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GOTTHARD - Domino Effect (2007)
Par POWERSYLV le 12 Avril 2007          Consultée 9326 fois

Back two years ago ...

Lipservice en 2005 nous montrait un GOTTHARD sur le retour et en grande forme, flanqué d'un nouveau guitariste (Freddy Scherer). Un album enthousiasmant et qui a obtenu un bon succès, leur permettant d'effectuer une tournée un peu partout là où la main de l’homme n’avait jamais mis le pied, et notamment en France où les suisses n'étaient pas venus nous voir depuis un petit moment. Reflet de leur concert de Zurich (en territoire connu et conquis depuis longtemps donc), l'album en concert Made In Switzerland (2006) témoignait de cette envie retrouvée en proposant un petit panorama de la carrière du groupe et en permettant de découvrir les meilleures cartouches de Lipservice en live.

Plus que jamais soudé, GOTTHARD engage en 2007 un nouvelle période de sa carrière, chaperonné par le label Nuclear Blast (qui a certainement beaucoup aidé pour ce retour). Ce Domino Effect ne change pas vraiment la donne de la musique de GOTTHARD (heureusement) et lors des premiers survols auditifs de l'objet, on retrouvera donc ici la marque de fabrique des helvètes : riffs mémorisables, refrains accrocheurs, tempos "je tape du pied", les choeurs, la voix de Steve Lee, ce désir de bien faire, sans oublier les morceaux un peu plus doux (ah, les ballades de GOTTHARD). Et aussi un juste équilibre entre qualité et spontanéité (les titres ont été écrits en environ 6 semaines).

La comparaison avec Lipservice devient dès lors inévitable. Lipservice donnait l'image d'un disque enjoué (avec les tubes que sont devenus « All We Are », « Lift U Up » et d'autres) mais il apparait qu'on ne retrouve pas vraiment leurs équivalents sur ce nouvel album (à part peut-être le refrain de « The Oscar Goes To ... »). Pas que les titres de ce nouvel opus ne soient pas aussi bons, loin de là. D’ailleurs je trouve que sur ce Domino Effect, GOTTHARD fait encore plus preuve de maturité (ils atteignent pour moi leur quintescence ici). On a justement l'impression que les suisses n'ont pas voulu faire un Lipservice bis car les titres sont dans l'ensemble plus compacts et plus profonds. Plus sérieux peut-être, mais sans tomber dans l'ennui ou la mièvrerie. Moins insouciants.

Un groupe plus adulte, plus expérimenté et qui peut se targuer aujourd’hui d’avoir un contrôle absolu sur sa musique (Léo Léoni - le guitariste - en est le producteur). Plus démocratique aussi pour ce qui touche aux compositions : car déjà sur Lipservice et c’est encore le cas ici, l'ensemble du groupe s'est davantage impliqué, même si le gros des titres porte la marque du tandem Steve Lee / Leo Leoni. On retrouve ainsi de très bons titres de hard rock bien catchy à l'image de l'instantané « Master Of Illusion » ou de « Gone Too Far » et son riff bien prononcé. Pour les riffs, GOTTHARD démontre encore son sens de l’accroche et certains se montrent imparables (« The Cruiser », le riff très AC/DC et la basse ronronnante de « Heal Me (Judgement Day) » …). Steve Lee nous emmène avec sa voix magique à la fois dynamique, tendre dans les ballades (« Falling » avec son refrain emphatique, son violon et son piano, « The Call » au refrain Bonjovien, « Tomorrow’s Just Begun » que ne renierait pas un Bryan Adams). Le chanteur n’hésite pas à moduler sa voix : sur « Letter To A Friend » qui démarre comme un ballade un peu « cow-boy », il prend un timbre un peu erraillé avant de monter en intensité sur le refrain. Sur « Bad To The Bone », les influences WHITESNAKE apparaissent et on a l’impression par moment d’entendre … David Coverdale.

Domino Effect pousse les choses un peu plus loin encore que Lipservice. Varié, profond, ce nouvel opus a tout d’un classique de GOTTHARD voire du hard rock, tout simplement. Domino Effect se présente donc définitivement comme l’album de la maturité pour les suisses. Nulle doute que cette perle dans son écrin leur permettra de s’imposer définitivement comme un groupe avec qui il faudra compter en s’installant définitivement sur les terres précédemment défrichées par le déjà prometteur Lipservice. Très bon disque, vraiment.

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Par POWERSYLV, GEGERS




 
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- Steve Lee (chant)
- Leo Leoni (guitare)
- Freddy Scherer (guitare)
- Marc Lynn (basse)
- Hena Habegger (batterie)


1. Master Of Illusion
2. Gone To Far
3. Domino Effect
4. Falling
5. The Call
6. The Oscar Goes To ...
7. The Cruiser (judgement Day)
8. Heal Me
9. Letter To A Friend
10. Tomorrow's Just Begun
11. Come Alive
12. Bad To The Bone
13. Now
14. Where Is Love When It's Gone



             



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