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DARK HEAVY METAL  |  STUDIO

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EVERGREY - Monday Morning Apocalypse (2006)
Par METAL-O PHIL le 27 Mars 2006          Consultée 7729 fois

Evergrey est un groupe "charnière".
Punchy comme du Heavy/Speed Metal, torturé comme le courant gothique, incisif comme du Death Metal, inquiétant comme du Doom Metal.... Le groupe de Tom Englund ne semble appartenir à aucune de ces étiquettes.
Ils piochent ce qu'il y a de mieux, mélangent le tout et le recrachent à leur sauce! Un véritable défi lançé aux mots.

Cet éclectisme fait l'originalité d'Evergrey, mais lui a valu un succès mitigé en terre française (si peu de monde aux concerts de la dernière tournée...). Pourtant, nombreux sont ceux qui admettent ouvertement la qualité de cette musique: mais cela n'en fait pas des fans inconditionnels pour autant. Qui sait, peut-être que cela s'explique justement qu'Evergrey ne se rattache à rien de connu.

Le son d’Evergrey c’est quoi ?
Si au départ, « guitaristiquement » parlant, cela ressemblait un heavy speed metal teinté d’ambiances symphoniques et gothiques, le ton s’est durci depuis The Inner Circle.
Ils produisent aujourd’hui une puissance sonore digne d’Iced Earth, voire d'un In Flames, avec des riffs incisifs et entêtants à souhait. Un son grave, saturé, vous faisant remuer la tête comme un demeuré. Prenez n'importe quel groupe de Death Metal, ralentissez un peu le tempo et voyez ce que ça donne : un heavy metal burné plus sombre, plus énergique, plus abrasif que la normale.
Les claviers, instrumentations, les choeurs et autres effets (sur certaines lignes vocales par exemple) confèrent à l'ensemble une ambiance tantôt névrosée (comme du Doom Metal à la My Dying Bride), tantôt mélancolique (lorgnant vers le gothique).

Ajoutez à cela quelques petites expérimentations musicales par ci par là, pour donner à l’ensemble un petit côté progressif. Et enfin, l'élément le plus remarquable, ce qui fait que l'on reconnaît cette formation entre mille, le chant:Tom S. Englund (très bon guitariste par ailleurs).
Au delà de son excellente technique vocale et de sa façon si originale de chanter (une voix "enrouée", plaintive et très agressive, parfois criée, mais néanmoins mélodieuse), il y a surtout quelque chose de magique qui donne l'impression qu'il s'adresse à son auditeur. Il chante avec la même fougue qu'un homme qui fait des reproches à quelqu'un qui l'a blessé, avec la même conviction qu'un homme politique, la même émotion qu'un amoureux transi. A l'instar d'un Bertrand Cantat, d'un Brian Molko ou d'une Linda Lemay (oui c'est un joyeux mélange), Tom S. Englund nous "parle". Ce genre d'illusion est très rare, à mon sens.

Bref, pourquoi je vous décrit pour la N-ième fois ce qu'est Evergrey, alors que d'autres chroniqueurs l'on déjà fait avant moi, sans doute avec plus de professionnalisme que moi?
Car, d'un album à un autre, le style d'Evergrey ne change pas énormément, on peut immédiatement reconnaître leur patte magique. Chroniquer un album d'Evergrey, c'est parler de ce style si particulier qu'ils pratiquent, car c'est tout de même ça qui reste en mémoire après l’écoute de n’importe quel de leurs albums.

In Search of Truth jouait sur le côté mélancolique Solitude Dominance Tragedy et Recreation Day étaient chargés d'ambiances épiques. Les suédois ont produit des chansons nettement plus expérimentales et complexes dans le précédent opus, The Inner Circle.

L'ambiance de ce "Monday Morning apocalypse" (enfin il en parle!!!) est selon moi un concentré de tout ce qu'Evergrey a fait depuis ses débuts.
A la fin de l’écoute de cet album, vous aurez donc une petite impression de « déjà entendu », certes. Les analogies sont en effet assez frappantes. Mais c’est loin d’être désagréable, car ces morceaux sont exécutés d’une façon plus moderne : riffs hachés, sonorités plus électroniques, etc…

Dès les premières secondes, on reconnaît la patte d’Englund, Danhage et de leurs compères : l’album démarre sur les chapeaux de roue par un titre éponyme dans la veine de « The Great Deceiver » de l’album Recreation Day. Le lourd et entêtant Obediance fait penser à Ambassador du précédent album par sa rythmique et son refrain punchy. “The Curtain fall” et son rythme éfreiné rappelle “she speaks to the dead” (Solitude Dominance Tragedy). « In remembrance », mid tempo à forte influence gothique, ressemble beaucoup à Fragments (Recreation Day) et son refrain lent agrémenté de chœurs masculins. Les suédois s’accordent une petite pause avec « Till Dagmar », gentil morceau de piano, très mélancolique, très sympa. Un peu de repos avant de s’en prendre plein la figure la bombe de cet album. Cette première moitié d'album est catchy à souhait:les chansons, exécutées avec un rentre dedans jouissif, ne dépassent pas les 4 minutes, les refrains sont faciles à mémoriser.

Que dire du chef d’œuvre qu’est « Still in the water » ?
Un riff introductif d’une violence à la In Flames laissant ensuite la place à un mid tempo torturé à la noirceur exacerbée (imaginez My Dying Bride jouant du Heavy metal).
L’atmosphère, typiquement « Evergrey », est un bon compromis entre violence et tristesse. La structure du morceau est propice à une montée en puissance joussive : couplet présentant un duo voix/clavier, débouchant sur un refrain puissant avec guitares et chœurs masculins, le tout ponctué par l’apparition divine de Carina Englund. Un chef d’œuvre comme seul Evergrey peut en faire.

L’album se termine par une ballade terriblement triste, « Closure ». Sur fond de piano, Tom Englund, avec fougue et intensité, s’excuse ironiquement d’avoir été lui-même à une personne proche. Un sujet on ne peut plus horrible, s’il y avait une chose pour laquelle on ne devrait jamais s’excuser, c’est bien celle là (« i’m ashamed of the way i’ve lived, i’m afraid of what i have been, i am not enough »). L’ambiance dépouillée de cette chanson met encore une fois en valeur le timbre de voix si particulier du chanteur.

Il est peut-être un peu tôt pour donner un avis totalement objectif, mais cet album a l’air bien parti pour devenir mon préféré de la clique suédoise ! Il y en aura pour tous les goûts dans Monday Morning Apocalypse:le début fracassant rappelant les premiers instants de l'album Recreation Day plaira aux fans de Heavy Metal!
Les fans de la première heure seront également comblés: c’est une sorte de best of « revisité » de toute leur discographie qui plaira aux fans de la première heure. De plus, « Monday Morning Apocalypse » n’est pas exempt de nouveautés : prodigieusement efficace, on rassure le fan, mais on ne tourne pas en rond pour autant !
Serait-ce une recette miracle ?

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Par THE MARGINAL




 
   METAL-O PHIL

 
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- Tom S. Englund (guitare et chant)
- Henrik Danhage (guitare)
- Michael Hakansson (basse)
- Rikard Zander (claviers)
- Jonas Ekdahl (batterie)


1. Monday Morning Apocalypse
2. Unspeakable
3. Lost
4. Obedience
5. The Curtain Fall
6. In Remembrance
7. A Loss For Words
8. Till Dagmar
9. Still In The Water
10. The Dark I Walk You Through
11. I Should
12. Closure



             



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