doper la musique de THIN LIZZY.

"Jailbreak" contient son lot de classiques. Outre le title-track, difficile de passer à côté de "Emerald", véritable ode à l’Irlande, héroïque dans son interprétation, qui met fin à l’album avec énormément de classe et de finesse malgré tout, avec ses relents celtiques parfaitement intégrés au milieu des riffs quasi Heavy Metal. "Warriors" est un autre morceau bien lourd, limite inquiétant, mais toujours avec des mélodies bien présentes. À l’origine, il terminait la première face du vinyle de bien belle façon et quand le disque était retourné, les auditeurs étaient accueillis par un classique indéboulonnable, "The Boys Are Back In Town" et son refrain à reprendre à-tue-tête sous la douche ou dans son salon, le genre d’hymne immédiat qui s’inscrit dans l’histoire du Rock sans sourciller. Et il ne faut pas négliger la superbe "Cowboy Song", aux accents presque Country où Lynott nous raconte son amour pour le western. Et quand il raconte qu’il est un cowboy solitaire, il y met tant de conviction que c’est vrai. Avec ses textes, il faut parfois savoir lire entre les lignes.

Je ne vais pas citer tous les titres. Ceux-là sont vraiment ceux qui ressortent le plus sur l’album. Mais cela ne veut pas dire que le reste est mauvais. Ce n’est pas du remplissage, mais une série de chansons bien écrites, parfois charmantes ("Romeo And The Lonely Girl", avec sa ligne de basse entêtante et le talent de conteur de Lynott), qui servent de liant pour les gros classiques qui émaillent ce disque. "Jailbreak", ce n’est pas un best-of, c’est un album qui vie, qui prend le temps de se développer, qui ne se focalise pas sur un seul type de chansons, qui explore différentes facettes du Rock et faisant des petits détours vers des genres connexes sans que cela ne tranche, ni que ce soit vulgaire (la vulgarité musicale ne fait pas partie du champ lexical de THIN LIZZY).

Avec "Jailbreak", le groupe s’ouvre une voie royale, une triplette qui marquera le Metal à tout jamais. En un peu plus d’un an, THIN LIZZY va en effet publier trois disques qui seront à chaque fois des pierres angulaires dans sa discographie. Ce qui est dommage, au final, c’est qu’il n’est même pas question de triplette, cela va au-delà. "Jailbreak" est une petite merveille du genre, qui porte fièrement ses rides. Parce que malgré son grand âge, ce disque se porte toujours très bien, légèrement suranné, mais les mélodies qu’il distille soigneusement demeurent intemporelles.

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   (4 chroniques)



- Brian Downey (batterie, percussions)
- Scott Gorham (guitares)
- Phil Lynott (basse, chant, guitare acoustique)
- Brian Robertson (guitares)


1. Jailbreak
2. Angel From The Coast
3. Running Back
4. Romeo And The Lonely Girl
5. Warriors
6. The Boys Are Back In Town
7. Fight Or Fall
8. Cowboy Song
9. Emerald



             



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