Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (3)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


CIRITH UNGOL - Frost And Fire (1980)
Par DARK SCHNEIDER le 28 Mai 2007          Consultée 6043 fois

En cette année 1980, alors que le heavy metal explosait en Angleterre, on ne pouvait vraiment pas dire que les USA connaissaient le même phénomène. La scène heavy metal était alors on ne peut plus underground, la plupart des groupes US qui allaient faire trembler les 80’s n’étaient soit pas encore formés, soit répétaient encore dans leur garage. Les sorties d’albums étaient encore très confidentielles. Mais 1980 c’est tout de même les débuts discographiques de deux groupes fort différents mais qui serviront la même cause : le metal épique. Ces deux groupes furent le fameux gang de Wichita, MANILLA ROAD, et les terribles CIRITH UNGOL de Los Angeles.

Formé en 1972, CIRITH UNGOL avait déjà une longue expérience. A l’origine le combo californien était un groupe de reprises, notamment de BUDGIE, THIN LIZZY, HARD STUFF etc... Mais comparé à ces groupes, la musique de ce premier album semble presque extrême! Résolument ancré dans l’underground, bien malgré eux, CIRITH UNGOL sortit son premier album en 1980. Orné d’une magnifique pochette, un dessin de Michael R.Whelan représentant le Elric de Michael Moorcock, Frost and fire montrait un groupe déjà à part, se nourrissant de tout le hard rock des 70’s pour en faire un heavy metal hors norme.

Avec un chanteur tel que Tim Baker, CIRITH UNGOL affichait sa différence. Doté d’une voix très éraillée, parfois criarde et très agressive, rappelant l’excellent Dan MacCafferty de NAZARETH mais en plus aigue et violent. En tout cas, il s’agit d’un des chanteurs les plus marquants et impressionnants qu’il m’ait été donné d’entendre. Bien que sur ce premier album il ne déploie toute son agressivité que sur les deux premiers morceaux.
Parlons en de ces morceaux. « Frost and fire » démarre l’album de la manière la plus incisive qui soit, un morceau guerrier et des plus percutants, avec une rythmique galopante sur laquelle se pose la voix vraiment déjantée de Tim Baker. Un vrai classique. Le second titre, « I’m alive », alterne couplet sur fond d’arpège de guitare qui contraste avec l’orage électrique du refrain. La dimension épique est bien présente, CIRITH UNGOL ne fait aucun quartier sur ces deux morceaux dévastateurs.

La suite de l’album révèle un groupe qui semble encore se chercher musicalement. Frost and fire étant un album marquant pleinement la transition entre le hard rock des 70’s et le heavy metal des 80’s. Ainsi « A little fire », et son tempo beaucoup plus lourd, fait pleinement ressortir l’influence de BLACK SABBATH. « What does it take » laisse apparaître un synthétiseur typique de cette époque, joué par le guitariste et principal compositeur Greg Lindstrom. Tandis que « Edge of a knife » fait place à un refrain plutôt jouissif aux fort relents rock’n’roll, qui montre que CIRITH UNGOL n’a pas oublié ses racines. « Better off dead » est quant à lui assez anecdotique, nettement en dessous du reste.

Chose très étrange, le dernier morceau, « Maybe that’s why », possède des paroles étonnamment positives sur l’espoir et la croyance en soit. Sauf que ses paroles n’existent que sur le livret de l’album et ne sont en fait pas chantés ! « Maybe that’s why » est un instrumental mélancolique et très beau.

Frost and fire est bien sur doté d’un son assez daté, d’autant plus qu’il ne s’agit pas là d’un groupe disposant de beaucoup de moyens. Un son très électrique, râpeux, où tous les instruments ressortent pleinement (et notamment la basse). Et qui finalement accentue l’aspect unique de ce groupe.
Sur ce premier album le style du groupe n’atteint pas toute l’ampleur épique qui se fera jour sur les albums suivants. Seuls les trois premiers morceaux sont vraiment représentatifs de ce que deviendra le groupe par la suite. C’est pourquoi je pense qu’il vaut mieux découvrir CIRITH UNGOL avec les albums suivants. Mais une fois cette étape effectuée, il est évident que ce premier opus mérite tout autant que ses successeurs d’être écouté, il en vaut largement la peine.

A lire aussi en HEAVY METAL par DARK SCHNEIDER :


ARIA
Play With Fire (1989)
7th son : la version russe!




RIOT
Restless Breed (1982)
Il faut écouter RIOT !


Marquez et partagez




 
   DARK SCHNEIDER

 
   FREDOUILLE

 
   (2 chroniques)



- Tim Baker (chant)
- Jerry Fogle (guitare)
- Greg Lindstrom (guitare, synthé)
- Michael 'flint' Vujea (bass)
- Robert Garven (batterie)


1. Frost And Fire
2. I´m Alive
3. A Little Fire
4. What Does It Take
5. Edge Of A Knife
6. Better Off Dead
7. Maybe That´s Why
8. Cirith Ungol (bonus Track Live)



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod