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MÖTLEY CRÜE - Shout At The Devil (1983)
Par FENRYL le 7 Novembre 2007          Consultée 14025 fois

Épisode 2 – L'empire contre-attaque (titrage chronologique par analogie avec une célèbre saga fêtant ses 30 ans cette année).

L'épisode le plus sombre de la saga... mais le préféré des fans, les vrais.

Un an après le succès de leur premier opus, MÖTLEY CRÜE remet le couvert en nous offrant leur meilleure offrande. Tout simplement.
C'est l'album de la rupture. Non pas que la bande rejette l'héritage tout frais d'un « Too fast for love », mais le désir d'accélérer le processus est clairement affiché.
Pour cela, le groupe se radicalise à tous les niveaux. Sixx annonce de suite la couleur: « Il est temps de jouer plus dur, plus vite, plus fort ».
Et la formule une nouvelle fois fait merveille:
- Le son et le ton de la guitare de Mick Mars descendent (aaahhh l'accordage en Ré si classique et si efficace)... C'est beaucoup plus heavy dans l'approche. Les soli sont saturés, ponctués d'harmoniques artificielles (« Looks that kill »). Le bougre devient même terriblement lyrique sur le très controversé instrumental « God Bless the Children of the Beast », qu'il compose. Une immense révélation à la face du monde Metal pour un type atteint d'une maladie héréditaire dégénérative des os depuis l'âge de 19 ans: la spondylarthrite ankylosante (pathologie entraînant des douleurs dans le dos et le bassin empêchant le maintien de la station debout pendant de longues périodes).
- Les autres ne sont pas en reste pour autant. Chacun à son poste place la barre un cran plus haut. Tommy Lee se démène comme un beau diable, confirmant tout le talent que nous avions décelé en lui l'année précédente.
Vince Neil assure toujours autant dans un registre qui sera désormais définitivement le sien: la voix de palmipède haut perché. Ridicule sur le papier, bluffant à l'écoute.
- Le groupe dépoussière très sérieusement le « Helter Skelter » des BEATLES, lui offrant des sonorités et un rythme insoupçonnés. Les scarabées prennent du volume sous les coups de butoir du Crüe. On en redemande !
- Cet album « Shout at the devil » (« Hurler contre le diable »), qui à l'origine était nommé « Shout with the devil »(« Hurler avec le diable »), illustre à lui seul la volonté du groupe de choquer cette Amérique décidément toujours aussi puritaine. On place ici des relents de satanisme, histoire de bien emballer le bébé. On recouvre le tout d'une pochette ornée d'un pentagramme inversé sur fond noir (pentacles présents sur les costumes du membres du groupe). Ils ont le look qui tue, je n'invente rien, ils le disent même en image avec un clip toujours aussi kitsch: ambiance « Homme des cavernes », dans décors carton-pâte ! Teints blaffards, jolies filles...
- ... Qui nous mènent tout droit à la touche de sexisme inhérente à ce type de production: fausses blondes décolorées (à la mode pétard de l'époque...aaahhh les années 80...sic) et autres brunettes, sur fond de pseudo « MadMax contre Xéna ».
- Une dédicace au vitriol à l'attention du LAPD (Los Angeles Police Department) fait son apparition sous la forme du titre « Knock'em dead, Kid », en référence à un épisode de baston du groupe contre les forces de l'ordre.
- Mais le grand bonhomme de ce brûlot, c'est indéniablement Nikki Sixx qui s'impose définitivement comme le boss. Il signe l'intégralité des textes de l'album, ne laissant que de malheureuses miettes à Neil sur un titre ! Il en va de même pour la musique, qu'il compose entièrement à l'exception de deux partitions co-signées ! Les paroles sont imprégnées de rage (toute proportion gardée pour l'époque), d'un souci de choquer, de déranger mais également de séduire, étrangement. Tous ces grands principes nous offrent de purs moments d'un heavy-rock à enseigner dans toutes les bonnes écoles de cette planète: une succession de riffs qui font mouche systématiquement(« Shout at the devil », « Looks that kill », « Red hot », « Bastard », pour ne citer qu'eux et surtout « Too young to fall in love », sans doute mon titre favori du Crüe ») au service de textes imprégnés de l'essence même de cette décennie.
- Le disque n'est donc au final qu'une succession de merveilles. Outre les perles précédemment citées, on retiendra « Red Hot » ultra punchy, et les deux titres concluant l'album.

Bref, vous l'aurez compris, MÖTLEY CRÜE entre définitivement au panthéon des groupes ayant pondu un album mythique. Tout dans ce « Shout at the devil » est consommable, sans aucune modération. Rien à jeter. On en redemande.
Je me lève, pouce levé: salut romain. Et les membres du Crüe qui me glissent à l'oreille « Fenryl, nous sommes tes pères »... MC est définitivement dangereux pour notre santé mentale...

Verdict: 5/5.


Conseil: Procurez-vous la version remasterisée contenant l'album original gavé de six inédits cette fois-ci ! Des gentillettes versions démo, amusantes pour connaître la genèse et l'évolution des offrandes précédemment décrites, on notera la présence d'un inédit « I will survive » (non, qui n'est pas la reprise du titre de qui-vous-savez), qui est sympathique mais qui ne collait pas avec l'unité qu'est au final SATD.

Surprise: SATD sera très rapidement certifié « disque de platine » (ça, ce n'est pas une surprise, je vous l'accorde !). Mais le succès sera de courte durée car dans le nuit du 12 Août 1984, Vince Neil est impliqué dans un accident de voiture. Ivre-mort au volant, il perd le contrôle de son véhicule et tue un ami présent à la place du passager... Il purge, à la suite de ce premier drame (qui en amènera bien d'autres...), trente jours de prison (réduit à dix-huit pour bonne conduite)... C'est le début des morts tragiques entourant l'histoire du groupe.

To be continued...

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   (2 chroniques)



- Vince Neil (chant)
- Mick Mars (guitare)
- Nikki Sixx (basse)
- Tommy Lee (batterie)


1. In The Beginning
2. Shout At The Devil
3. Looks That Kill
4. Bastard
5. God Bless The Children Of The Beast
6. Helter Skelter
7. Red Hot
8. Too Young To Fall In Love
9. Knock 'em Dead Kid
10. Ten Seconds To Love
11. Danger



             



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