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EVERGREY - Glorious Collision (2011)
Par JEFF KANJI le 9 Septembre 2012          Consultée 2708 fois

L’est quand même pas verni Tom Englund ! Devant faire face à de récurrents changements de line-up, il a toujours réussi grâce à une hégémonie artistique sur son groupe à maintenir la qualité de ses sorties, pouvant compter sur le trio fidèle Ekhdal/Danhage/Zander. Il s’était en outre accommodé de l’instabilité chronique au poste de bassiste. L’enregistrement de "Torn" avait même mené le guitariste-chanteur à enregistrer les parties de basse lui-même, assisté dans cette tâche par Henrik Danhage. Et là le cataclysme ! La tournée de "Torn", au nom malheureusement prémonitoire (1), est calamiteuse. Le groupe commence par se faire voler son matériel pour qu’ensuite Henrik Danhage, Jonas Ekdahl et Jari Kainulainen ne laissent tomber leurs camarades en cours de route, laissant Tom Englund et Rikard Zander comme deux ronds de flan. Johan Niemann, démissionné de THERION, vient prêter main-forte, ainsi que Marcus Jidell (ex-ROYAL HUNT) pour remplacer le regretté Henrik Danhage. Hannes Van Dahl rejoint les fûts et EVERGREY repart au combat.

"Torn" avait continué dans la veine plus immédiate abordée sur "Monday Morning Apocalypse". "Glorious Collision" continue cette démarche mais ne s’en contente plus. L’arrivée de sang frais ayant peut-être aidé, EVERGREY réincorpore des ambiances gothiques qu’on n’avait pas revues depuis "The Inner Circle". Sans jamais bouleverser sa formule, EVERGREY est passé par différentes phases d’évolution, le voyant accentuer tantôt sa facette Progressive ("Recreation Day"), tantôt son côté Dark et plombé ("Torn") ou bien encore son sens mélodique au service de l’efficacité ("Monday Morning Apocalypse"). Et bien sans parler de synthétiser sa carrière, EVERGREY sait maintenant doser les multiples facettes de sa personnalité. Et si la période ultra-technique sur fond de Heavy/Power inspirée par VANDEN PLAS ou SYMPHONY X semble définitivement enterrée (malgré un "It Comes From Within" qui n’aurait pas dépareillé sur "In Search Of Truth" ou encore sur "The Inner Circle"), on voit revenir le piano mélancolique sur "Leave It Behind Us" ou "Free", les passages assez rapides sur fond de double ("Frozen", "It Comes From Within"), et le chant plus coulé et presque Soul de Tom Englund caractéristique des albums récents.

Hors de question pour EVERGREY de proposer un patchwork de toutes ses phases d’écriture et c’est la voix de Tom Englund qui, plus que jamais, donne la trame aux morceaux. Modulant avec une facilité toujours déconcertante, son chant se fait de plus en plus habité au fur et à mesure de la carrière des Suédois. Son sens de la mélodie, facilement reconnaissable, et qui contribue à 50% dans la personnalité d’EVERGREY, laisse beaucoup de liberté aux musiciens pour remplir l’espace sonore à leur façon, évitant la redondance reprochée à "Torn" qui contenait tout de même de purs moments de musique. Difficile ici de confondre le radiophonique "Leave It Behind Us" avec "Restoring The Loss" par exemple. Rikard Zander a bien diversifié les ambiances avec des sonorités variées et même d’heureuses tentatives (sample électro sur "Leave It Behind Us", nappes de chœurs sur le pont de "Wrong").

EVERGREY continue son bonhomme de chemin en cherchant une façon d’innover, ce qui devient de plus en plus délicat au fur et à mesure que sa carrière avance. Mais "Glorious Collision" a l’odeur d’un album de convalescence, qui a permis au groupe suédois de reprendre ses marques et d’aller de l’avant. Il y a de l'envie d'en découdre sur cet album et c'est ce que perdent en général les artistes établis. Ainsi, une qualité d’écriture au-dessus de la moyenne et un contexte propice à la remise en question rendent l'album un peu plus diversifié que son prédécesseur qui lui était si cohérent et professionnel qu’il en devenait monolithique. Il me rappelle les différences et l’appréciation que j’avais eues à propos des deuxièmes et troisièmes opus de STREAM OF PASSION. L’un est homogène quitte à en être parfois à la limite du longuet ("Torn"), et le suivant est plus diversifié et inégal, mais dispose de plus de morceaux marquants ("Glorious Collision").

(1) Jari Kainulainen fut en effet engagé à la fin des sessions bien que crédité sur l’album
(2) Torn signifie déchiré


Morceaux préférés : "Leave It Behind Us", "The Phantom Letters", "I’m Drowning Alone".

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Tom Englund (chant, guitare)
- Rikard Zander (claviers)
- Marcus Jidell (guitare)
- Johan Niemann (basse)
- Hannes Van Dahl (batterie)


1. Leave It Behind Us
2. You
3. Wrong
4. Frozen
5. Restoring The Loss
6. To Fit The Mold
7. Out Of Reach
8. The Phantom Letters
9. The Disease…
10. It Comes From Within
11. Free
12. I’m Drowning Alone
13. … And The Distance



             



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