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VADER - The Beast (2004)
Par MEFISTO le 22 Octobre 2014          Consultée 2243 fois

"Revelations" portait bien son nom : la production de l'album nous montrait un VADER ne sonnant plus aussi raw, mais plus net, sans être atomique. "The Beast" poursuit sur cette « révélation » deux ans plus tard et confirme que Peter a décidé de tourner la première page de son épopée métallique. Bienvenue au 21e siècle !

Le disque débute par, ô surprise, une intro ! VADER avait l'habitude de lancer les hostilités sans attendre après "The Ultimate Incantation", qui possédait son intro. Voilà qu'il nous fait languir une petite minute avant de nous molester de sa patte si unique, directe et cinglante. Et surtout, la principale qualité des Polonais selon moi, leur constance. Se procurer un disque de VADER, c'est savoir à l'avance dans quel guêpier on va tomber et on s'en contrefout. C'était déjà vrai après quelques albums, dont "Litany", alors imaginez "The Beast" ! Il faut dire que "The Ultimate Incantation" et "De Profundis" avaient permis de mettre la table de brillante façon...

Bref, une intro ! Ma parole... La surprise est de courte durée toutefois, car VADER enfonce le pieu rapidement avec le duo de choc "Out Of The Deep" et une de mes pièces favorites de VADER, "Dark Transmission" (dont la reprise sur le génial double album "XXV" est monstrueuse). Les jeux sont faits, rien ne va vraiment plus, le groupe est sur le pilote automatique et envoie la sauce comme toujours. Ça riffe en fou, ça vibre jusque dans le ventre du Diable, le rythme est affolant et si quelqu'un doutait encore que Peter n'était pas un rejeton du Thrash, inutile maintenant de se mettre la tête dans le sable. Ce Death cadré qui déboule comme un troupeau de buffles sauvages a été façonné pour défouler et non mystifier par son génie incompris.

"The Beast" est constellé de claques, dirais-je, classiques pour du VADER. Je ne sais comment le dire autrement, car même si je suis un fan fini du groupe, je suis le premier à lui planter un couteau dans le dos quand vient le temps de décrire sa musique comme étant une « succession du même morceau, à quelques exceptions près ». VADER bûche sur "The Beast" comme il a martelé sur ses albums précédents et comme il continuera de le faire sur les autres. Si je me mettais dans la peau d'un chroniqueur en 2004, j'aurais sûrement écrit que Peter poursuivra ses exécutions en règle à l'avenir, car rien ne nous aiguille sur une piste différente. VADER, c'est un métronome qui ne se lasse pas de frapper sur le même clou et cette cuvée 2004, sans le contexte, est un spécimen le prouvant hors de tout doute.

Car outre le duo cité plus haut, on a droit à des brûlots du tonnerre qui ne donnent aucun répit à nos cervicales. Des détonations dans le troufignon comme "Firebringer", "I Shall Prevail" ou "Insomnia" ressuscitent les morts ! Même les plages plus « lentes » comme "Choices" ne manquent pas de pêche, les riffs de Peter étant servis par, comme je l'ai écrit, une production très pro qui efface toute imperfection. Si c'était du Black crado, on aurait pu crier au scandale, mais là, non. On patauge dans tout ça avec joie et on en redemande.

On verra par la suite, sur "Impressions In Blood", que "The Beast" était une sorte de passage pour VADER, une transition amorcée sur "Revelations" qui certifiera la place du groupe dans les pointures du Death européen. Le VADER post-2004 ne sera jamais parfait, encore moins étincelant, mais il poursuivra un seul et même objectif, sans prétention : divertir avec un Death/Thrash de qualité qui, sans refaire le monde, retranscrira cent fois le mot «efficacité ».

La bête sort de sa cage pour de bon.

Podium : (or) "Dark Transmission", (argent) "I Shall Prevail", (bronze) "Firebringer".

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   (2 chroniques)



- Peter (guitares, chant)
- Mauser (guitares)
- Novy (basse)
- Daray (batterie)


1. Intro
2. Out Of The Deep
3. Dark Transmission
4. Firebringer
5. The Sea Came In At Last
6. I Shall Prevail
7. The Zone
8. Insomnia
9. Apopheniac
10. Choices



             



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