Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  OEUVRE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1969 I
  Ii
1970 Iii
1971 Iv
1973 Houses Of The Holy
1975 Physical Graffiti
1976 Presence
  The Song Remains The Sam...
1979 In Through The Out Do...
1982 Coda
1997 Kashmir : Symphonic Led ...
2012 Celebration Day
2015 Coda édition Deluxe
2016 The Complete Bbc Session...
 

- Style : Whitesnake, Mountain, Montrose, Kingdom Come, The Vintage Caravan, Black Mirrors, Cream, Greta Van Fleet, Grand Funk Railroad, Rory Gallagher, Raveneye, Scorpion Child, The Black Crowes, Great White, Path Of Samsara, Heart, Tyler Bryant & The Shakedown
- Membre : Robert Plant, Page - Plant
- Style + Membre : Coverdale - Page, The Firm, The Yardbirds
 

 Site Officiel (395)
 Chaîne Youtube (348)

LED ZEPPELIN - Led Zep- Gloire Et Décadence Du Plus Grand Groupe Du Monde (2012)
Par DARK BEAGLE le 28 Février 2019          Consultée 2964 fois

Il existe de nombreux livres sur LED ZEPPELIN. Le groupe a exercé une grande fascination de la fin des années 60 au milieu des années 70 avant de se disloquer peu à peu, entretenant une légende noire parfois malgré lui, au travers de Peter Grant, son colosse de manager aux méthodes de gangster. À ce que l’on dit. Difficile parfois de trier le vrai du faux et dès qu’un livre essaye de rentrer plus en détail dans la machinerie du Dirigeable, de nombreuses informations sont à prendre avec des pincettes, surtout quand les sources ne sont pas suffisamment citées. Certains auteurs ne parlent que de l’évolution musicale d’un groupe qui aura été énorme en son temps et qui jouit aujourd’hui d’une aura particulière, d’autres vont aller plus loin. Barney Hoskyns va, quant à lui, compiler des vieux extraits d’interviews et surtout interroger tous les acteurs de l’époque, aussi bien les musiciens que leur entourage, afin d’établir une chronologie incroyablement riche et fournie des événements.

Et pour se faire, il ne s’intéresse pas qu’à LED ZEPPELIN, il va également fouiller le passé des musiciens, et évoquer de façon plus succincte l’après-Dirigeable. Il va notamment nous raconter la jeunesse de Page à travers de nombreux témoignages de ceux qui ont pu le côtoyer à l’époque ou à qui il aurait fait des confidences. On apprend ainsi que John Baldwin et lui étaient des petits génies de la musique. À l’âge de douze ans, le petit Jimmy écoeurait déjà les guitaristes plus âgés que lui qui jouaient du Skiffle, avant de tomber amoureux du Blues et passer à l’électrique avec le talent qu’on lui connaît. Baldwin – qu’il convient d’appeler John Paul Jones, son pseudo officiel, afin de rendre le tout plus compréhensible – et lui devinrent rapidement des musiciens de session très prisés dans le milieu. Pour Robert Plant et John Bonham, ils venaient des West Midlands, des environs de Wolverhampton et de Birmingham et percer n’était pas chose aisée dans ce coin plus rustre, comme aime à le préciser Dave Hill (SLADE).

De fil en aiguille, nous arrivons bien sûr aux YARDBIRDS, quand Jeff Beck a fait entrer Page en tant que bassiste mais en ayant une idée précise derrière la tête, à l’hégémonie de Peter Grant, qui vouait à Jimmy une considération qui devenait de plus en plus malsaine à mesure que le temps passait. Il lui était totalement dévoué et ce que Jimmy désirait, Jimmy l’avait. Nous revenons bien sûr de l’effervescence autour des deux premiers albums, des tournées gargantuesques aux États-Unis avec les groupies, toujours plus jeunes, qui commencent à apporter une part d’ombre sur le groupe, qui vont alimenter la légende noire à leur façon. Leurs témoignages sont parfois révoltants, surtout de nos jours où beaucoup de choses passeraient pour de la pédophilie et du harcèlement sexuel, voire de la prostitution.

Et cela continue, encore et encore. On assiste aux changements opérés par l’arrivée de la drogue dure avec l’explosion de la paranoïa de Page et Grant, l’éloignement de Jonesy et de Plant et surtout, de la série noire qui va s’abattre sur le chanteur, à commencer par son terrible accident de voiture à Rhodes jusqu’à la mort de son fils Karac. Autant d’éléments qui ont fait que le groupe est devenu plus sombre avec le temps, jusqu’à sa fin, prématurée, qui coïncide avec le décès de Bonham. Mais nous n’allons pas refaire l’histoire, elle est déjà assez connue. Mais ce qui rend ce livre absolument indispensable, pour le fan, c’est la foule de détails qui ne font pas qu’enjoliver la légende. Bien au contraire. Ils ramènent LED ZEPPELIN à une dimension tellement humaine que cela en devient effrayant. Parce qu’est-ce que le groupe au faîte de sa gloire sinon un rassemblement de camés qui faisaient des choses de plus en plus dangereuses et répréhensibles ?

Et tout ne va pas dans le même sens. Tous les avis ne convergent pas, certaines voix se font dissonantes. Les épouses de certains membres de l’entourage comme Gloria Grant ou Marylin Cole (femme de Richard Cole, leur tour-manager) sont parfois acerbes, désabusées, parce qu’elles ont été souvent lésées dans l’histoire, victimes du succès pour certaines, de la drogue pour d’autres. Benji Lefevre, un proche de Plant, semble également avoir un regard assez sombre par rapport à ce que fut l’industrie LED ZEPPELIN et Swan Song, leur label. La vision que les gens ont ou avaient de Bonham différait également, mais il apparaît vite, si la moitié des faits relatés sont vrais, qu’il était extrêmement dangereux pour lui-même et l’entourage du Dirigeable quand il était loin de sa famille ce qui le rend à la fois attendrissant, détestable et par moments, pathétique.

Et il ressort clairement que la surconsommation de drogues dures aurait été l’un des facteurs aggravants de la chute de LED ZEPPELIN. Les avis sont souvent unanimes : 1973, c’était déjà dur, mais c’était encore cool tandis qu’à partir de 1975, ça devenait très malsain. Et il est vrai qu’en approfondissant la lecture, nous découvrons que certains pétaient les plombs de plus en plus facilement et que la violence s’installait petit à petit dans le quotidien de LED ZEPPELIN, alors que Page, frustré de voir son pouvoir s’étioler par rapport à Robert Plant, sombrait de plus en plus dans la surconsommation, jusqu’à devenir l’ombre de lui-même. Et cela se voit également quand John Paul Jones témoigne. Le bassiste se montre enjoué quand on lui demande d’évoquer ses premières années de musicien de session, les premières heures du ZEP’ ou ce qui s’est passé après, mais toute la période de gloire ne semble pas lui avoir laissé de bons souvenirs et il se montre étrangement détaché des événements décris, comme s’il racontait un cauchemar…

Et le constat est étrangement schizophrène. Nous avons d’un côté la formation Rock la plus influente de sa décennie peut-être, l’une des plus grosses vendeuses de disque de tous les temps, qui provoquait l’hystérie partout où elle passait et de l’autre, le groupe qui s’enfermait dans une espèce d’autarcie selon la volonté de Page et Grant, qui se montrait inaccessible et dont le rythme de vie était tellement Rock’N’Roll qu’il est étonnant que trois des membres soient encore en vie à l’heure où j’écris ces lignes (dimanche 3 février 2019, 23h10). Et cette histoire est du coup incroyablement triste, lugubre et tragique. Ce que nous lisons là, c’est ce que devrait lire un réalisateur désirant faire un biopic sur LED ZEPPELIN : les personnages importants sont tous là, les rebondissements sont nombreux, il y a des choses drôles, d’autres révoltantes, des dernières sombres et désespérées. Icare n’a jamais été aussi bien choisi comme emblème de Swan Song. Il résume à lui seul la chute de LED ZEPPELIN et d’une partie de son entourage…

Si Barney Hoskyns semble démystifier le groupe, il le fait sans la moindre rancœur, sans trace d’animosité. Il sait, de par sa position de journaliste Rock, à quel point Jimmy Page est encore aujourd’hui insaisissable et Plant plus affable mais étrangement perché. Il aime le groupe et à travers ce travail de compilation ardu il lui rend hommage, cherchant dans de vieilles interviews des acteurs morts au moment de l’écriture de ce livre et d’entretiens réalisés sur des années entières, en plusieurs fois, pour établir une chronologie démesurée pour cette formation qui l’était tout autant. Son livre est une bible, qui permet de voir certains albums avec un regard nouveau, de comprendre certaines choses et de rester toujours aussi interloqué face au film The Song Remains The Same. Mieux qu’une simple biographie – connue – cet ouvrage nous raconte l’histoire de l’ombre. Celle qui aura réellement été déterminante pour LED ZEPPELIN.

A lire aussi en HARD ROCK par DARK BEAGLE :


KINGDOM COME
Hands Of Time (1991)
Lenny Wolf en solo




KINGDOM COME
In Your Face (1989)
Vous reprendrez bien une petite faciale ?


Marquez et partagez




 
   DARK BEAGLE

 
  N/A



- Barney Hoskyns (texte, compilation des interviews)


1. Préface
2. Les Voix De Ce Livre
- all Shook Up
3. Surbigloom Blues
4. La Confrérie Mystérieuse
5. Walking Into Stourbridge
6. La Zone Etrange
7. Happenings Fifty Years Time Ago
8. Tout Se Transformait En Or
- dans La Lumière
9. Tout Ce Que Veut Jimmy
10. La Traversée De L'atlantique
11. Comme Un Train De Marchandises Sous Stéroïdes
12. Every Inch Of My Love
13. Dans Les Monts Brumeux
14. Stairway To Headley
15. Heavy Friends
16. Trampled Under Foot
17. When I Look To The West
- des Temps Difficiles
18. Sortir Du Tourbillon De La Médiocrité
19. Almost Infamous
20. Invocation Of My Demon Brother
21. Foncer Vers La Tempête
22. Une Machine à Folie
23. Les Roundheads Et Les Cavaliers
24. Does Anyone Remember Laughter ?
25. Des Pôles Opposés
26. Dinosaurs Rule !
- wearing And Tearing
27. Ebranlés Par Le Choc
28. Le Chant Du Cygne
29. Jimmy'll Fix It
30. Sale Epoque Pour Les Queutards
31. Mighty Rearrangements
32. Ce Qui S'est Passé
33. Et Ce Qjui N'aurait Jamais Dû Se Passer



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod