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VADER - Necropolis (2009)
Par MEFISTO le 8 Septembre 2009          Consultée 4742 fois

VADER est pour moi en Death ce que SEAR BLISS est en Black pour Volthord, c'est-à-dire un préféré, un groupe pour lequel je ne peux résister. Même s'il sortait la pire bouse jamais chiée, je l'écouterais en boucle sans toutefois l'encenser. Y'a des formations comme ça qu'on est incapable de chasser de notre esprit, peu importe si elles nous poignardent dans le dos ou nous massent les lombaires. VADER est une de mes échappatoires : ma vie par en couilles ? VADER est là pour me défouler. Je m'emmerde et suis une vraie loque humaine ? VADER me requinque le moral comme 12 cafés le feraient. Les Polonais sont un de mes alliés, ils m'épaulent sans le savoir, ils sont l'alpha et l'oméga du divertissement brut pour moi et Peter, le leader chanteur et guitariste du combo, est mon vocaliste chouchou. Malgré tout ça, je suis capable d'être objectif, car « Qui aime bien châtie bien », n'est-ce pas ? Bon, trêve de bavardage.

Les premiers commentaires du leader Piotr "Peter" Wiwczarek sur son dernier nouveau-né sont qu'« aucun album de VADER n'a sonné aussi bien en gardant toutes les petites subtilités » (il ne parlait évidemment pas de la pochette lorsqu'il utilisait le terme « subtilité »). Il avoue aussi « très humblement » que le quatuor a invoqué les vieux esprits… encore ("Summoning The Future"). Et devinez quoi ? Ils les ont réveillés ! Maintenant, on va aller vérifier ; c'est bien beau prétendre avoir ressuscité une horde de zombies, mais j'espère que la musique est à la hauteur de vos aspirations, car ma pelle ne demande qu'à creuser des trous…

Bienvenue dans la ville des morts, "Necropolis". Pas la ville des monstres ; ça, c'est Midian. Peter tient la torche en main et se faufile dans les couloirs humides et les intersections jonchées de déchets putrides. Derrière lui se tiennent ses nouveaux laquais (car les derniers ont foutu le camp, le laissant seul comme une merde dans un monde merdique) : Reyash à la basse, Waclaw Kieltyka, guitariste de DECAPITATED, et Pawel Jaroszewicz aux tambours battants et à la mitraillette typiquement polonaise. Il les tient sévèrement en laisse et tire dessus dès qu'ils bougent trop. Le maître du Death-pop polonais a les muscles saillants et s'en sert. Et pas seulement sur sa guit'…

Soudain, un large projecteur s'illumine sur la place centrale. Qu'aperçoivent-ils ? Une scène… et autour ? Des tombes ! Il n'en fallait pas plus pour que Peter, en grand érudit qu'il est, songe à réveiller ces morts et à les lancer aux trousses des investisseurs larguant leur fric dans les Caraïbes ! Allez, hop, au travail les moribonds ! Mais avant, il devait aligner des tubes aussi tranchants que sur les albums précédents. Et pas un poil en deçà, sinon c'est la trappe secrète avec des lances pointant vers le haut dedans… Pas de pardon. Tu veux que les morts viennent à toi, Peter ? Représente-les.

Le quatuor s'installe sur la scène bêtement montée, branche ses instruments dans les amplis et débute sa cérémonie rituelle. Les badauds commencent à affluer, avec leur tronche cadavérique et leur odeur caractéristique dénuée de Chanel no 5. « Belle foule », se dit Peter à travers ses cheveux mouillés de sueur verte. Meilleure que celle de Paris en tout cas. Eux, ils sentent peut-être mauvais, mais au moins ils ne chahutent pas pour essayer de nous enterrer. Se rendant compte qu'il divague tout d'un coup, Peter lance les hostilités avec "Devilizer", la plage qu'il aimerait voir en clip bientôt. Désolé, Peter, mais ton premier clip doit d'habitude être ta meilleure chanson. Et là, c'est pas celle-là, mais bien "Rise Of The Undead", pièce qui se fait « introduire » par l'ignition intitulée "Devilizer", justement. "Rise Of The Undead" est le "Helleluyah!!! (God Is Dead)" de "Necropolis", il a été le premier extrait lancé sur le web, plus d'un mois avant la sortie de "Necropolis". Ce n'est pas un hasard : même après 40 écoutes, c'est toujours une bombe, un pot de colle, avec son refrain FM « version Enfer », son riff éléphantesque et son solo « camisole de force ». En abuser, c'est l'adopter.

Peter repose son instrument sanglant et sa gorge de cinglé. Il regarde le public puant et se rend compte que ce duo introductif a bien fonctionné. Pas étonnant. Il repart alors la machine avec deux rafales de deux minutes, en moyenne, comme c'est l'habitude avec VADER, le roi de la « petite vite qui défonce ». Efficace, évidemment. Que Peter et ses assistants se roulent dans la boue ou sautent en parachute, s'ils nous refilent des chocs électriques avec leurs riffs de mammouth et leur soli éclair, on est heureux. Non ?

Interlude ("The Seal"). Peter jauge les blêmes. La tension monte, l'hameçon est bien planté. Le temps est venu de décocher la deuxième flèche la plus empoisonné du skeud : "Dark Heart". Riff imparable, sali au strict minimum par les frères Wieslawski aux commandes des ordis, climat entre l'outre-tombe et la surface, VADER inocule sa médecine avec une seringue souillée. Et que dire de ce refrain ?! What is like to be judged by a demon, what is like to be judged by an angel ? Bandant, tout simplement… et objectivement.

Le festival de la chair dépecée se poursuit sur "Impure", "Anger" (brûlot fade) et le morceau rassembleur, consolidateur : "We Are Horde" (Yes, we are !!!). Vous aurez sans doute envie de signer votre carte de membre…

VADER aime les reprises, on le sait. Eh bien, "Necropolis" était l'album parfait pour rappeler cette passion selon Peter, car à 33 minutes de bûchage intensif et de perforage de tympans à coups de riffs mongoloïdes, ça fait dispendieux de la secousse… Les Deatheux nous offrent donc aux places 12 et 13 "Black Metal" de VENOM et "Fight Fire With Fire" de… vous savez qui. Si vous savez pas, vous méritez la même sorte de fouet que Jim Cazaviel dans le film poussif sur JC « de Great ». A moins que vous soyez nouveau dans notre « horde » de vauriens… Dans ce cas, je vous conseille METALLICA, EMPEROR et VADER pour commencer votre apprentissage ! Vous découvrirez ainsi la maîtrise parfaite (jusqu'à 1990), la recherche parfaite (de la naissance à la mort) et le défoulement parfait (jusqu'à "Necropolis"). Bingo !

Peter a réussi à charmer sa foule de déglingués. Il a secoué l'« insecouable ». Et il m'a encore eu, le salaud, même avec un line-up complètement remanié. Je renouvelle donc mon abonnement à mon attachement objectif au groupe, en applaudissant cette avalanche de tubes. Ah, ce qu'elle est dure cette vie…

Ne les ratez pas cet automne, ils viennent démolir l'Europe en compagnie de MARDUK !

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- Piotr 'peter' Wiwczarek (guitare, chant)
- Reyash (basse)
- Waclaw 'vogg' Kieltyka (guitare)
- Pawel Jaroszewicz (drums)


1. Devilized
2. Rise Of The Undead
3. Never Say My Name
4. Blast
5. The Seal
6. Dark Heart
7. Impure
8. Summoning The Future
9. Anger
10. We Are Horde
11. When The Sun Drowns In Dark
12. Black Metal (venom Cover)
13. Fight Fire With Fire (metallica Cover)



             



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