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EPIC HEAVY METAL  |  COFFRET

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CIRITH UNGOL - I'm Alive (2019)
Par WËN le 13 Avril 2020          Consultée 1407 fois

Putain d'albinos, enfin ! Un Live de CIRITH UNGOL ! Depuis le temps que nous l'attendions, celui-ci ! Car à moins de vouloir tomber dans le collector au format suranné (le coffret K7 "The Legacy", 2001, nous présentant un enregistrement audio d'une performance datée de 1984) ou difficile à dénicher (la réédition US de la compilation de raretés "Servants Of Chaos", même performance de 84 mais sur DVD), nulle option valable ne s'offrait jusqu'à présent aux fans nouvellement acquis au fil des années pour s'immerger dans la moiteur des performances cuirées du combo californien.

C'est chose faite sous l'égide de Metal Blade Records qui, suivant la formation fraîchement sortie de la ouate après vingt-sept ans de silence (*), profite des scènes lui étant allouées ici et là sur quelques festivals européens de renom, pour nous proposer ici un double DVD/CD au contenu d'emblée alléchant puisque figurant pas moins de trois concerts (plus la bande audio d'un de ceux-ci). Réunis en un packaging tout juste honnête (un artwork loin de concurrencer les habituelles pièces de Michael Whelan, les disques d'une sobriété affolante) au nom évocateur et bardé de photos live, nous nous attarderons sur les notes du livret laissant de la place à chacun des membres historiques du combo pour y coucher leurs impressions sur cette reformation et, en toute humilité, de louer cette chance qui leur est offerte d'enfin pouvoir toucher les rivages européens.

Évidemment, en quasi trois décennies de silence, quelques ajustements de line-up sont logiquement de mise, les quatre de Ventura repassant officiellement à 5 têtes (**) mais d'emblée, dès l'intro de chaque concert (les deux premiers étant d'ailleurs lancés sur un "I'm Alive" parfaitement logique, tout juste précédé de l'intro samplée de "War Eternal" pour donner le ton), nous nous apercevrons que l'esprit de CIRITH UNGOL, hibernant pourtant depuis tant d'années, lui, demeure intact ! Mieux même : protégé des affres du temps à ourdir sa vengeance et ainsi acclamé par ses adorateurs, c'est d'une véritable seconde jeunesse dont profite là l'entité californienne !

Car pour ce qui est des généralités… Les compositions se veulent ici plus énergiques et certains tempos bien plus enlevés que dans leurs versions studio (un bon exemple que cet "Atom Smasher" affichant quarante années au compteur et qui ne souffre en rien des affres de l'âge, bien au contraire). Le principal artisan de cet état de grâce étant, à notre avis, un certain Jim Barraza (arrivé sur "Paradise Lost", 1991) absolument flamboyant, délivrant çà et là ses leads finement ciselées et quelques barres de pure epicness (les soli de "King Of The Dead", "Edge Of A Knife", "Atom Smasher", "Finger Of Scorn", l'intro de "I'm Alive" enfin fluide). Ainsi, les regards (et les caméras) se tournent rapidement vers lui et sur son Robert Garven d'acolyte (batterie, qui semble s'amuser comme un gosse derrière ses fûts), tandis que la seconde guitare de Greg Lindstrom (rythmique) a bien du mal à sortir de l'ombre. Tim Baker (chant) n'a jamais été lui non plus un arpenteur de scène ni un bluffant showman et reste très statique, planté derrière son pied de micro, son jeu se limitant malheureusement trop souvent à lever les bras lors de ses déclamations éraillées si spécifiques, même si quelques 'coups de speed' sont à noter sur un "Chaos Descends" ou un "Paradise Lost" (damned, il se déplace, le bougre). Cela fait aussi partie de l'approche du bonhomme et honnêtement, dans son style à lui, avec un organe n'ayant pas mué d'un iota après toutes ces années, il continue d'avoiner sévère, le pépère ("Join The Legion", "Blood & Iron", "Finger of Scorn", "Chaos Rising") ! Vraiment !

Pour les shows en question présents sur les DVDs, passé la mini-déception de les voir si rapprochés dans le temps (six mois séparent chacun d'eux) là où nous espérions secrètement un témoignage des 80, force est d'avouer que le résultat est à la hauteur des espérances (ni plus, ni moins), puisque les concerts s'avèrent suffisamment différents les uns des autres pour présenter une expérience live différente :

- Up the Hammers Festival (27/05/2017), Grèce : Sur une scène moyenne, le show - certes carré - ne parvient pas à gommer cette sympathique impression de voir des papys sur le retour. CIRITH UNGOL n'en est qu'aux jeunes heures de sa reformation (troisième set) et cela se ressent (musiciens très sobres et cherchant leurs marques, scène de taille moyenne sans décorum autre qu'un unique backdrop). En revanche le public grec sait donner de la voix et sait masteriser le pit comme il faut ! Un très bon premier contenu, le son est bon même si les lights pêchent un peu.

- Hammer Of Doom (18/11/2017), Allemagne : Déjà, là, le show, plus rôdé, prend une autre tournure avec des backdrops adaptés aux chansons (ici jouées chronologiquement) et quelques squelettes pénitents tout droit sortis du placard. Le groupe s'y montre aussi plus à l'aise se permettant quelques speechs et enchaînements bien sentis ("Master Of The Pit" / "King Of The Dead"). Nous noterons de légères différences à la setlist (cinq titres, dont un "War Eternal" énorme, un "Nadsokor" qui fait plaisir à entendre et la fameuse reprise du "Fire" d'Arthur Brown) permettant de varier les plaisirs. Petit bémol pour ce HoD cependant ; le son ne nous paraissant hélas pas aussi bon (batterie agaçante) même si la basse s'avère plus présente. Et il nous faut avouer aussi que le public allemand se montre bien moins chaud-bouillant que son homologue grec.

- Rock Hard Festival (19/05/2018), Allemagne : Excellente idée, que de nous présenter le groupe en open-air et en plein jour, qui apporte un inespéré vent de fraîcheur par rapport aux concerts précédents ! Autre point fort à son crédit, les angles de caméras nombreux sont bien plus immersifs. Le show, plus court donc forcément condensé présente aussi un CIRITH UNGOL certes sans Lindstrom (remplacé par Armand Anthony de NIGHT DEMON) mais dorénavant rodé et pleinement maître de ses capacités, certains titres s'en trouvant encore transcendés ("Blood & Iron").

Voilà donc de quoi vous faire une idée du trio de concerts proposé. Et quitte à faire un choix, notre préférence ira sans doute à ce Rock Hard Festival et au Up the Hammers d'ouverture ! Ce qui tombe fort à propos, puisque c'est la bande-son de ce dernier qui est conservée pour habiller la partie audio de ce package avec, en prime, la bonne idée d'y inclure les cinq titres exclusifs au Hammer Of Doom en bonustracks. Pour un total de vingt-deux morceaux différents allègrement piochés dans une disco n'en comptant qu'une grosse trentaine (si l'on s'en tient aux albums studios), il devient difficile de faire la fine bouche quant à d'éventuels oublis (allez, si, laissons-nous tenter : peut-être "What Does It Take", "The Troll"), d'autant que "King Of The Dead" (l'album - 1984) y est interprété dans sa quasi-intégralité (seul est omis l'hommage à BACH). En tout cas, la setlist conserve une belle palette de teintes heavy-dement épiques et toutes True Metal ("Frost And Fire", "Cirith Ungol"). À titre personnel, je reste inconsolable que nul témoignage de leur monumental single de reformation n'y figure ("Witch's Game" ne sera joué live que quelques mois plus tard)… Mais [putain mec, sèche tes larmes de zéro] on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie ! Étant donné la très bonne qualité sonore de l'ensemble (public qui donne de la voix sur les refrains fédérateurs et autres acclamations) et, on le répète, des versions live assurément d'un acier bien plus trempé que leurs homologues studio de l'époque, le disque fait donc office d'excellent best of live !

Quelques lignes sur les bonus puis on vous laisse tranquille : si l'interview menée au Rock Hard Fest ne présente que peu d'intérêt (nous savons maintenant tous comment le groupe prononce (mal) "sirite Oungol" et ça nous fait une belle gambette de savoir que le groupe répétait dans une chambre à ses débuts ou que Garven affiche son amour pour les Ferrari avec un petit pendentif)… Elle en devient presque gênante en nous amenant à constater pour une énième fois combien il est dommage et réducteur de voir quasi-systématiquement le discours virer 'people' dès qu'une collègue doit mener un entretien (amies metalleuses, vous valez tellement mieux que ça et vous le savez) ! Bref. En revanche bien plus intéressant est le rétrospectif documentaire sur la carrière de CIRITH UNGOL divisé en quatre parties, conté de l'intérieur par les membres eux-mêmes, à la cool et dans la bonne humeur. Anecdotes d'enregistrements, de tournée, extraits live d'époque sont toujours les bienvenus. Les sous-titrages ne sont hélas pas au programme.

En définitive : des titres revisités et améliorés en de plus puissantes versions via un salvateur bain de jouvence (facile, pour qui sait contrôler les morts), une setlist forcément bourrée de classiques, des performances agréables à mater, voire à scander ; dur de se plaindre pour qui est un minimum fan et familier de l'univers du combo ; et encore plus difficile de le faire pour qui voudrait en découvrir les grandes lignes à moindre frais. Le bémol émis à son annonce quant au contenu présentant un trio de concerts récents (et rien d'époque) s'envole finalement facilement tant les shows parviennent à varier les ambiances et qu'on retrouve finalement quelques vieux extraits dépoussiérés dans le documentaire. Enfin, et c'est peut-être là la clé de tout ceci : les membres précisent eux même qu'ils ont voulu ce coffret comme tel, un témoignage de cette nouvelle ère qui débute pour eux et… Avec un nouvel album ("Forever Black") prévu ce mois après quasi trois décennies d'attente, ce Live se pose comme une incontournable porte d'entrée réactualisée ou en tout cas, une savoureuse mise en bouche !

:::

(*) Nous vous renvoyons à la chronique de l'excellent single "Witch's Game" pour en savoir plus sur la reformation, un chapitre bien comaque y est consacré.

(**) Là aussi, vous référer à (*)

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- Tim Baker (chant)
- Greg Lindstrom (guitare)
- Jim Barraza (guitare)
- Jarvis Leatherby (basse)
- Robert Garven (batterie)


- up The Hammers Festival 2017
1. Intro
2. I'm Alive
3. Join The Legion
4. Atom Smasher
5. Edge Of A Knife
6. Blood & Iron
7. Black Machine
8. Frost And Fire
9. Finger Of Scorn
10. Chaos Descends
11. Doomed Planet
12. Chaos Rising
13. Fallen Idols
14. Paradise Lost
15. Master Of The Pit
16. King Of The Dead
17. Cirith Ungol

- hammer Of Doom 2017
1. I'm Alive
2. Edge Of A Knife
3. Frost And Fire
4. Atom Smasher
5. Master Of The Pit
6. King Of The Dead
7. Finger Of Scorn
8. Cirith Ungol
9. Intro
10. War Eternal
11. Blood & Iron
12. Nadsokor
13. Doomed Planet
14. Chaos Descends
15. Fire
16. Chaos Rising
17. Fallen Idols
18. Paradise Lost
19. Death Of The Sun

- rock Hard Festival 2018
1. Intro
2. Atom Smasher
3. Join The Legion
4. Blood & Iron
5. I'm Alive
6. Black Machine
7. Frost And Fire
8. Cirith Ungol
9. Chaos Descends
10. Fire
11. Master Of The Pit
12. King Of The Dead
13. Interview - Rock Hard Festival
14. Documentaire (4 Parties)

- up The Hammers Festival 2017 (2cd)
1. Intro
2. I'm Alive
3. Join The Legion
4. Atom Smasher
5. Edge Of A Knife
6. Blood & Iron
7. Black Machine
8. Frost And Fire
9. Finger Of Scorn
10. Chaos Descends
11. Doomed Planet
12. Chaos Rising
13. Fallen Idols
14. Paradise Lost
15. Master Of The Pit
16. King Of The Dead
17. Cirith Ungol
18. Intro (hod)
19. War Eternal (hod)
20. Nadsokor (hod)
21. Fire (hod)
22. Death Of The Sun (hod)



             



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