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EVERGREY - Hymns For The Broken (2014)
Par JEFF KANJI le 20 Octobre 2014          Consultée 7066 fois

Tom Englund nous avait prévenus en début d’année que le nouvel opus d’EVERGREY allait surprendre son monde. Le géant suédois souhaitait garder tout le mystère autour de "Hymns For The Broken", de même que son line-up, il faut dire assez mouvant ces dernières années. Parlant de la période "Torn" / "Glorious Collision" comme d’un moment difficile, ponctué par les défections de musiciens de longue date, de matos volé, ce grand sensible manque après la publication de l’opus de 2011 de mettre un terme à la carrière d’EVERGREY, de plus en plus déserté par l’inspiration. En 2014, il croit bien plus fort en son nouveau bébé "Hymns For The Broken", revigoré il faut dire par les retours providentiels de Jonas Ekdahl et Henrik Danhage. Ainsi, en compagnie du fidèle Johann Niemann, libéré de tout autre engagement, c’est la formation « classique » d’EVERGREY qui revient aux devants de la scène.

Et cette pause fut pour le moins salutaire. "Hymns For The Broken" peut crânement briguer la place de plus grand album de la carrière d’EVERGREY. Tom Englund, tout d’abord, se montre au summum de son talent vocal, moins rocailleux, moins pleurnicheur et beaucoup plus nuancé que sur les opus précédents. Toute la palette des émotions passe à travers ce timbre chaud et cette interprétation sans faille empreinte de sensibilité, et ce jusqu’au dernier souffle de "The Aftermath". Il faut dire que ses expériences personnelles ont joué un facteur déterminant dans l’élaboration de ce nouveau concept autour de la guerre, de la révolution (comme la pochette qui évoque assez clairement les grandes heures de la Russie bolchévique) et du combat avec soi-même.

Découvrir que vous n’êtes pas celui que vous croyez ? N’est-ce pas effrayant, risqué, mais aussi fondamental pour ouvrir de nouveaux chapitres de nos vies ?
Toutes ces questions, EVERGREY les développe au cours des douze titres de la galette, en jouant sur ses qualités mélodiques et instrumentales, parfaitement mises en valeur par le mixage de Jacob Hansen, bien meilleur que celui de "Torn" tellement écrasant que la dynamique s’en trouvait affectée. Le Danois a parfaitement su donner corps aux guitares de la paire Danhage/Englund et une aération nécessaire pour profiter du travail d’architecte effectué par Rikard Zander dès l’introduction et les premières notes de "King Of Errors", parfait single représentatif d’un album qui à défaut d’être fondamentalement surprenant, nous emmène instantanément.

Et l’immersion est encore plus profonde à la lecture des textes, gorgés de symboles et d’évocations philosophiques, qui nous ramènent à nos propres contradictions et aux raisons qui nous font opter pour un choix plutôt qu’un autre, dessinant malgré nous notre chemin de vie. Ces invectives adressées à un interlocuteur indéfini met l’auditeur dans une double position ; celle de celui qui reçoit les messages de Tom Englund, ou bien celle du chanteur lui-même, puisque nous pouvons tous nous poser ce genre de questions sur notre capacité à accumuler les erreurs ou à ne voir en nous qu’un être insignifiant. Les paroles très dark comme toujours sont néanmoins trahies par une lumière blafarde quand la notion de changement et de révolution intérieure apparaît.

Musicalement, EVERGREY réussit une sacrée performance, celle de nous happer jusqu’aux derniers instants, où le groupe s’éloigne dans le prenant final de "The Aftermath". La touche gothique est ainsi omniprésente, par le jeu des guitares en son clair et de la maîtrise permanente du clair-obscur. Tom Englund a trouvé le parfait équilibre entre sensibilité et pathos, comme il le faisait si bien sur "The Inner Circle". Les morceaux dépouillés comme "Wake A Change" ou "Missing You" où la voix du maître est amenée par le clavier, délaissent la puissance Metal pour la force de conviction et d’interprétation, un peu à la façon d’Andy Kuntz. Mais côté Metal il y a de quoi faire et le riffing est toujours acéré et friand des cordes graves comme "A New Dawn" l’expose clairement, ou encore via la puissance et la grandeur des refrains ("Hymns For The Broken", "The Grand Collapse").

Et si ma prose vous a donné envie, attendez-vous à des heures d’écoutes intensives, chaque écoute bonifiant un peu plus l’album, à mesure que le message se fait vôtre. EVERGREY peut être fier de son "Hymns For The Broken".

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Par JEFF KANJI




 
   JEFF KANJI

 
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- Tom S. Englund (chant, guitare)
- Henrik Danhage (guitare)
- Rikard Zander (claviers)
- Jonas Ekdhal (batterie)
- Johan Niemann (basse)


1. The Awakening
2. King Of Errors
3. A New Dawn
4. Wake A Change
5. Archaic Rage
6. Barricades
7. Black Undertow
8. The Fire
9. Hymns For The Broken
10. Missing You
11. The Grand Collapse
12. The Aftermath



             



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