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MARILYN MANSON - Lest We Forget (2004)
Par METAL-O PHIL le 1er Novembre 2006          Consultée 6299 fois

Bien qu'il pratique musicalement un métal tout ce qu’il y a de plus industriel et qui n'a rien de "romantique", MARYLIN MANSON est considéré comme une icône goth de notre époque.
La paradoxale popularité de Brian Hugh Warner (eh oui les bad guys, on les aime pas, mais ils ont la classe), son attitude anticonformiste, voire sataniste, son look de vieux film (en noir et blanc!hahaha!), quelques clichés par ci par là et hop ! Il se retrouve le fer de lance d’un courant qui n’a rien à voir ! Alors qu'en vérité, comme il le dit lui-même, son créneau est de renvoyer tout ce que craint l'Amérique, tout ce qu'elle déteste (cf. le pseudo de chaque membre du groupe est le nom d’un criminel américain associé au prénom d’une star : Twiggy, Marylin…). En gros, et c'est un peu prétentieux, mais bon ça marche, Marylin Manson est le diable américain qui incarne tous les mauvais penchants de l'Oncle Sam. On l’accuse même stupidement d’influencer indirectement des jeunes à commettre des crimes. Marylin est presque plus condamnable que Charles Manson, le criminel dont le chanteur a emprunté le nom !
Non, Marylin n'est pas triste d'être malheureux!C'est un gros méchant!Et ça tombe bien, chez Nightfall on aime les gros méchants, moi le premier!Nyark!

Néanmoins, je consomme avec beaucoup de modération les divers albums de notre diablotin. Un verre, pas plus, sinon je vomis (oui, je suis un peu fragile de l'estomac). Seuls quelques-uns de ses cocktails sont délicieux. Moi qui me voyait mal me taper toute la discographie de BRIAN HUGH WARNER (son véritable nom) , que je trouve indigeste sur album, à part quelques excellents morceaux, ce best of est du pain béni. Rarement une compilation aura à ce point répondu à mes attentes. Et cela vient probablement du fait que je ne suis pas un grand fan, juste quelqu'un qui apprécie énormément.

J'explique:lorsque nous devenons fan de tel ou tel groupe, nous mutons en quelqu'un de... chiant. Quelqu'un de chiant, ça n'aime rien. Conclusion:les fans aiment parfois les albums studio et n'aiment jamais les best of, car il y aura toujours quelque chose à redire. C'est une vérité mathématique déposée par brevet. En général, il est critiqué par le fan-club (car ils auraient du mettre cette chanson à la place de celle là) ou par les true underground métalleux qui sont contre cette démarche commerciale! Cependant, Lest we forget pourrait peut-être devenir l’exception qui confirme la règle !

Lest we forget est tout d’abord destiné à l'auditeur lambda comme moi qui appréciait de trouver de temps en temps les énormes "Rock is Dead" ou "This is the new shit" sur sa playlist. Tous les titres que je souhaitais avoir sont présents (à l'exception de "Antichrist superstar")! Je pourrais écouter avec joie plusieurs fois de suite ce Lest we forget avec des compos ébouriffantes comme "mObscene", "This is the new shit", "Fight Song" : quel punch! Même un "Creeping Death" de METALLICA ne me fait remuer autant (bon là j'exagère peut-être), je vous recommande ce best of pour faire votre ménage! Le méchant garçon ne se contente pas de vous mettre des claques, il vous ruine le visage, vous fout par terre et vous piétine joyeusement en hurlant « I am not a slave to a god who doesn’t exist » !
Rarement un best of vous satisfera à ce point tant le choix des chansons est judicieux: oui, elles sont toutes excellentes. On explore toute la discographie du groupe avec plaisir et rien n'est à jeter (et Dieu sait que ce n'est pas fréquent pour ce genre de compilation). C’est pourquoi je pense que même les inconditionnels y trouveront leur compte.

Ce qui ressort également de Lest we forget, c’est le réel talent de repreneur de Marylin Manson. Il possède ce don de faire passer du côté obscur de la musique des tubes pop ("Tainted love"), voire disco (c'est autrement plus hardu. Exemple : « Sweet Dreams ») et en propose de déroutantes versions, imprégnées d'ambiances malsaines et martiales dont il a le secret. Les chansons proposées sont meilleures que les originales (enfin ce n’est que mon avis).
La nouveauté de ce CD (les commandements du rock'n roll n'interdisent pas de gagner des sous) est la reprise de DEPECHE MODE, cette fois très fidèle à l'originale, simplement accouplée à la voix "evil" de MARYLIN MANSON. Mine de rien, cela fait son effet. Comme quoi, il ne faut pas grand chose.

Jamais un Best-of n’aura aussi bien porté son nom.

Dernier point : le DVD fourni avec l’édition limitée du CD. Rien à dire, il ne se fout vraiment pas de nous : l’intégralité des vidéos tirées des chansons présentes sur Lest we forget ! Là, fan ou pas, on est gâté ! Un mot rapide sur ces clips qui vont de pair avec l’image androgyno-glauque du groupe. Quant à ses déguisements… Bah, certains sont amusants…
Bravo à « mObscene » avec ses voix d’enfants superposées à des images de chorégraphies de pompom girls version « Goth/Indus pouf ».
« The man you fear » est, quant à elle plus dérangeante. Un étrange sentiment de honte vous envahit après le visionnage de cette scène. En réalité, ce n’est que la dernière seconde du clip qui vous glace le sang, lorsque vous comprenez pourquoi tous ces gestes anodins, banals ont été filmés au ralenti. Dans un village perdu dans le désert, une petite fille aux yeux bandés tourne sur elle-même et désigne une maison au hasard. Un père de famille (en l’occurrence Marylin Manson) se lève (non maquillé ! pièce de collection !), s’habille aidé de sa femme et de son enfant, mange son déjeuner, s’apprête et marche doucement en compagnie d’autre villageois vers l’endroit où tous (y compris sa femme et son fils) le lapideront. Ce moment où l’épouse et la petite, dont la tristesse est palpable, soulèvent à leur tour une pierre, vous choque profondément, se grave dans votre mémoire et vous coupe l’appétit. Je vous avais dit que Marylin Manson c’était indigeste !!!!

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- Brian Warner 'marylin Manson' (chant)
- Madonna Wayne (m.w. gacy)
- Tim Skold (basse)
- Mark Chaussee (guitare)
- Ginger Fish (batterie)
- John 5 (guitare de 1998 à 2004)
- Twiggy Ramirez (basse de 1992 à 2003)
- Zim Zum (guitare de 1996 à 1998)
- Daisy Berkowitz (guitare de 1990 à 1996)
- Gidget Gein (basse de 1991 à 1994)


1. The Love Song
2. Personal Jesus (reprise De Depeche Mode)
3. Mobscene
4. The Fight Song
5. Tainted Love (reprise Soft Cell)
6. The Dope Show
7. This Is The New *hit
8. Disposable Teens
9. Sweet Dreems (reprise De Eurythmics)
10. Lunch Box
11. Tourniquet
12. Rock Is Dead
13. Get Your Gunn
14. The Nobodies
15. Long Hard Road Out Of Hell
16. The Beautiful People
17. The Reflecting God
18. (s)aint



             



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