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2012 Celebration Day
2015 Coda édition Deluxe
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- Membre : Robert Plant, Page - Plant
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LED ZEPPELIN - Remasters (1990)
Par DARK BEAGLE le 11 Novembre 2018          Consultée 2513 fois

De nos jours, quel intérêt de chroniquer ce "Remasters" alors que le groupe a sorti "Mothership" en 2007, ce qui le rend obsolète ? Parce que ce disque est historique. Il est le premier à sortir officiellement sous le nom de LED ZEPPELIN depuis "Coda" en 1982. Les reformations de 1985 pour le Live Aid et celle de 1988 pour les quarante ans, avec Jason Bonham derrière les fils, fils du regretté John n’auront été que ponctuelles et ici, il n’y a pas lieu d’un retour en fanfare du Dirigeable. Jimmy Page a juste voulu fournir une compilation digne de ce nom des années après les débuts fracassants de la formation, des années après une fin en demi-teinte. Combien d’entre vous ont connu LED ZEPPELIN avec ce "Remasters" ? Combien d’entre vous ont eu une bouffée de nostalgie en voyant cette pochette ?

Personnellement, mon parcours initiatique du Dirigeable a commencé avec le "II" ou le "IV", à peu près en même temps, entre un pote qui possédait l’un, mon beau-frère qui me prêtait l’autre. L’adolescence, avec "Whole Lotta Love" et "Stairway To Heaven" dans les oreilles, c’était quand même rendre le collège plus supportable. Puis je suis tombé sur ce disque, ce double CD à la jaquette superbe, qui représente tellement ce qu’est le groupe ! Ces cercles de culture avec l’ombre du Dirigeable de Plomb qui plane au-dessus, c’est tellement ça, Page n’aurait pas pu mieux trouver et à mon sens, il s’agit d’une des plus belles du groupe, une des plus parlantes avec la première, avec l’Hindenburg en flammes.

Et forcément, quand on est jeune, le premier disque semble le plus indiqué. Quand nous cherchons des sensations fortes (ok, ne me jugez pas !), il est le plus indiqué, centré comme il est sur les quatre premiers albums, les plus sauvages, les plus sexuels. Robert Plant ressemblait à un ange blond, animal et lubrique à la fois, Jimmy Page étant son pendant obscur. John Bonham était un cogneur-né, au jeu précis et brusque, qui frappait ses fûts et ses cymbales comme un sourd ou comme si demain ne devait pas exister tandis que John Paul Jones, son tandem à la basse, bien que discret, était un des éléments essentiels du groupe, le petit rouage qui permettait que tout tourne bien. Un peu comme QUEEN, le groupe fonctionnait sur ces quatre entités et ne semblait pas pouvoir exister autrement, ce qui expliquerait que jamais les reformations épisodiques ne débouchèrent sur plus.

Et commencer l’écoute des "Remasters" avec "Communication Breakdown", c’est la classe. Un morceau puissant, violent pour l’époque, avec un groupe qui est atteint par le feu sacré. La meilleure entame possible, assurément, qui fait montrer l’adrénaline dès les premières secondes. Il sonne comme un des actes de naissance possibles du Hard Rock, mais le genre a été engendré par une femme ayant connu bien des amants, et la lignée est difficile à définir. Puis difficile de ne pas être abasourdi par le superbe "Babe I’m Gonna Leave You", de ne pas être subjugué par le solo terrible de "Dazed And Confused". Avec ces trois morceaux, on comprend que le Hard Rock est né du Rock, par extension du Blues, et qu’il contient une sensibilité Folk absolument remarquable.

Tout le premier disque est une succession de grandes baffes telluriques ("Whole Lotta Love", "Heartbreaker", "Immigrant Song"…) et de compositions plus délicates, où les accents Folk se font très présents ("Ramble On", "Celebration Day", "The Battle Of Evermore"…), sans oublier la saveur des champs de coton (hum… Ok, on va dire que je n’ai rien écrit de tel) au travers des Blues souvent magnifiques, à l’image de "Since I’ve Been Loving You", électrique et épileptique à la fois, avec un Robert Plant littéralement habité. Chair de poule garantie. Et cela monte crescendo jusqu’à "Stairway To Heaven". Bien sûr, c’est l’évidence. QUEEN a "Bohemian Rhapsody", LED ZEPPELIN "Stairway To Heaven", le morceau que l’on cite immédiatement dès qu’on évoque le groupe. Un moment de poésie avec une montée en puissance irrésistible.

Et forcément, quand on est jeune, tout ça, c’est de la bombe (enfin, si vous aimez le style, parce que si vous ne jurez que par METALLICA ou IRON MAIDEN, ça va vite sembler bien mou). Aussi, quand on est gamin, le second disque est plus délicat à appréhender tellement l’ensemble paraît... Décousu ? Lent à mourir ? Il faut dire que le groupe avait laissé passer du temps entre le "IV" et "Houses Of The Holy" et les musiciens ont mis ce break à profit pour s’imprégner du goût du jour et pour faire évoluer leur style, explorant de nouvelles directions, à l’image de "D’yer Mak’er" qui est un Reggae complètement inattendu dans le répertoire du Dirigeable. Franchement, encore aujourd’hui je ne sais parfois pas quoi penser de ce morceau, l’aimant et le détestant à la fois même si je lui reconnais bien volontiers des qualités.

Mais là encore, des morceaux titillent l’oreille. "Kashmir", forcément, avec son ambiance orientale irrésistible qui aura fait école dans le genre. Puis le riff en acier trempé de "Achilles Last Stand" (je vous ai certainement déjà dit combien j’aime ce morceau), ainsi que l’ambiance plus sombre de "In The Evening" qui sait se montrer séduisant. Mais quand on est jeune, influençable, et en quête de choses qui tabassent (le prochain qui dit « ben fallait pas écouter LED ZEP’, je le fume. Sérieux.), la seconde partie de carrière du Dirigeable est bien plus difficile à appréhender. En fait, elle se mérite un peu plus et ça, c’est le gamin devenu adulte qui vous le dit. Et l’avis qui va suivre n’est pas récent, il est intervenu à un âge où les goûts s’affinent et où la compréhension de la musique devient plus affûtée. LED ZEPPELIN n’avait plus rien à prouver dans le domaine du Rock Dur et il pouvait se permettre de faire ce qui lui plaisait, pour repousser toujours plus ses limites, à défaut des limites du genre. Et le groupe était magnifique dans sa recherche mélodique.

Un des meilleurs exemples réside dans la chanson "No Quarter", qui rivalise sans peine avec "Stairway To Heaven", mais qui restera toujours dans l’ombre de cette dernière. Le groupe a tout compris ici et livre une prestation forte, riche émotionnellement, une émotion que l’on retrouvera souvent sur ce disque, à l’image de "All My Love", très justement sauvé de "In Through The Out Door", opus souvent mésestimé parce que moins foncièrement Hard Rock que ses grands frères. Des morceaux souvent assez longs, qui prennent le temps de se développer, réfléchis et qui demandent souvent plus d’une écoute pour délivrer leurs secrets.

Les plus assidus d’entre vous auront déjà remarqué que "Coda" n’est absolument pas représenté sur ces "Remasters" (ah oui, je n’ai pas précisé l’origine du nom de cette compilation. Jimmy Page a fait un très bon boulot de nettoyage et de remasterisation sur les bandes originales). Ce disque est constitué à la base de morceaux live, de titres écartés ainsi que quelques inédits, rien de bien transcendant, ni même de magique. Album hanté par l’absence de John Bonham, il est radicalement différent des autres, inconstant, partant dans tous les sens pour aller nulle part. Son absence de représentation n’est, au final, pas franchement étonnante, le reste propose l’essentiel, en faisant quelques impasses bien logiques (il faudrait un troisième disque sinon). Après, le but de cette compilation est de faire découvrir le groupe, nous approfondissons ou non, selon nos envies.

Et "Remasters" est forcément un disque générationnel. Ceux qui découvrent LED ZEPPELIN, ou qui approfondiront ce qu’ils connaissent du groupe avec "Mothership" auront le même genre d’affinité avec celui-ci que ceux qui ont été là à l’époque du "Remasters". C’est de la pure nostalgie et une nostalgie qui fonctionne toujours, des années après. Personnellement, même si cela fait des années que j’ai complété ma collection autour du groupe, je ressors souvent cette compilation quand je veux écouter du ZEPPELIN, autre que le "III" ou "Physical Graffiti". Et de plus en plus, c’est le second CD qui tourne, les goûts venant à s’affiner avec le temps. S’il ne vous en faut qu’un , celui-ci ou "Mothership" peuvent très bien faire l’affaire.

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- Robert Plant (chant, harmonica)
- Jimmy Page (guitare)
- John Paul Jones (basse, claviers)
- John Bonham (batterie)


- cd 1
1. Communication Breakdown
2. Babe I'm Gonna Leave You
3. Good Times Bad Times
4. Dazed And Confused
5. Whole Lotta Love
6. Heartbreaker
7. Rumble On
8. Immigrant Song
9. Celebration Day
10. Since I've Been Loving You
11. Black Dog
12. Rock And Roll
13. The Battle Of Evermore
14. Misty Mountain Hop
15. Stairway To Heaven
- cd 2
16. The Song Remains The Same
17. The Rain Song
18. D'yer Mak'er
19. No Quarter
20. Houses Of The Holy
21. Kashmir
22. Trampled Underfoot
23. Nobody's Fault But Mine
24. Achilles Last Stand
25. All My Love
26. In The Evening



             



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