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CIRITH UNGOL - Frost And Fire (1981)
Par DARK BEAGLE le 21 Janvier 2019          Consultée 426 fois

Brouiller les pistes. C’est en gros ce que fait CIRITH UNGOL, entre son nom qui fait référence à l’univers de JRR Tolkien et son imagerie qui représente systématiquement le Elric de Michael Moorcock, difficile de savoir à quel saint se vouer ! Quoiqu’il en soit, la jaquette, une illustration de Michael Whelan, promet quelque chose d’épique. Nous sommes en 1980 et le Heavy Metal n’était pas des plus populaires aux États-Unis et CIRITH UNGOL, comme MANILLA ROAD, n’étaient pas ce que les kids attendaient. Pourtant, aujourd’hui, ces deux formations jouissent d’un statut de groupe culte et ils ont de nombreux fans fidèles à travers le monde.

Pourtant, à bien y regarder, "Frost And Fire" n’est pas un album super engageant. CIRITH UNGOL existe depuis le début des années 70 et forcément, ils sont encore très marqués par ces années et cela s’entend sur ce disque, entre les tentatives de proposer un Heavy plus direct, plus grandiloquent, plus ou moins inspiré par la NWOBHM et des sonorités qui tirent sur la décennie passée. On sent cette volonté d’aller de l’avant, mais elle est toutefois assez timide, enfin, toutes proportions gardées, vu comme les musiciens tabassent.

Mais l’attrait principal de CIRITH UNGOL demeure Tim Baker, son chanteur. Avec lui, il n’y a pas de juste milieu : on aime son style ou on déteste. Imaginez, pour faire simple, Dan McCafferty (NAZARETH) à la grande époque. Mais un McCafferty furieux de n’avoir trouvé de vendeur de spiritueux ou de pubs ouverts et qui le ferait savoir. Oui, Tim Baker est une teigne, au chant aigu, agressif, mais qui correspond parfaitement à ce que développe CIRITH UNGOL, sur fond d’Heroic Fantasy. Il ne fait pas dans le détail, sa voix se fait tranchante, parfois agaçante, mais elle est un élément clé de la musique du groupe.

Quand on prend les deux premiers titres, "Frost And Fire" et "I’m Alive", on tient là les balbutiements de ce que sera le style de la formation de Californie. Ce sont les titres les plus épiques, ceux où Baker va déployer toute sa puissance, se montrant plus « doux » par moments (les couplets de "I’m Alive") pour mieux nous défoncer la tête par la suite, bien aidé par ses petits camarades de jeu. Personnellement, j’appelle ça se prendre une branlée. La suite n’a pas la même ampleur, la même puissance, mais il y a de belles choses qui ressortent, comme cet instrumental, "Maybe That's Why", plus posé, doté de paroles dans le livret… Allez comprendre pourquoi.

"Frost And Fire" n’est pas un grand album, il a même plutôt pas mal de petits défauts, mais il n’en est pas moins attachant. Il est le témoignage d’une époque, où des groupes sortaient de l’underground US pour proposer leur vision du Heavy Metal et celle-ci était forcément épique et différente de ce qui était proposé par ailleurs. Mais il faudra attendre quatre ans avant de se prendre une véritable baffe avec le "King Of The Dead".

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- Tim Baker (chant)
- Jerry Fogle (guitare)
- Greg Lindstrom (guitare, synthé)
- Michael 'flint' Vujea (bass)
- Robert Garven (batterie)


1. Frost And Fire
2. I´m Alive
3. A Little Fire
4. What Does It Take
5. Edge Of A Knife
6. Better Off Dead
7. Maybe That´s Why
8. Cirith Ungol (bonus Track Live)



             



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